Equipe de France masculine | FFBB

Equipe de France masculine

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M’Baye, toujours prêt

Corps: 

6 minutes sans marquer contre l’Allemagne. 11 face à la Hongrie. Et deux rencontres sans rentrer en jeu contre la Lituanie et la Bosnie. Hier titulaire au poste 4, Amath M’Baye a dû faire avec un nouveau rôle depuis le début de l’EuroBasket, entre la montée en puissance de Guerschon Yabusele et la fréquente utilisation de Vincent Poirier comme ailier-fort. Avec l'obligation de savoir produire lorsque les circonstances l'exigent, comme ce fut le cas contre les champions d'Europe en titre. "C’est la première fois que ça m’arrive et je ne savais pas que j’en serais capable. Je suis content de découvrir que oui. Cela fait 10 ans que je suis professionnel et j’essaye de l’être dans les attitudes et les comportements", glissait-il sobrement, après avoir livré 34 minutes d’excellente facture comme titulaire contre la Slovénie (16 pts, 4 rbds, 5 pds). Un apport salué par son entraîneur, Vincent Collet, ravi de constater qu’il pouvait compter, sur son banc, sur des joueurs capables à tout moment d’apporter leur pierre à l’édifice.

Le Bordelais est cependant sorti "frustré" de son match après avoir assisté, aux premières loges, au show Luka Doncic : "Il fait partie des superstars du basket dans le Monde. Soir après soir il montre pourquoi. C’était impressionnant. Après il y a pas mal de choses qu’on aurait pu mieux faire pour sortir le ballon de ses mains, forcer ses coéquipiers à produire un peu plus." Et sans doute compter sur des décisions d’arbitrage plus cohérentes et qu’il prendra soin de ne pas commenter outre mesure. "Je ne sais pas comment ça se passe ici et s’ils peuvent mettre des amendes si je dis n’importe quoi. Mais on va juste dire que je ne suis pas très fan."

Mercredi, l’Equipe de France a perdu une rencontre et la deuxième place de la poule B. Mais elle a sans aucun doute livré sa meilleure prestation depuis le début de la compétition. Un état d’esprit, de l’intensité et de la fluidité en attaque qu'il faudra conserver lors de la phase finale. "On a joué contre une grande équipe. Et on a joué comme une grande équipe", soulignait Vincent Collet. "Le basket est fantastique et il l’est encore plus quand les joueurs peuvent décider du match. En 13 ans de compétition internationale je n’avais vu ça. J’ai toujours pensé qu’il ne fallait pas s’occuper de l’arbitrage. Mais là ce n’est plus possible." Empêtrée dans une guerre sans fin avec l’Euroleague, la FIBA récupère l’été les stars mondiales qu’elle ne peut mettre en avant lors de ses fenêtres. Mais laisse à la maison les meilleurs arbitres du Continent alignés sur la compétition reine. Un sujet brûlant qui occupe trop souvent les conférences de presse d’après match.

La problématique ne sera, quoi qu’il arrive, pas réglée avant d’arriver à Berlin. L’Equipe de France s’y déplacera jeudi matin, aux aurores, pour préparer son huitième de finale face à la Turquie samedi. Un adversaire qu’Amath M’Baye connaît bien, lui qui évolue depuis trois ans au Pinar Karsiyaka et portera, à la rentrée, les couleurs de l’Anadolu Efes Istanbul : "Ça me fait plaisir. Je vais jouer contre mon coach de la saison prochaine. J’espère pouvoir gagner pour venir à l’entraînement et lui casser les couilles tous les jours."

Surtitre: 
TEAM FRANCE BASKET - EUROBASKET 2022
Auteur: 
Julien Guérineau
Date d’écriture: 
Mercredi, 7. Septembre 2022
Vignette: 
Chapeau: 
Relégué au bout du banc depuis le début de l’EuroBasket, Amath M’Baye a livré une solide prestation comme titulaire pour pallier l’absence de Guerschon Yabusele.
crédit: 
Bellenger/IS/FFBB
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Tombés au combat

Corps: 
Un an après avoir perdu dès le match d’ouverture de l’EuroBasket, l’Equipe de France a connu le même sort à l’occasion de la Coupe du Monde. Mais si la rencontre de 2013 contre l’Allemagne avait suscité bien des inquiétudes, la prestation face à une équipe d’un tout autre standing, le Brésil, impose une toute autre lecture. "Mes sentiments sont mitigés", admettait ainsi Vincent Collet. "Je considère que tous les joueurs ont été dans l’esprit au niveau de l’investissement défensif. Mais c’est une équipe encore jeune et tout est important dans ce type de match : un ballon qui traîne, un ballon qu’on égare, peuvent faire la différence." Un ballon qui tourne autour du cercle également, comme celui sur le tir du poste de Thomas Heurtel qui aurait pu réduire l’écart à deux points à 50 secondes du buzzer. Dos au mur les Bleus ont alors joué la carte des fautes et sont finalement venus mourir à deux unités, un écart qui pourrait avoir son importance en cas d’égalité entre plusieurs équipes à l’heure des comptes.
 
Mais les calculs sont très éloignés des esprits du staff tricolore, qui voudra avant tout retenir quelques points positifs dans ce match. Le premier quart-temps aura par exemple été une belle illustration de l’efficacité à laquelle peuvent prétendre les Bleus lorsqu’ils font vivre la balle autour de leur plaque tournante, Boris Diaw. "La deuxième faute de Boris a d’ailleurs été un élément important du match", regrettait Vincent Collet. "Je ne pouvais pas faire autrement que de le protéger. Il m’a fallu le coacher alors que nous dominions. S’il avait plus joué nous aurions pu tirer un plus grand avantage de notre bon premier quart-temps." Le 18-11 des dix minutes initiales n’a pas duré et la France, plus statique, a été perturbée par l’agressivité défensive des Brésiliens. "Face à une équipe qui a des grands dessous, qui connaît ses rotations et qui est présente dans les aides, il faut les faire bouger beaucoup plus", pointait du doigt Boris Diaw. "Nous aurions pu pousser un peu plus le ballon mais cela part d’un rebond propre et ça n’a pas été le cas car ils mettent beaucoup de pression ce qui gêne les sorties", analysait Rudy Gobert, convaincant lors du premier acte.


 
Le pivot du Jazz, comme ses collègues du secteur intérieur, a en effet livré un combat courageux face à la triplette Varejao-Nene-Splitter. Au final ce trio NBA pointe à 19 points à 8/20 aux tirs même si à la longue, leur puissance s’est ressentie dans la conquête des rebonds offensifs. "Nous avons plutôt fait un bon boulot sur leurs grands puisque pas un ne met 10 points", estimait Gobert. "Mais dès que tu te relâches, tu es puni. Ils sont plus costauds et ils ont vite fait de te mettre un coup d’épaule pour te dégager." "J’avais espéré ne pas concéder plus d’une petite dizaine de rebonds offensifs. 16 c’est trop", remarquait de son côté Vincent Collet, frustré de constater que plusieurs stops défensifs accouchaient finalement de deuxièmes chances qui s’avèreront fatales. Des rebonds et la maîtrise du meneur du Barça Marcelinho Huertas, auteur de 11 points dans le dernier quart-temps.
 
Battus par un adversaire direct dans la course à la deuxième place de la poule derrière l’épouvantail espagnol, les Bleus doivent immédiatement se projeter sur leur rendez-vous avec la Serbie, très facile contre l’Egypte (85-64). "On n’a pas le temps de gamberger même si la défaite fait mal : on joue à 15h30", soulignait le sage Florent Pietrus tandis que Nicolas Batum souhaitait voir ses coéquipiers afficher un visage tout aussi combattif demain : "Ça n’affecte pas le moral mais ça énerve de perdre de deux points. Il faudra avoir la même envie et la même hargne demain tout en gommant quelques erreurs." Contre une équipe qui dominé la France l’an passé à l’Euro et il y a quelques jours en préparation, Vincent Collet attend de ses joueurs un niveau d’exigence encore plus élevé : "Nous avons été mauvais contre eux à Pau. Nous verrons si nous avons appris de cette leçon."
 
Surtitre: 
Coupe du Monde FIBA 2014
Auteur: 
Julien Guérineau (à Grenade)
Date d’écriture: 
Samedi, 30. Août 2014
Vignette: 
Chapeau: 
Face à un candidat au podium l’Equipe de France a échoué d’un souffle lors du match d’ouverture de la Coupe du Monde (63-65). Après un superbe premier quart-temps la puissance du Brésil, au rebond offensif notamment, a fini par peser sur les débats.
crédit: 
Bellenger/IS/FFBB

"Sur le papier ils nous sont supérieurs"

Corps: 
Quelle est votre réaction au forfait de Ian Mahinmi ?
 
