Équipe de France masculine

Suède-France : sortis du piège

Par Julien Guérineau|Aujourd'hui
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Bousculée par la Suède pendant toute la rencontre, l'Équipe de France a fait la différence dans les cinq dernières minutes (84-69) et conclut un été en pente douce qui l'a vu signer un parfait 4/4 lors des qualifications à la Coupe du Monde.

Comme dans toutes les salles où il passe, Victor Wembanyama provoque de légers mouvements de foule dès son apparition sur le parquet. Pour son échauffement, des dizaines de fans suédois se sont agglutinés au bord du terrain pour apercevoir la superstar NBA. Dans un pays de hockey et dans une Avicii Arena plus habituée à sa configuration en patinoire, la venue des Bleus a suscité un spectaculaire engouement et une belle marée jaune a accompagné les hommes de Mikko Riipinen.

Privée en dernière minute de Rudy Gobert, préservé par mesure de précaution du fait d’une légère gêne musculaire, l’Équipe de France aura usé et abusé du tir à trois-points pour ouvrir les débats. Les Suédois, bien décidés à fermer l’accès au cercle, ont assisté avec soulagement à un arrosage en règle lors du premier acte. 13 des 17 premiers tirs tricolores ont ainsi manqué leur cible, alors qu’en face, l’ennemi public numéro un, Pelle Larsson, restait pleinement dans ses récents standards (10 pts). Résultat des courses un déficit de sept longueurs (14-21), légèrement réduit par quelques ballons volés offrant de salutaires paniers faciles. 

L’entrée de Maxime Raynaud fluidifiait cependant le jeu offensif, avec une plus grande alternance. Mais de l’autre côté du terrain, les Bleus ne parvenaient pas à ralentir le big three scandinave Gaddefors-Larsson-Hakanson, auteur de 31 des 38 premiers points de leur équipe, avec un Larsson abonné à la ligne des lancers-francs. Depuis trois rencontres, la France affiche un faible 26,6% de réussite à longue distance. Leurs hôtes du soir l’ont donc invitée à poursuivre dans l’exercice. Tactique payante avec un terrible 3/19 à la pause et une gabegie qui se retrouvait sur la ligne de réparation (5/12). Dans ces conditions, rejoindre les vestiaires à égalité constituait un moindre mal (38-38).

Si l’intensité défensive montait d’un cran dans le troisième quart-temps, l’attaque ressemblait à un disque rayé avec deux paniers inscrits en cinq minutes et des shoots primés se refusant inlassablement au cercle. C’est finalement Matthew Strazel qui faisait sauter le verrou avec 11 points et une passe décisive lors d’un enchaînement bienvenu, alors que la gâchette Hakanson réglait aussi la mire.

Le duel continuait d'être totalement indécis et c'est comme souvent sur le banc que Frédéric Fauthoux trouvait les solutions. Raynaud poursuivait méthodiquement ses finitions sur short-roll et Joël Ayayi donnait d'excellentes minutes sur les lignes arrières. C'est cependant Jaylen Hoard qui se chargeait d'enterrer les espoirs suédois. Laissé totalement seul à longue distance, il sanctionnait à deux reprises cette option pour donner de l'air aux Bleus (75-66).

Avec une septième victoire en huit matches, le Qatar et la Coupe du Monde n'ont jamais été aussi proches.