Équipe de France masculine

Résumé Belgique-France : une première maîtrisée

Par Julien Guérineau|Il y a 1 jour
250827 Edf Poland Game Al 179
Pour son entrée en lice à l’EuroBasket, à Katowice (Pologne), les Bleus ont facilement disposé de la Belgique (92-64), surclassée du début à la fin du match.

Les fauves sont lâchés. Après une longue, si longue attente, l’Équipe de France a lancé sa compétition par une chaude journée d’été à Katowice. La matinée avait débuté par un paisible et champêtre réveil musculaire dans un parc aux abords de l’hôtel des équipes, un bon moyen de briser la routine. Les Bleus y sont apparus détendus, joueurs et connectés. Quelques heures plus tard, dans une salle désertée par les fans islandais et israéliens venus assister à la première rencontre, leur bras a longuement tremblé à longue distance. Des difficultés de réglages qui poursuivent les Tricolores depuis le début de la préparation (26,2% à trois-points), mis à part une agréable embellie contre la Grèce.

Un mal qui ne perturbait guère Frédéric Fauthoux lors de sa conférence de presse d’avant match. "On avait de mauvais pourcentages mais de bonnes positions de tirs en préparation. Je disais aux joueurs de ne pas s’inquiéter de ça… Le ballon est censé rentrer dans le panier." Un discours positif mais guère suivi d’effet. Un 0/7 au premier quart-temps a retardé la mise hors d’état de nuire d’une Belgique apparue rapidement dépassée athlétiquement et en souffrance pour trouver des espaces en attaque. Toute heureuse de voir les shoots français mourir sur le cercle, elle ne pouvait, en revanche contrôler ni les pénétrations, ni les rebonds. Ce n’était donc qu’une question de temps avant qu’elle n’explose face à l’agressivité de son adversaire et à Ses rotations nombreuses et efficaces. Alexandre Sarr et Sylvain Francisco prenaient le relais de Bilal Coulibaly et à la pause les 12 joueurs entrés en jeu avaient inscrit au minimum 2 points.

Une supériorité qui se traduisait par un avantage d’une quinzaine de points, seulement contestée par un duo intérieur bien connu en LNB Hans Vanwijn-Ismaël Bako. Insuffisant pour espérer réellement équilibrer les débats. Frédéric Fauthoux pouvait paisiblement distribuer les temps de jeu et tour à tour, un Bleu ou un autre se mettait en valeur. Un dunk ligne de fond de Zaccharie Risacher, un hook de Mouhammadou Jaiteh, un slalom d’Elie Okobo, sans le zèle des hommes en gris, le chronomètre et la soirée auraient pu filer encore plus vite, son issue ne faisant aucun doute (49-70).

La France, qui ne jouera pas vendredi, enchaînera sur deux rencontres samedi et dimanche, qui détermineront sans doute sa place dans le groupe. Avant de croiser Luka Doncic, elle a livré une partition sérieuse en dehors de quelques instants de flottement, comme au début du quatrième quart-temps, le staff technique coupant court un 0-8 belge sans aucune conséquence (de 70-43 à 70-51). Nadir Hifi, en mode scoreur pressé (10 points en 10 minutes), relançait une machine qui, cette fois, tournait à plein régime, y compris de loin. Les dernières minutes s'égrenaient tranquillement pour conclure un premier acte sans frayeur.