Ce n’est jamais une bonne nouvelle car même si le joueur qu’on rappelle a fait une partie de la préparation il va falloir qu’il se remette dans le bain. Kim est arrivé hier soir et n’a pas pu s’entraîner avec nous. Donc s’il sera dans les 12 on ne compte pas trop sur lui pour le premier match. Cela modifie quelque peu la hiérarchie d’équipe. Lors de ces derniers matches, nous avons observé, regardé, hésité entre Ian et Rudy Gobert pour débuter les matches. Cette blessure va responsabiliser un peu plus Joffrey Lauvergne et Rudy. Rudy est un jeune joueur qui manque cruellement d’expérience et qui a peu joué en NBA. Nous avons le souci de le rendre efficace, rentable. On pensait que ce serait sur des périodes plutôt courtes et par la force des choses nous allons devoir les allonger. Je veux avoir une pensée pour Ian Mahinmi qui est venu quand nous étions dans la difficulté. Il est arrivé hors de forme et a beaucoup travaillé pour retrouver son niveau. Ian était effondré d’avoir à prendre cette décision.
 
Son forfait sera-t-il particulièrement pénalisant contre le Brésil, très puissant dans le secteur intérieur ?
 
Lors du dernier match contre l’Australie Ian avait donné dix bonnes minutes où il avait apporté sa puissance, son volume physique et impacté Aaron Baynes. Aujourd’hui nous allons devoir répondre au défi imposé par les Brésiliens. Le jeu intérieur est leur point fort évident. La bataille du rebond sera capitale. Leur pilonnage intérieur est facteur de fautes et avoir un pivot en moins peut être problématique sur ce type de match.
 
Le tableau de cette Coupe du Monde semble déséquilibré…
 
Sur le papier notre groupe est fort et celui avec lequel nous allons croiser l’est également. Le huitième de finale sera donc compliqué. Ensuite, par rapport aux éventuels croisements en quarts de finale, si on considère que l’Espagne a toutes les chances de finir à la première place, il vaut mieux ne pas finir troisième de la poule. Mais notre calendrier ne nous permettra pas d’être dans la position des calculateurs. En ouvrant le tournoi contre le Brésil et la Serbie, nous n’avons qu’une chose à penser : les battre pour pouvoir choisir entre la première et la deuxième place. Mais je veux surtout penser à la qualification en huitièmes. Le passé a montré que l’Equipe de France n’avait pas beaucoup de marge face à des adversaires réputés plus faibles. On connaît peu l’Egypte et l’Iran. L’autre élément à prendre en compte c’est que la Serbie me semble forte. Elle nous a dominés en préparation. Si nous n’avions pas Boris Diaw, ils jouaient sans Nenad Krstic et Milos Teodosic. C’est un des outsiders du tournoi. Quant au Brésil il a l’avantage de venir avec ses meilleurs joueurs. Nous l’avons vu jouer plus que tous nos autres adversaires. Sur le papier ils nous sont légèrement supérieurs. Mais c’est un match d’ouverture et à nous d’en profiter pour créer une petite surprise.
Surtitre: 
Coupe du Monde FIBA 2014
Auteur: 
Julien Guérineau (à Grenade)
Date d’écriture: 
Samedi, 30. Août 2014
Vignette: 
Chapeau: 
L'Equipe de France débute sa Coupe du Monde ce soir à 18h00 face au Brésil (en direct sur Canal+ Sport). Une rencontre déjà décisive dans la perspective d'obtenir le meilleur classement possible avant les huitièmes de finale.
crédit: 
Bellenger/IS/FFBB

"En 2010 j’étais spectateur"

Corps: 
Quel sentiment prédomine à quelques heures du début de la Coupe du Monde ?
 
L’impatience. Cela fait longtemps que la préparation a débuté et maintenant on veut vraiment commencer. On veut connaître une montée d’adrénaline. On veut qu’il se passe quelque chose pour briser la routine. On a la chance de faire un métier où aucun match ne se ressemble, où il y a des nouveautés souvent et en Equipe de France, tout est très cadré, minuté. Les sportifs professionnels ne sont pas spécialement fans de ça… moi le premier. Tu n’es pas chez toi et donc il faut trouver des occupations ou être blindé au niveau séries et films sur ton ordinateur.
 
Et qu’avez-vous trouvé ?
 
Nous sommes allés acheter 5 Nintendo DS dans un magasin à côté. Tout le monde se met en ligne pour jouer. J’en profite aussi pour faire des choses que je fais moins d’habitude et beaucoup parler. On passe plus de temps à table à échanger sur des sujets souvent éloignés du basket. C’est très sympa surtout que ce sont des joueurs que tu verras très peu pendant la saison. Je prends ma dose. Ce matin par exemple j’ai passé du temps à discuter avec notre intendant, Théo Souman, que j’avais connu avec les 20 ans et moins en 2009 : de sa femme, de ses enfants, sa vie à Paris. Des choses simples.
 
Le vieux cliché du groupe qui vit bien est-il une réalité ?
 
Le plus important c’est d’avoir des résultats sur le terrain. C’est ce que les gens vont retenir. Tu peux avoir une équipe qui vit très bien, si elle se rate, on va entendre que les mecs n’ont pas mouillé le maillot. Mais bien s’entendre avec des coéquipiers que tu côtoies non stop, c’est important. En club, s’il y a un problème, tu vas à l’entraînement, tu fais ton travail et tu rentres chez toi. En Equipe de France ça serait compliqué s’il n’y avait pas cette entente.
 
Il y a 4 ans vous vous apprêtiez à débuter en sélection au Mondial 2010. A quel point les choses sont-elles différentes aujourd’hui ? 
 
J’avais trop pris comme une fin en soi d’être retenu pour le Mondial. Participer à la compétition c’était un truc incroyable. J’étais émerveillé par les salles, je regardais Navarro passer : wouahh ! Pas impressionné mais content d’y être. Je me faisais tout petit. Spectateur de la chose. Aujourd’hui je me sens investi d’une mission, même si je sais qu’elle ne sera pas forcément énorme. Donc je serai prêt pour amener ma pierre à l’édifice.
 
Surtitre: 
Coupe du Monde FIBA 2014
Auteur: 
Julien Guérineau (à Grenade)
Date d’écriture: 
Samedi, 30. Août 2014
Vignette: 
Chapeau: 
Quatre ans après son dernier passage chez les Bleus, Edwin Jackson retrouve l'équipe nationale, à nouveau dans le cadre de la Coupe du Monde. Mais cette fois, le meilleur marqueur de la Pro A veut changer son approche du tournoi.
crédit: 
Bereflex/FFBB

"Je n’ai pas de raison d’être content"

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L’ennui commence en général à se faire sentir à quelques heures d’une grande compétition. Qu’en est-il ?
 
On s’est tous acheté des DS pour jouer à Mario Kart en réseau. Mais je confirme, on se fait chier…
 
Pouvez-vous comparer l’excitation avant de débuter une Coupe du Monde à celle que vous ressentiez dans les compétition de jeunes ?
 
Dans les premières compétitions tu es comme un fou. Un gamin. Tu veux avoir ton maillot ! En A tu sais à quoi t’attendre et tu es là pour gagner.
 
Avez-vous beaucoup travaillé sur le Brésil depuis quelques jours ?
 
On a effectivement bien étudié leur jeu à la vidéo. On a commencé il y a deux jours et ça sera encore le cas aujourd’hui. Après on sait bien ce qu’ils vont faire : mettre la balle à l’intérieur sur Nene et Splitter et jouer le pick n’roll dans l’axe. On se concentre surtout sur nous. Des ajustements peuvent être faits mais ça ne bouleversera pas les grandes lignes de ton jeu.
 
Comment jugez-vous vos prestations lors de la préparation (5,9 pts à 40,0% en 13 minutes) ?
 
Des hauts et des bas… Le tournoi de Strasbourg ? Je ne sais pas trop quoi en penser mais je laisse tout ça derrière moi. J’apprends tous les jours dans un groupe nouveau avec un coach qui me demande des choses différentes et avec un statut que je n’avais jamais connu en Equipe de France.
 
Est-ce comparable avec le statut d’un rookie en NBA ?
 
Non… En club tu as le temps de travailler, de faire des erreurs. En équipe nationale tu n’a pas le temps. Quand je suis drafté en 20, les Nuggets savent que je ne vais pas leur apporter 20 points par match. Le GM va rechercher le juste milieu entre gagner et faire travailler le jeune. Ici on n’est pas là pour progresser mais pour gagner. C’est une Coupe du Monde. En NBA tu as 82 matches, pas de montées, pas de descentes. Il faut que je trouve comment aider l’Equipe de France. Ce n’est pas une question d’âge, c’est une question d’état d’esprit : rester positif et dans ce que veulent le coach et les leaders.
 
21 ans et déjà retenu pour une Coupe du Monde. Cela n’a pas l’air de vous émouvoir…
 
Je n’ai pas de raison d’être content… C’est bien de faire partie du groupe France mais si on finit 8e, je serais dégoûté. Par contre le jour où on aura une médaille je te dirais que je suis le plus heureux du Monde.
 
