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Amicale des Internationaux

3 questions à ...

09/06/2011
Régulièrement l'Amicale des Internationaux proposera sur son site internet de petites interviews d'anciens joueurs ou joueuses, entraineurs ou même dirigeants, l'occasion de revivre quelques anecdotes et grands moments qui ont marqué notre sport. L'emblématique entraîneur de Berck (1967-1976) et de l'Equipe de France (1985-1988), Jean Galle.

JEAN GALLE
Né le 17 mars 1936 à Calais

Parcours d'entraîneur
1957-1966 : Joueur-entraîneur au BAC Calais, US Dunkerque, Grand-Fort-Philippe
1967-1976 : AS Berck (Nationale 1) - Champion de France 1973 et 1974
1976-1981 : Caen BC (Nationale 1)
1981-1983 : Mulhouse (Nationale 1)
1983-1987 : Vichy (Nationale 1)
1985-1988 : France Équipe de France (31v-31d)
1987-1989 : Cholet Basket (N 1 A) - Elu entraîneur de l'année 1988
1989-1995 : Gravelines (N 1 A et Pro A)
1995-1997 : Cholet Basket (Pro A)

Quel est votre meilleur souvenir international ?
La victoire de l’équipe de France sur la Yougoslavie, la grande, l’immense équipe, avec Petrovic, Divac, etc… au tournoi de Paris à Coubertin en 1986 ou 1987 (décembre 1986, NDLR) 111 à 105, avec un match dans le match surréaliste, un concours de shoots à 3 points, dans toutes les positions et à toutes les distances, entre Hervé Dubuisson et Drazen Petrovic, respectivement 33 et 38 points…
Mais je place presque à égalité le premier titre de l’AS Berck, en 1973, au palais des sports de Lyon, devant 10.000 spectateurs. Pas international, mais tellement fort…

Le  pire ?
Le Championnat du Monde 1986 en Espagne, à Saragosse et à Madrid. L’Equipe de France avait perdu de 4 points contre l’Espagne, mais battu le Brésil.
Le lendemain, dans un match que l’Espagne a gagné de 40 points contre le Panama, Diaz Miguel, le manageur Espagnol, laisse ses meilleurs joueurs sur le terrain, et la vedette de l’équipe, San Epifanio, se blesse.
Deux jours plus tard, le Brésil bat l’Espagne, les deux équipes se qualifient pour le tour suivant et on se retrouve 13e au final. J’en ai pleuré… et j’en ai voulu pendant des années à Diaz Miguel d’avoir laissé "Epi" sur le terrain.
Autre très forte déception, la finale du tournoi des As au Mans contre Mulhouse, avec Cholet : on mène pendant 39 minutes et 48 secondes, et un panier de Davis à 12 secondes de la fin nous fait perdre le match, et le tournoi, 82-80.

Le plus insolite, ou le plus drôle ?
Les matchs Berck-ASVEL ont toujours été très forts, très chauds, très motivants. Ces souvenirs ne sont ni vraiment drôles ni vraiment insolites, mais ils restent très forts.

Jean-Marie Jouaret

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