Ta dernière sélection en Bleu remonte au Tournoi de Qualification Olympique (TQO) de Utsunomiya. Depuis ce sont deux saisons particulières qui viennent de s’écouler pour toi. Comment les as-tu vécues ?
Ça a été deux années très spéciales, entrecoupées de blessures. J’ai aussi vécu les Jeux olympiques… mais depuis les tribunes, à cause d’une blessure qui m’a privé de la préparation. Forcément, ça a été une grosse déception. Mais ces moments difficiles m’ont aussi aidé à réfléchir, à savoir ce que je voulais vraiment. J’ai rebondi avec un nouveau projet chez moi à Bordeaux, où j’ai retrouvé des sensations, du plaisir et une forme physique optimale. Aujourd’hui, je suis heureux d’avoir pu me redonner l’opportunité de rejouer pour l’Équipe de France. Porter ce maillot reste toujours une fierté.
Est-ce que cette nouvelle sélection a une saveur différente pour toi ?
Oui, forcément. L’Équipe de France n’appartient à personne, tout dépend des dynamiques du moment. Moi, j’arrive avec un état d’esprit positif, de la confiance, et l’envie d’apporter au groupe. C’est un peu comme un nouveau départ, avec beaucoup d’excitation. Mon objectif, c’est de tout donner pour qu’on aille chercher un résultat lors de cette Coupe d’Europe.
Lors de ces trois dernières compétitions, les résultats n’ont pas toujours été au rendez-vous pour l’Équipe de France. Est-ce que cela ajoute une forme de pression supplémentaire ?
On a ça en tête, bien sûr. Porter le maillot de l’Équipe de France, c’est viser l’excellence. Mais je ne parlerais pas de pression. On a le temps de travailler ensemble, de prendre nos repères et de construire une identité collective solide.
Ton été a été très chargé avec Bordeaux. Comment te sens-tu physiquement ?
Ça a été un été intense, entre le World Tour, le circuit français et des étapes internationales. Peu de week-ends de repos, mais c’était nécessaire pour construire le projet. Aujourd’hui, je me sens bien physiquement, en confiance dans mon corps. Après mes blessures, ça fait du bien de retrouver cette forme. C’est une source d’excitation supplémentaire, que ce soit avec Bordeaux ou avec l’équipe de France.
Ton coéquipier bordelais Emmanuel Monceau figure également dans la pré-sélection. Une fierté pour vous deux ?
Pour lui, c’est une belle récompense de son travail et de son investissement dans le 3x3. Pour notre structure, c’est aussi une vraie fierté : avoir déjà deux joueurs appelés en Bleu sur une compétition internationale, si tôt dans le projet, ça montre qu’on avance dans la bonne direction. Maintenant, il faudra transformer ça en résultats pour continuer à exister au haut niveau.
À quoi doit-on s’attendre pour cette Coupe d’Europe ?
En 3x3, il n’y a plus de matchs faciles. De plus en plus de nations ont mis en place de vraies politiques de performance et forment des joueurs spécialisés. L’Europe est particulièrement dense, ce qui rend la Coupe d’Europe très relevée. On sait qu’il faudra être prêts, tactiquement et mentalement, pour espérer aller loin.
Retrouvez le programme et les résultats de la Coupe d'Europe en cliquant ici
Suivez la Coupe d’Europe en direct sur lequipe.fr/tv et sur La Chaîne l’Equipe