Surtitre: 
Coupe du Monde FIBA 2014
Auteur: 
Julien Guérineau (à Grenade)
Date d’écriture: 
Vendredi, 29. Août 2014
Vignette: 
Chapeau: 
A 21 ans, Evan Fournier est le benjamin de l’Equipe de France et dispute déjà une Coupe du Monde. Mais le joueur du Magic est ambitieux et ne veut pas se satisfaire de cette première réussite.
crédit: 
Bellenger/IS/FFBB

"Pas facile à avaler"

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Lésion du bourrelet glénoïdien de l’épaule gauche. Un faux mouvement a ravivé une pathologie ancienne pour Ian Mahinmi jeudi à l’entraînement et après un échange entre les staffs médicaux de l’Equipe de France et des Indiana Pacers, le forfait s’est imposé pour le pivot des Bleus. Des examens complémentaires permettront de déterminer la durée de l’indisponibilité, même si le médecin de l’Equipe de France, Serge Petuya, a évoqué une absence potentielle de 2 à 3 mois.
 
Dans quelles circonstances vous êtes-vous blessé ?
 
Je ne peux pas encore rentrer dans les détails mais j’ai une instabilité à l’épaule qui s’est refait sentir sur les deux dernières journées d’entraînement et plus particulièrement hier. Les examens n’ont pas été bons et nous avons décidé de stopper l’aventure. La blessure m’empêche de jouer. L’épaule se déboîte, se remboîte… Les risques sont donc élevés. Pour ma santé il est mieux de m’arrêter. Ensuite ma franchise était en droit de demander des examens encore plus poussés pour déterminer comment soigner et déterminer les délais de retour.
 
S’agit-il d’une blessure ancienne ?
 
Tout à fait. La blessure a été contractée avant les playoffs. Mais ça ne m’avait pas empêché de jouer. Je n’ai pas raté un entraînement ni un match.
 
Quelle a été votre réaction à l’annonce du sérieux de la blessure et donc de votre forfait ?
 
Cela m’a touché. Comme tout le monde le sait je suis revenu au sein de l’Equipe de France par la petite porte. Je voulais aider l’équipe suite aux blessures de certains et aux absences d’autres. Ce n’est pas facile à avaler le fait de ne pas jouer la Coupe du Monde à la veille du début de la compétition. Je n’ai pas passé une très bonne nuit mais ce sont des choses qui arrivent dans la vie d’un athlète de haut niveau.
 
Que retiendrez-vous de votre retour en Equipe de France ?
 
Que du positif. La sélection m’avait manqué. Ce passage m’a redonné l’envie de goûter à ce genre d’aventure dans l’avenir. Je commençais à me sentir mieux physiquement et forcément j’ai un sentiment d’inachevé.
Surtitre: 
Coupe du Monde FIBA 2014
Auteur: 
Julien Guérineau (à Grenade)
Date d’écriture: 
Vendredi, 29. Août 2014
Vignette: 
Chapeau: 
A la veille du début de la Coupe du Monde FIBA 2014, Ian Mahinmi, est revenu en conférence de presse sur la blessure qui va le priver de la compétition.
crédit: 
Bellenger/IS/FFBB

Mahinmi forfait, Tillie rappelé

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Victime d’un faux mouvement lors de l’entraînement de jeudi matin, Ian Mahinmi a ressenti une vive douleur à l’épaule gauche, l’empêchant de poursuivre la séance.

Le joueur a passé une IRM dans l’après-midi qui a révélé une lésion incompatible avec la poursuite d’une activité sportive.

Ian Mahinmi est donc forfait pour la Coupe du Monde 2014.

Le staff de l’Equipe de France a décidé de rappeler Kim Tillie qui a participé à 4 rencontres de préparation cet été. Il arrivera à Grenade vendredi dans l’après-midi.

Surtitre: 
Coupe du Monde FIBA 2014
Date d’écriture: 
Jeudi, 28. Août 2014
Vignette: 
Chapeau: 
Touché à l'épaule gauche, Ian Mahinmi (2,11 m, 27 ans) doit renoncer à la Coupe du Monde. Kim Tillie (2,11 m, 26 ans), actuellement en préparation avec son club de Vitoria, rejoindra l'Equipe de France ce vendredi, à la veille du début de la compétition.
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Bellenger / is / FFBB

Preview France-Australie : cote d’alerte

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Le staff de l’Équipe de France était aux premières loges vendredi, en fin d’après-midi, pour jauger l’Australie, l’équipe qui va conclure son programme de préparation, contre Porto-Rico. Les Boomers ont impressionné (90-75), comme ils l’avaient fait il y a quelques jours à Abu Dhabi face à Team USA (défaite 94-98) puis la Serbie (victoire 84-73). Le collectif des médaillés de bronze à Tokyo, leur première médaille internationale, semble particulièrement au point avec comme leader le nouveau meneur des Chicago Bulls, Josh Giddey et l’éternel Patty Mills (15 saisons NBA). Les rôles sont parfaitement répartis pour le groupe de Brian Goorjian qui a fait des choix forts dans sa sélection, en laissant à la maison Matisse Thybulle, élément important de la rotation des Blazers.

"Ça ne sera pas moins difficile", a prévenu Vincent Collet à peine sorti de la rencontre face au Canada. Une nouvelle défaite, la troisième consécutive, qui a de nouveau mis les Bleus face à leurs insuffisances, notamment dans le scoring extérieur. "Offensivement on a des solutions qui sont limitées. Je trouve qu’on a progressé mais nous n’avons pas la constance sur la durée d’un match. Quand ils ne savent plus trop quoi faire, les Canadiens ont cette chance de pouvoir se remettre à Gilgeous-Alexander ou Nembhard."

Avec un calendrier de préparation construit autour d’un niveau d’opposition XXL, l’entraîneur tricolore avait très tôt annoncé ne pas avoir peur de perdre des matches. Il est servi. Mais à moins d’une semaine d’une première sortie olympique capitale contre le Brésil, et même si Rudy Gobert insiste que le groupe n’a "pas besoin d’être rassuré", l’ultime répétition australienne revêt une importance particulière. "Nous ne sommes pas bêtes, on réalise bien qu’on a perdu trois matches consécutifs. Ça nourrit des inquiétudes et elles sont légitimes", admet Vincent Collet. "Mais nous ne devons pas abandonner, bien au contraire. On doit se battre comme des chiens pour obtenir cette victoire."

Plus de discipline, plus de constance, le staff a fixé les points d’amélioration lors d’un entraînement avant tout tactique samedi matin. Contre une équipe dont l’attaque fonctionne au super, l’occasion est belle de mettre en pratique ses intentions défensives et se relancer avant de mettre le cap sur Lille.

Surtitre: 
Préparation Jeux Olympiques 2024
Auteur: 
Julien Guérineau
Date d’écriture: 
Samedi, 20. Juillet 2024
Vignette: 
Chapeau: 
Les Bleus restent sur trois revers consécutifs et auraient bien besoin d’un succès dimanche soir contre l’Australie (21h, en direct sur La Chaîne L’Équipe) pour aborder les Jeux sur une dynamique positive.
crédit: 
Armand Lenoir/FFBB
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France-Canada : encore trop justes

Corps: 

Comme il l’avait laissé imaginer lors du scrimmage disputé mercredi, Vincent Collet a fait évoluer son cinq majeur en confiant la mène à Frank Ntilikina et en alignant Evan Fournier à l’arrière. Il n’avait, en revanche, pas renoncé à son concept de twin towers, tout l’inverse d’un Canada en mode small ball, avec Dillon Brooks (1,98 m) positionné au poste 4 et en mission défensive sur Victor Wembanyama.

Un avantage de taille que l’intérieur des Spurs n’aura pas eu l’occasion d’exploiter, renvoyé sur le banc par deux fautes expéditives. Les arrières canadiens accrochés, comme attendu, aux mollets des attaquants tricolores, la mise en place offensive des Bleus demeurait délicate même si l’entrée de Nando De Colo leur permettait de gagner en fluidité. En face Jordi Fernandez confiait les clés de son attaque à Shai Gilgeous-Alexander.

La superstar du Thunder est peut-être aujourd’hui le meilleur attaquant du monde. Le plus élégant en tout cas. Un arrière aux mouvements d’une douceur veloutée, qui donne au public la sensation qu’il glisse sur un terrain, mais laisse les défenseurs pétrifiés. SGA, apparu peu concerné, il y a 48 heures, a cette fois pris les choses en main dès la première mi-temps, permettant au Canada de faire constamment la course en tête. Ceci d’autant plus que sa doublure, Andrew Nembhard, est également un redoutable joueur de un-contre-un. Les deux hommes combinaient pour 19 points en 20 minutes assurant à leur équipe un avantage oscillant entre 4 et 9 unités.

La France parvenait à rester au contact grâce à l’opportunisme de Bilal Coulibaly puis à une séquence une nouvelle fois exceptionnelle de Wembanyama. Faute de pouvoir s’approcher du cercle face à la dureté physique de Brooks et RJ Barrett, il déployait ses immenses segments pour décrocher des tirs extérieurs impensables pour un tel gabarit. Des exploits devenus banals tant l’Alien maîtrise son basket. A l’échauffement, il enquillait déjà, face à un public transi d’amour, les dribbles croisés et les step-back à 6,75 m. Mais à 20 ans, celui qui dispute sa première compétition internationale, est également capable de relever le défi de la dureté et n’a pas fui le combat face à un Brooks ravi de son rôle de vilain.

Indispensable dans un match devenu particulièrement physique. Les pistoleros avaient ainsi déposé leurs flingues aux vestiaires pour laisser place aux déménageurs. Barrett  cherchait ses points sur la ligne des lancers-francs et Matthias Lessort jouait des coudes pour ne pas décrocher. Mais une nouvelle fois les balles perdues, talon d’Achille de la sélection, offraient des opportunités de jeu rapide à des Canadiens longtemps muets mais débloqués par ces cadeaux tombés du ciel.

Le K.-O. n’allait pas tarder à suivre, délivré par Gilgeous-Alexander. Une série tout en contrôle pour lancer un 0-10 décisif, alors que Guerschon Yabusele s’était démené pour maintenir le suspense (de 61-66 à 61-76). Au tir, au drive ou à la passe, tant son pouvoir d’attraction libère des boulevards à ses coéquipiers. La montée en puissance du Canada, vainqueur de sa première médaille internationale l’an passé à la Coupe du Monde, est bien réelle et son statut de candidat à la finale olympique bien réel. D’autant que Jamal Murray, le champion NBA 2023 avec les Nuggets, est resté en civil vendredi soir.

Surtitre: 
Préparation Jeux Olympiques 2024
Auteur: 
Julien Guérineau
Date d’écriture: 
Vendredi, 19. Juillet 2024
Vignette: 
Chapeau: 
Menée durant l’intégralité du match l’Équipe de France n’est jamais parvenue à menacer un Canada en mode costaud à Orléans (73-85).
crédit: 
Armand Lenoir
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Preview France-Canada : nos retrouvailles

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Pas de trauma. Evan Fournier insiste. Les Bleus ne font de cauchemar en repensant à leur match avec le Canada en ouverture de la Coupe du Monde 2023, à Jakarta. "Mais ça fait dix ans que je suis là et c’est ma plus grosse défaite. On s’est pris une branlée. Forcément ça marque", ajoute-t-il cependant. Au contact à la mi-temps, la France avait totalement explosé par la suite (25-52 en vingt minutes), bousculée par l’impact physique des Canadiens et le talent de Shai Gilgeous-Alexander.

Un an plus tard, l’équipe à la feuille d’érable, médaillée de bronze mondiale, rêve de podium à Paris. Elle compte 10 joueurs NBA dans son effectif avec notamment le renfort du champion 2023, Jamal Murray (Nuggets). Un ensemble effrayant sur le papier que doit mettre en musique l’Espagnol Jordi Fernandez, nouvellement nommé entraîneur des Brooklyn Nets.

Battus par les Etats-Unis à Las Vegas le 10 juillet (72-86), le Canada a ensuite pris la direction de Blois pour s’habituer au décalage horaire et préparer ses deux derniers matches de préparation avant de s’installer à Lille. Le scrimmage disputé mercredi après-midi a livré quelques indications sur l’intensité à attendre mais les rotations s’annoncent forcément différentes. Les deux équipes n’ont plus de temps à perdre à neuf jours de leurs débuts et les Canadiens doivent vite trouver leur rythme de croisière puisqu’ils figurent dans le groupe de la mort aux Jeux (Canada, Australie, Grèce, Espagne).

De leur côté, les Bleus restent sur deux défaites consécutives et des prestations offensives compliquées (65 et 67 points). "Il y a des choses qu’on veut considérablement améliorer", reconnaît Vincent Collet insistant sur le manque de "fluidité, de continuité, de mouvement" de ses troupes, réclamant "plus de rapidité dans les prises de décision" afin de faire en sorte que la "balle ne s’arrête pas." D’autant plus nécessaire que les arrières canadiens appliquent une pression exceptionnelle, précipitant des pertes de balles qui alimentent un jeu rapide mortel. "Ils étaient très durs en défense. En fin de troisième quart-temps j’étais sur les rotules", se souvient Evan Fournier à propos de l’été dernier. "Lu Dort est pour moi un top 3 défenseur NBA et Dillon Brooks est aussi très fort."

Les démarquages et les prises de position ont constitué un axe de travail majeur de l’entraînement de jeudi même si la défense reste le point central de la philosophie de Vincent Collet, mécontent de certaines séquences face à la Serbie. "Ça ne suffit pas de bien défendre, il faut très bien défendre", prévient-il. "On va se rendre compte des difficultés à stopper un tel adversaire." Après les tests européens de très haut niveau, les Bleus vont se mesurer à d’autres styles avec le Canada puis l’Australie. Deux nations qui les devancent au ranking FIBA mondial et qui lui offriront un dernier aperçu de ses possibilités aux Jeux.

Surtitre: 
Préparation Jeux Olympiques 2024
Auteur: 
Julien Guérineau
Date d’écriture: 
Jeudi, 18. Juillet 2024
Vignette: 
Chapeau: 
L’Équipe de France retrouve le Canada, vendredi soir à Orléans (21h, en direct sur La Chaîne L’Équipe), un adversaire qui avait précipité sa chute à la Coupe du Monde.
crédit: 
Armand Lenoir/FFBB
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En mode répétition

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Les Bleus ont pris leurs quartiers à Orléans mardi pour le déjeuner et retrouvé le terrain dès l’après-midi pour lancer leur dernier bloc de préparation avant leur installation à Lille, lundi prochain. Un bloc très dense puisque mercredi, un entraînement puis un scrimmage (match d’entraînement) face au Canada les attendaient.

Une demande effectuée par la délégation canadienne il y a plusieurs mois et immédiatement accepté par le staff technique tricolore. "C’est encore mieux qu’une bonne séance d’entraînement", soulignait Vincent Collet face à la presse dans la matinée. Un face à face à huis clos contre une équipe qui répétait ses gammes depuis plusieurs jours dans les infrastructures de l’ADA Blois.

A l’abri des regards et d’un potentiel scouting des futurs adversaires, l’occasion était belle de tenter nouvelles associations et combinaisons. Mais après deux défaites contre l’Allemagne et la Serbie la volonté était avant tout de "progresser sur le spacing, le mouvement, la dureté" pour Andrew Albicy, tandis que Vincent Collet voulait voir comment son groupe répondrait à l’intensité canadienne.

Il aura été servi lors de 4x10 minutes extrêmement physiques, équilibrées et disputées avec des rotations différentes de celles aperçues depuis le début de la préparation et potentiellement éloignées de celles qui seront proposées vendredi soir à 21h entre ces mêmes deux équipes, avec des temps de jeu très répartis et des superstars utilisées avec parcimonie ou laissées sur le banc.

Les Bleus disposeront d’un dernier entraînement jeudi après-midi puis d’un shooting léger vendredi pour effectuer leurs derniers réglages.

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Préparation Jeux Olympiques 2024
Auteur: 
Julien Guérineau
Date d’écriture: 
Mercredi, 17. Juillet 2024
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Le Canada et la France ont disputé un match d’entraînement en amont de la rencontre officielle qui les opposera à Orléans vendredi soir.
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Armand Lenoir/FFBB
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Le 9 pour l’éternité

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Il y a le titre européen de 2013 avec celui de MVP de la compétition. Les médailles (quatre au total). Les sélections (181). Les points (2741, le quatrième total de l’histoire). Mais les chiffres ne disent pas tout de l’influence de Tony Parker. "Jusqu’à présent c’est le meilleur joueur français de l’histoire", a souri Vincent Collet à l’évocation de celui qu’il a accompagné pendant sept ans.

Vendredi soir, à la LDLC Arena, son numéro 9 a rejoint le plafond d’une salle qui a longtemps appelé de ses vœux. Jean-Pierre Siutat, Boris Diaw puis Nicolas Batum ont tour à tour pris la parole pour saluer la carrière exceptionnelle d’un joueur qui s’était promis de ramener l’or à la France après avoir triomphé chez les juniors. "Le fait qu’on retire son maillot paraît pour le moins justifié par rapport à la trace indélébile qu’il a laissé dans le basket français", a sobrement remarqué Vincent Collet.

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Hommage
Auteur: 
Julien Guérineau
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Le maillot de Tony Parker accompagnera désormais les matches des Bleus et ne sera jamais plus porté en Équipe de France.
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Armand Lenoir/FFBB
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France – Serbie : le MVP dicte sa loi

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France-Serbie. Wembanyama-Jokic. Vertige des cimes. Deux raquettes surdimensionnées. Deux équipes en quête d’un podium olympique. Un choc, un vrai. Une pléiade de stars d’EuroLeague et de NBA à 15 jours du grand rendez-vous de Paris 2024, accompagnées lors des hymnes par les gloires olympiques du basket français, réunies à Lyon à l’initiative du Président de la FFBB, Jean-Pierre Siutat. Tous les ingrédients pour une soirée exceptionnelle.

Et les premières minutes n’ont pas déçu. Visiblement parfaitement remis après quelques jours d’absence, Wembanyama a rapidement enflammé une salle qui n’avait d’yeux que pour son duel avec le triple MVP NBA. Les deux hommes étaient d’ailleurs face à face et c’est le prodige français qui frappait le premier, se reposant sur tir un extérieur d’une régularité métronomique. La réussite extérieure qui avait précipité la chute des Tricolores contre l’Allemagne à Montpellier était cette fois parfaitement au rendez-vous avec des joueurs sortis du banc sanctionnant sans faillir à longue distance (23-13).

Mais l’adresse est un leurre duquel il faut se méfier. Et lorsqu’elle s’est envolée, la France a été confrontée à ses limites en attaque. En manque de créativité et de fixations, elle a pris l’eau face à une Serbie parfaitement organisée autour de sa tour de contrôle. Au début du deuxième quart-temps, Jokic, à son rythme, a mis la main sur le match. Trop malin, trop puissant, le pivot des Nuggets a bouclé le premier acte avec une fiche de 17 points et 9 rebonds. Et son équipe a déroulé son basket à l’image de la dernière action de la mi-temps où un système parfaitement exécuté aboutissait à un tir ouvert, qui ponctuait un terrible +23 en onze minutes !

Au retour des vestiaires, c’est Bogdan Bogdanovic qui entrait en action. Exploitant parfaitement les écrans de Jokic, le joueur des Hawks, qui sort de sa meilleure saison en carrière en NBA, multipliait les raids dans la raquette pour aller s’offrir des paniers faciles, tandis que les arrières français se voyaient, eux, repoussés toujours plus loin de la raquette. L’activité de Guerschon Yabusele permettait cependant de réduire quelque peu un déficit inquiétant (-17). Les sorties combinées de Jokic et Bogdanovic favorisaient ce come-back (52-60) mais le retour du MVP puis une séquence 100% EuroLeague du duo Avramovic-Guduric stabilisait l’écart.

Mathias Lessort ne baissait pourtant pas les bras et son impact physique pesait dans la balance. Jokic renvoyé sur le banc pour cinq fautes, le public se prenait à y croire mais, froids comme des lames, les shooteurs serbes s'assuraient d'un succès mérité.

Il y a un an, les Bleus s’étaient sans doute bercés d’illusion lors d’une campagne de préparation manquant de répondant. Une bulle de tranquillité qui avait violemment explosé en ouverture de la Coupe du Monde contre un Canada aux dents longues. En 2024, les mises en garde sont plus vite arrivées. Délivrées par l’Allemagne mais avec le bémol de l’absence de Wembanyama. Puis par la Serbie apparue tout en contrôle et qui aura eu l’élégance d’offrir à Tony Parker un maillot de l’équipe nationale floqué du numéro 9. Celui que l’ancien élève de l’INSEP, dans le bois de Vincennes, a vu monter au plafond de la LDLC Arena plus tard dans la soirée.

Le break de trois jours offert aux hommes de Vincent Collet, qui se retrouveront mardi à Orléans, semble arriver au meilleur des moments.

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Préparation Jeux Olympiques 2023
Auteur: 
Julien Guérineau
Date d’écriture: 
Vendredi, 12. Juillet 2024
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Le meilleur joueur du monde, Nikola Jokic, a fait la différence en première mi-temps pour offrir un avantage que la France n'est jamais parvenue à combler (79-67).
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Armand Lenoir/FFBB
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767398
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Preview France-Serbie : soirée de gala

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Après les champions du Monde, les finalistes de la Coupe du Monde. Et renforcés par le triple MVP de la NBA ! La LDC Arena sera le théâtre d’un choc des titans vendredi soir. Si Nikola Jokic a un moment laissé planer le doute quant à sa participation aux Jeux, lui qui avait fait l’impasse sur la Coupe du Monde l’an passé après avoir conquis le titre avec les Nuggets, il a bien rejoint le camp d’entraînement dirigé par le vénérable Svetislav Pesic (74 ans). Sa présence et le retour du meneur Vasilje Micic, double MVP du Final Four de l’Euroleague en 2021 et 2022, suscitent les plus grandes attentes dans un pays qui rêve de retrouver un podium olympique, huit ans après sa finale à Rio.

Suite à un long travail physique, les Serbes ont disputé un scrimmage à huis clos face aux Pays-Bas (+34), en offrant un temps de jeu très limité à leurs stars. Ils lanceront véritablement à Lyon leur préparation avant de s’envoler pour Abu Dhabi où ils retrouveront l’Australie et les Etats-Unis. Après leur revers contre l’Allemagne, les Bleus devront donc largement augmenter leur niveau de jeu pour rivaliser avec une équipe encore plus impressionnante, sur le papier.

A l’entraînement mercredi, les Tricolores avaient retrouvé Victor Wembanyama dont l’absence s’était cruellement fait sentir à Montpellier. Guerschon Yabusele (genou), en revanche, avait été laissé au repos et Jaylen Hoard a compensé cette absence temporaire. L’intérieur du Real a rechaussé les baskets jeudi pour une séance de travail intense basée sur la recherche du mouvement autour des intérieurs et tenter de retrouver une efficacité disparu lundi dernier en attaque. "Notre profil d’équipe nous impose de jouer en mouvement. Dès que l’on s’arrête nous sommes en difficulté parce que nous manquons de capacité de franchissement, contrairement à nos adversaires", juge Vincent Collet qui retrouvera l’intégralité de ses grands face aux Serbes. "Nous devons avoir plus de percussions. Et passer par l’intérieur ne veut pas dire finir à l’intérieur."

Son adversaire peut établir le même diagnostic, lui qui ne manquera pas d’exploiter les qualités de passeur de Jokic. "Comme disent les Américains il faut choisir son poison avec lui", sourit Vincent Collet. "Mais nous ne sommes pas obnubilés par Jokic même si on sait que c’est un joueur exceptionnel. Nous n’avons que des adversaires d’excellente facture hormis le premier match. Et la Serbie fait partie des meilleures équipes hors Team USA. Je la trouve même particulièrement forte."

Les deux duels face à l’Allemagne devaient constituer de sérieux tests mais entre les absences de quatre intérieurs allemands à Cologne puis le forfait de Victor Wembanyama à Montpellier, ils n’auront guère éclairé sur les possibilités réelles des deux équipes. "Je crois que personne n’a vraiment montré ses armes. C’était deux matches à part", résume Nicolas Batum. "Et nous étions à la fin d’un gros cycle de travail, nous avions les jambes un peu lourdes." Il faudra les avoir retrouvées pour une soirée de prestige qui s’ouvrira à 18h30 par la rencontre des féminines face à la Serbie et se conclura par le retrait de maillot de Tony Parker.

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Préparation Jeux Olympiques 2024
Auteur: 
Julien Guérineau
Date d’écriture: 
Jeudi, 11. Juillet 2024
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Vendredi soir à la LDLC Arena de Décines (21h, en direct sur la Chaîne L’Équipe), l’Équipe de France affronte la Serbie de Nikola Jokic, le triple meilleur joueur de NBA, lors d’une soirée qui verra également le retrait du numéro 9 de Tony Parker.
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Armand Lenoir/FFBB
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Les Bleues avec les Bleus

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Si, pour l'instant, elles ne partagent pas la même salle d'entraînement ni le même hôtel, les deux Équipes de France se sont brièvement croisées mercredi matin. L'espace d'une trentaine de minutes. Juste le temps de poser devant l'objectif d'Armand Lenoir pour un cliché qui restera.

Dans 17 jours, le tournoi de basket débutera à Lille, au Stade Pierre Mauroy. Pour la quatrième fois consécutive, après Londres, Rio et Tokyo, les deux collectifs 5x5 participeront au rendez-vous olympique.

Depuis lundi Vincent Collet et Jean-Aimé Toupane ont choisi leur effectif. Les 24 élus ont donc enfilé les maillots qu'ils porteront contre le Brésil (27 juillet) pour les masculins et le Canada (29 juillet) pour les féminines.

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Préparation Jeux Olympiques 2024
Auteur: 
Julien Guérineau
Date d’écriture: 
Mercredi, 10. Juillet 2024
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Les deux Équipes de France ont partagé un moment ensemble pour une photo d'équipe exceptionnelle à quelques jours des Jeux Olympiques de Paris 2024.
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Armand Lenoir/FFBB
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De Colo, la 200e heureuse

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Sa première avait eu lieu le 31 juillet 2008. A Bormio (Italie). Sous les ordres de Michel Gomez et avec comme coéquipiers Laurent Cazalon, William Gradit, Dounia Issa ou encore Marc-Antoine Pellin. Une escouade improbable, sèchement battue par Israël (-17) et qui, malgré le renfort tardif de Tony Parker, avait manqué par la suite la qualification directe pour l’EuroBasket 2009, précipitant l’arrivée de Vincent Collet à la tête des Bleus. 16 ans plus tard, les deux hommes sont toujours côte à côte.

Lundi soir, à Montpellier, Nando De Colo a franchi la barre des 200 sélections en Équipe de France. Ils ne sont que huit désormais à partager cette honneur (Hervé Dubuisson, Jacques Cachemire, Boris Diaw, Florent Pietrus, Eric Beugnot, Jean-Michel Sénégal et Jacques Monclar). Le Nordiste y parvient alors que le staff technique a confirmé sa place à Paris 2024. Après Londres, Rio et Tokyo, De Colo connaîtra donc ses quatrièmes Jeux Olympiques, un record qu’il partage seul avec Nicolas Batum. "Ça sera ma dernière compétition, je l’ai déjà dit", précise-t-il. "J’essaye de laisser ce paramètre de côté même si forcément ça sera spécial. On ne se rend pas encore compte de l’engouement qu’il peut y avoir autour des Jeux. Ça va être une expérience unique."

Après une Coupe du Monde délicate puis une saison émaillée de blessures, la dernière en date l’ayant privé d’une bonne partie de la fin d’exercice, la place de l’ancien MVP de l’EuroLeague était, potentiellement, et pour la première fois sans doute de sa carrière internationale, en danger. Le vétéran ne s’en est pas ému. Tout juste a-t-il indiqué qu’il ne se voyait pas manquer ce dernier grand rendez-vous. Du côté de ses coéquipiers, l’évaluation de ses qualités n’avait pas bougé d’un iota. "Nando reste un magicien avec le ballon, il contrôle le jeu et quand il est entouré par de grands joueurs son talent est encore plus élevé", estimait Nicolas Batum en début de préparation. "Il fait les bonnes passes, met les bons tirs et joue au basket parfaitement."

Vincent Collet a constaté la même chose aux entraînements et lors des rencontres où s’est dessiné un nouveau rôle pour l’ancien leader offensif des Bleus. "J’ai toujours essayé de répondre aux attentes et mon rôle n’a pas forcément été le même en Équipe de France", répond le combo qui aura, effectivement, alterné entre meneur, arrière, remplaçant ou titulaire au gré des compétitions. "Je sais ce que peux apporter. Sur de courtes périodes à haute intensité pour utiliser mon savoir-faire sur le jeu." Le tout au service d’une équipe remaniée (cinq changements par rapport à la Coupe du Monde) et où rayonne Victor Wembanyama, de 17 ans son cadet. "C’est peut-être le collectif le plus complet que j’ai jamais vu. Mais cela ne veut pas forcément dire que ce sera la meilleure équipe."

A 37 ans, De Colo profite de ses derniers instants sous une tunique qu’il a toujours porté en compétition internationale depuis ses débuts, à l’exception de la Coupe du Monde 2014 (blessé) et de l’EuroBasket 2022 (repos). Il avait fait de Paris 2024 son dernier défi et évoque "une grande fierté de faire partie de l’aventure. Le temps passe. C’est un accomplissement mais ça le sera encore plus si on arrive à accrocher une médaille." Pas question pour le champion d’Europe de faire de son dernier tour de piste une simple tournée d’adieu. Dans son discours, l’ambition affleure. Et la nostalgie attendra. "Aujourd’hui le plus important c’est de se concentrer sur ce qui arrive, pas sur ce qui a pu se passer. J’aurai le temps plus tard de revenir sur tout ça", sourit-il.

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Préparation Jeux Olympiques 2024
Auteur: 
Julien Guérineau
Date d’écriture: 
Mardi, 9. Juillet 2024
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L’arrière de l’ASVEL est devenu le huitième joueur de l’histoire à franchir la barre symbolique des 200 sélections, après avoir assuré sa place pour participer à sa quatrième olympiade, un record.
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Armand Lenoir/FFBB
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Coulibaly la force tranquille

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Une claquette dunk. Un deuxième rebond offensif. Deux dunks en pénétration. C’est exactement dans le registre attendu que Bilal Coulibaly a brillé lors de la première mi-temps contre l’Allemagne. La suite fut plus délicate, à l’image de son équipe, mais l’ailier des Wizards, installé comme titulaire depuis le début de la campagne, a une nouvelle fois affiché sa confiance alors qu’il n’a pas encore fêté ses 20 ans et qu’il confesse aisément "être halluciné que sa première compétition soit les Jeux Olympiques."

Celui qui n’a connu qu’une seule campagne chez les jeunes, avec les U18, et ne fréquentait que le championnat espoirs à l’automne 2022 avec les Métropolitans, a depuis suivi une ascension exceptionnelle, drafté en 7e position et pleinement intégré à la rotation de sa franchise en NBA (27 minutes). Un nouveau statut validé par sa sélection en équipe nationale auprès d’un entraîneur qui l’a lancé en club. Sa place pour Paris 2024 sonnait presque comme une évidence et le jeune homme a abordé la phase de sélection avec une sérénité déconcertante. "J’ai toujours été comme ça. Ça m’arrive de stresser parfois mais quand ça arrive il ne se passe rien de bon, donc j’évite", sourit-il.

Pour s’installer chez les Bleus, le Francilien a rapidement intégré les missions qui lui seraient immanquablement confiées : "Mes aptitudes défensives vont beaucoup m’aider parce que Vincent Collet a vraiment mis l’accent sur cet aspect du jeu. Je suis là pour défendre sur les meilleurs joueurs. Il faut respecter son rôle. Je sais qu’on veut aussi jouer sur le jeu rapide et ça me va." Victime d’une fracture du poignet droit à la mi-mars, Coulibaly a repris l’entraînement plus d’un mois avant le début de la préparation, se focalisant sur son dribble et son tir.

Un shoot qui l’a abandonné face à l’Allemagne (0/4 à trois-points). Avec un jeu intérieur dominant, la capacité des extérieurs à bouger autour des prises à deux et punir cette option défensive de loin constituera pourtant une condition sine qua non à la réussite de la campagne. Avant d'en connaître de nombreuses dans le futur pour celui que l'on présente comme le successeur de Nicolas Batum et qui profite de la présence de Batman pour emmagasiner de l'expérience : "Avec Nicolas Batum j’ai beaucoup échangé pendant la saison NBA. On avait déjà ce contact en arrivant ici. Je suis très à l’aise avec lui. Avoir des gars comme lui ou Nando De Colo c’est incroyable parce qu’ils communiquent très bien avec les jeunes." Mais avant d'assurer seul la relève, Coulibaly espère que le mélange des générations débouchera sur son premier podium international.

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Préparation Jeux Olympiques 2024
Auteur: 
Julien Guérineau
Date d’écriture: 
Mardi, 9. Juillet 2024
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Si les Bleus ont peiné offensivement contre l’Allemagne, ils ont eu confirmation de l’impact, à 19 ans seulement, de Bilal Coulibaly.
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Armand Lenoir/FFBB
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France-Allemagne : une autre histoire

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L’information aura fait de nombreux déçus. Victime d’un syndrome viral, Victor Wembanyama n’était pas sur le parquet de la Sud de France Arena lundi soir. Un atout de taille en moins pour l’Équipe de France, tandis que l’Allemagne, elle, récupérait les frères Wagner, plus riches de quelques millions de dollars depuis samedi. Une autre opposition donc et des absences qui assuraient que les deux poids lourds n’auraient donc dévoilé qu’une partie de leurs forces avant leurs retrouvailles le 2 août prochain, aux Jeux. Une perspective que Vincent Collet avait suggéré du bout des lèvres en constatant les forfaits allemands du week-end, sans savoir s’ils seraient confirmés à Montpellier.

Gordon Herbert espérait sans doute que son équipe, à la composition plus proche de celle championne du Monde il y a un an, proposerait une opposition plus convaincante qu’à Cologne. Mais face à une défense française remarquable, à l’image de Matthew Strazel en mission sur Dennis Schröder, la Mannschaft y laissait de nouveau sa chemise, incapable de marquer le moindre panier pendant près de sept longues minutes (12-2). Le ton était donné. Ni feu d’artifice, ni chenille endiablée, ni serpentins, le thème de la soirée était plutôt les barbelés. Des rotations rapides, des aides efficaces, une agressivité sur le porteur de balle de tous les instants, les Bleus affichaient l’identité défensive sans cesse appelée de ses vœux par Vincent Collet.

L’écart enflera jusqu’à +13, grâce à la bonne entrée d'Evan Fournier, avant que Franz Wagner ne finisse par lancer la machine allemande. L’ailier du Magic est un joueur d’une élégance rare et un vrai casse-tête avec ses 2,08 m et sa mobilité. Ses 13 points dans le deuxième quart-temps faisaient la différence, d’autant que Schröder, copieusement sifflé suite à son accrochage avec Fournier il y a deux jours, trouvait finalement des ouvertures. Un 2-14 sanctionnait ce regain de forme et à la pause, les deux équipes se trouvaient à nouveau dos à dos (39-39).

Le staff des Bleus choisissait de lancer Bilal Coulibaly, excellent en première mi-temps, aux trousses de Schröder. Sans grand succès. Le virevoltant meneur des Nets est un trash-talkeur de génie, exaspérant et insaisissable. Il mettait la main sur la rencontre, dictant son tempo, alternant les prises de responsabilités et la création pour les autres. Un temps dans les cordes l’Allemagne semblait soudain en total contrôle face à des Tricolores paraissant un brin émoussés et trop maladroits pour rester au contact. Maodo Lo prenait le relais à l’extérieur et les visiteurs flirtaient avec la barre des 10 points d’avance (56-64).

Une embellie soudaine au-delà de la ligne primée relançait le suspense à l’approche des cinq dernières minutes, galvanisant les 9 132 spectateurs de la Sud de France Arena. En mode small ball avec Mathias Lessort en 5 et Nicolas Batum en 4, les Bleus venaient souffler dans les nuques allemandes alors qu'Herbert, facétieux, se privait de Franz Wagner pour l'emballage final. Les points abandonnés aux lancers-francs (7/18) s'avéraient cependant trop pénalisants et Schröder, plus provocateur que jamais, se chargeait de porter l'estocade.

La Turquie expédiée, Vincent Collet avait clairement indiqué "ne pas avoir peur de perdre des matches en préparation". Lundi soir, la France a essuyé son premier revers et confirmé que la vie sans Wemby pouvait être compliquée. Privée des nombreux tirs ouverts générés par son alien, elle a peiné offensivement. Un axe d'amélioration avant de défier la Serbie, vendredi soir à Lyon.

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Préparation Jeux Olympiques 2024
Auteur: 
Julien Guérineau
Date d’écriture: 
Lundi, 8. Juillet 2024
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Privée de Victor Wembanyama, l'Équipe de France a essuyé sa première défaite de la préparation contre l'Allemagne portée par Dennis Schröder et le retour des frères Wagner (65-70).
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Armand Lenoir/FFBB
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Vincent Collet : "Être productif, sans aucun état d’âme"

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Ressentez-vous une forme de soulagement après avoir effectué votre choix final ?

Je ne sais pas si on peut dire cela. En tout cas c’est une nouvelle étape qui commence. On sait que tant qu’on est dans un processus de sélection, c’est quelque chose qui perturbe un peu la préparation même si d’un côté elle la booste puisque les joueurs concernés sont dans l’engagement. Déterminés. Et c’était particulièrement le cas cette année. D’ailleurs le challenge sera de ne surtout pas s’arrêter. Ce n’est pas une ligne d’arrivée. Il faut conserver cette énergie bien que les joueurs n’aient plus rien à prouver, en tout cas pour faire partie de l’équipe olympique. La motivation doit en revanche rester la même pour progresser et s’améliorer. Peut-être avec plus de sérénité pour certains.

Lors de votre annonce d’un groupe de 19 joueurs en mai dernier vous indiquiez ne pas avoir de certitudes. Comment s’est construit votre choix final ?

Les matches ont contribué à ces choix mais pas plus que ça par rapport à ce que nous avions observé dans les parties jouées des entraînements et surtout ce que l’on met en place au niveau de l’identité de jeu. Les joueurs encore en lice étaient proches mais aussi avec des profils différents. On a choisi les profils qui nous semblent les plus à l’aise dans le jeu que l’on veut pratiquer. Ce ne sont pas les qualités individuelles qui ont fait la différence mais la capacité à s’inscrire dans notre projet et les complémentarités.

Une compétition internationale et plus encore les Jeux avec seulement six matches à jouer, au maximum, se fait rarement à 12. Cela a-t-il pesé dans vos choix ?

C’est une donnée à prendre en compte. Mais ce sont des capacités supposées. Celles de gérer la frustration et dans les sports collectifs c’est important. On ne peut pas toujours jouer à 12. C’est même une probabilité assez forte que ce ne soit pas le cas. Il y a forcément, dans toutes les équipes de haut niveau, des petits rôles. Jusqu’à présent nous avons partagé les temps de jeu. Pour que tout le monde soit en rythme et pour ne pas brûler les leaders. Quand la compétition arrive, la rotation se restreint et on sait que dans les joueurs choisis, ils ont cette capacité à être productifs sans aucun état d’âme. Même si tout le monde a été exemplaire et c’est ce que nous avons dit aux joueurs qui sont partis et que nous avons remercié pour leur investissement et leur comportement. Mais faire des efforts c’est très bien mais il faut aussi être à l’aise, épouser le rôle qu’on te destine. La dimension défensive a été primordiale. On sait d’où viendra notre leadership offensivement. Et ce qui est important, au-delà du scoring, c’est aussi la façon dont on peut installer favorablement notre jeu intérieur.

Vos deux meneurs purs ont tous les deux participé aux qualifications à l’EuroBasket en février dernier, à quel point cette fenêtre a-t-elle eu son importance ?

Cela joue toujours. On connaît Andrew Albicy depuis plus longtemps. Matthew Strazel a lui clairement marqué beaucoup de points à cette occasion. Parce qu’il avait été bon. A la fois dans l’engagement mais aussi au scoring en jouant avec du culot. Il a montré les mêmes choses avec une équipe encore plus forte. Sa grinta est un élément qui va dans le sens de notre volonté de voir une équipe combative. Nous avons été marqués par la Coupe du Monde l’an passé. Et c’est un élément capital. Au-delà de vouloir le dire, avoir des guerriers dans un roster t’offre plus de chance d’avoir une équipe de battants.

Surtitre: 
Préparation Jeux Olympiques 2024
Auteur: 
Julien Guérineau
Date d’écriture: 
Lundi, 8. Juillet 2024
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La défense, la capacité à s’exprimer sur un temps de jeu réduit, la complémentarité ou encore l’adaptation à l’identité voulue par le staff technique, autant de critères qui ont guidé Vincent Collet dans le choix des 12 olympiens.
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Armand Lenoir/FFBB
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Les 12 Bleus retenus pour Paris 2024

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La liste des 12 joueurs retenus en Equipe de France 5X5 masculine :

Prénom Nom Naissance Taille Poste Sél. Club 2023/2024
Andrew ALBICY 21/03/1990 1,78 1 94 Gran Canaria (Espagne)
Nicolas BATUM 14/12/1988 2,03 3-4 168 Philadelphie Sixers (NBA)
Isaïa CORDINIER 28/11/1996 1,97 2 30 Virtus Bologne (Italie)
Bilal COULIBALY 26/07/2004 2,03 2-3 2 Washington Wizards (NBA)
Nando DE COLO 23/06/1987 1,96 2-1 199 LDLC ASVEL
Evan FOURNIER 29/10/1992 1,99 2-3 108 Detroit Pistons (NBA)
Rudy GOBERT 26/06/1992 2,16 5 102 Minnesota Timberwolves (NBA)
Mathias LESSORT 29/09/1995 2,06 5 34 Panathinaïkos (Grèce)
Frank NTILIKINA 28/07/1998 1,93 1 29 Charlotte Hornets (NBA)
Matthew STRAZEL 05/08/2002 1,82 1 4 AS Monaco
Victor WEMBANYAMA 04/01/2004 2,19 4-5 6 San Antonio Spurs (NBA)
Guerschon YABUSELE 17/12/1995 2,03 4 42 Real Madrid (Espagne)


Entraîneur : Vincent Collet
Assistants: Ruddy Nelhomme, Pascal Donnadieu, Kenny Atkinson

"Etre productif, sans état d'âme", lire l'interview de Vincent Collet après l'annonce de la sélection pour les jeux

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Equipe de France masculine
Date d’écriture: 
Lundi, 8. Juillet 2024
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Le Comité National Olympique et Sportif Français a dévoilé les listes des quatre Équipes de France de basket, qualifiées aux Jeux Olympiques de Paris 2024. Vincent Collet (entraîneur de l'Equipe de France masculine) a donc dévoilé la liste des 12 joueurs retenus pour les Jeux.
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Preview France-Allemagne : en configuration olympique

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C’est important la réciprocité. Donner pour recevoir. Un principe qui s’applique également dans le sport de haut niveau et plus particulièrement dans l’exercice difficile de la construction d’une préparation olympique. Avec seulement 8 équipes directement qualifiées et des TQO qui mobilisaient jusqu’à aujourd’hui, dimanche, 24 pays à la bagarre lors des 4 TQO organisés en Lettonie, Grèce, Espagne et au Porto-Rico, la construction d’un programme tient de la haute voltige. D’autant plus que les meilleures équipes du monde partagent le même objectif : trouver des adversaires de qualité et exposer leurs joueurs à leur public.

La France a cette année l’avantage d’accueillir les Jeux Olympiques et a ainsi pu convaincre le Canada et l’Australie de venir effectuer leur préparation terminale à Orléans. Pour trouver un terrain d’entente avec l’Allemagne, il a, en revanche, fallu conclure un double affrontement après des tractations débutées bien en amont d’un tirage au sort qui a finalement placé les deux équipes dans la même poule.

Une réalité susceptible de fausser les débats, les deux staffs pouvant être tentés de ne pas trop en dévoiler avant un face à face que beaucoup imagine décisif pour l’attribution de la première place du groupe aux Jeux, déterminante dans l’optique des quarts de finale. Samedi, l’excitation était à son comble à Cologne pour fêter les champions du Monde mais le choc a tourné court, faussé par les absences de marque. "On est conscient qu’on n’a pas joué la grande Allemagne", tempérait Vincent Collet, tout en souhaitant ne pas minimiser la performance de ses troupes. "Nous avons affiché deux visages. Celui de la première mi-temps m’a plu. Dans le sérieux défensif, la vitesse de relance. On s’est relâchés en deuxième."

L’écart de 20 points s’est ainsi stabilisé, préservé en grande partie par une séquence surréaliste de Victor Wembanyama montant la balle avant d’enchaîner deux tirs à trois-points consécutifs, symboles d’une nouvelle soirée faste pour le joueur des Spurs. "Il a eu un passage d’adresse dont on le sait capable. Il ne faut s’abriter derrière ça. Même si c’est Victor, il ne le fera pas à chaque fois", estime Vincent Collet. "Ce qui est intéressant c’est comment il joue avec ses partenaires. Et pendant longtemps il a facilité leur vie. Les exploits je préfère qu’il les garde pour les Jeux Olympiques."

Au final, le quatuor Wembanyama-Gobert-Lessort-Yabusele a laissé une ardoise de 63 points à la Lanxess Arena, une domination remarquable mais qui souligne un équilibre encore précaire avec un secteur extérieur discret, au sein duquel Vincent Collet doit effectuer ses deux derniers choix pour ramener son effectif à 12 éléments. "Je ne vais pas dire que le match m’ait beaucoup aidé. C’est même l’inverse", concédait-il, d’ailleurs, en quittant Cologne.

Lundi soir, à la Sud de France Arena de Montpellier, la France évoluera pour la première fois en configuration olympique. Face à quelle Allemagne ?

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Préparation Jeux Olympiques 2024
Auteur: 
Julien Guérineau
Date d’écriture: 
Dimanche, 7. Juillet 2024
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48 heures après sa large victoire à Cologne, les Bleus retrouvent l’Allemagne, cette fois à Montpellier (21h, en direct sur la Chaîne L’Équipe).
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Armand Lenoir/FFBB
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Hifi et Hoard quittent le groupe France

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La composition de l’Équipe de France pour les Jeux Olympiques sera communiquée lundi à 14h. Mais avant de prendre l’avion pour Montpellier, le staff technique a procédé à une deuxième réduction de l’effectif tricolore.

Après Killian Hayes et Ousmane Dieng, qui avaient débuté la préparation à l’INSEP, Nadir Hifi (2 sélections) et Jaylen Hoard (3 sélections), qui n’ont pas été alignés samedi après-midi face à l’Allemagne, ont à leur tour quitté le groupe.

Les Bleus vont s’installer à Montpellier dimanche midi où ils s’entraîneront dans la soirée. Ils affronteront de nouveau l’Allemagne lundi à 21h, à la Sud de France Arena.

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Préparation Jeux Olympiques 2024
Auteur: 
Julien Guérineau
Date d’écriture: 
Dimanche, 7. Juillet 2024
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A l’issue de la rencontre à Cologne face à l’Allemagne, Vincent Collet a procédé à une deuxième réduction de l'effectif. Nadir Hifi et Jaylen Hoard quittent le groupe France.
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Armand Lenoir/FFBB
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Forces françaises intérieures

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38 points à 13/20 aux tirs et 8/9 aux lancers-francs. Pas besoin d’avoir effectué de longues études en mathématiques pour évaluer l’impact du jeu intérieur français à la pause de la rencontre face à l’Allemagne. On savait que ce secteur serait un point fort des Bleus cet été. La composition d’équipe allemande laissait entrevoir des trous béants dans la raquette. La combinaison des deux a abouti à un véritable carnage. Le quatuor Gobert-Wembanyama-Yabusele-Lessort s’est régalé et plié le match en 20 minutes.

Pour le pivot du Panathinaïkos, 15 points à 4/5, 7/8 aux lancers-francs, sa réussite a tranché avec la frustration de sa sortie face à la Turquie (2 pts à 1/7). Un simple accroc pour le vainqueur de l’EuroLeague. "Ce qui m’importe c’est qu’on fasse les bons choix, que les tirs rentrent ou pas", explique-t-il. "Je n’ai pas de doutes par rapport à mes capacités même si j’ai manqué de réussite. Ces tirs étaient des bons tirs, que je dois mettre. Ce soir je suis resté agressif. C’est sûr que j’avais envie de faire mieux mais je ne vais pas juger mon match par rapport au fait que je réussis ou rate mes tirs."

Le Martiniquais a conclu la rencontre sur un poster dunk monumental, symbole d’une soirée passée dans la raquette où les absences des frères Wagner, de Johannes Thiemann et Daniel Theis laissaient l’Allemagne bien démunie. "Notre but c’est de dominer intérieur, peu importe que ce soit l’Allemagne ou qui que ce soit d’autre. Honnêtement je n’ai même pas fait attention de qui était en face. On ne se préoccupe pas de ça", souriait Lessort. Principalement utilisé avec Guerschon Yabusele, il a également pu partager quelques minutes avec Victor Wembanyama dont les qualités de passeur éclairent le jeu. "C’est le but des matches de préparation : tester les combinaisons. On cherche les automatismes pour se trouver les yeux fermés le 27 juillet."

Vincent Collet, de son côté, a quitté Cologne avec peu de réponses quant à sa composition d’équipe. Son secteur intérieur est d’ores et déjà bouclé avec Nicolas Batum en cinquième larron comme électron libre. Mais du côté des extérieurs, le doute demeure d’autant que l’entraîneur des Bleus ne se satisfait pas totalement du festival de ses grands. "Il va falloir se pencher sur ce différentiel même s’il y a une forme de logique à insister à l’intérieur. Mais il faut trouver un meilleur équilibre."

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Préparation Jeux Olympiques 2024
Auteur: 
Julien Guérineau
Date d’écriture: 
Samedi, 6. Juillet 2024
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Le point fort attendu de la sélection a détruit la raquette allemande samedi après-midi avec notamment un Mathias Lessort d’une redoutable efficacité.
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Armand Lenoir/FFBB
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Allemagne – France : domination intérieure

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L’opposition était certes plus relevée. Mais pas autant que sur le papier. C’est en effet une Allemagne déplumée, privée de quatre champions du Monde, qui s’est présentée sur le parquet de la magnifique Lanxess Arena, remplie de 18 500 spectateurs. Des absences particulièrement lourdes dans le secteur intérieur mais aussi dans celui de la créativité avec le forfait de Franz Wagner, la star du Magic, en attente de signer un contrat de 224 millions de dollars avec le Orlando Magic. Un calendrier NBA qui continue de s’entrechoquer avec celui de la FIBA et qui a privé le public du choc attendu.

La France, elle, s’est alignée avec 14 joueurs (Nadir Hifi et Jaylen Hoard sont restés en civil) alors que Vincent Collet réfléchit encore à sa composition finale pour les Jeux Olympiques. Il n’a en revanche pas touché au cinq majeur qui avait fait vivre un calvaire à la Turquie lors des cinq premières minutes, à Rouen. Il en aura fallu deux seulement, samedi après-midi, pour que le duo Victor Wembanyama-Rudy Gobert ne mette au supplice la raquette adverse (8-0). Un manque de rigueur dans le contrôle du rebond redonnait vie un court instant aux locaux, inhabituellement maladroits de loin (0/12 à trois-points au premier-quart temps), mais le deuxième cinq tricolore usait de la même stratégie que son prédécesseur en gavant de ballons ses intérieurs, Mathias Lessort en tête.

Le combat était clairement inégal et Gobert l’illustrait un peu plus à son retour sur le terrain, enchaînant les dunks avant que Wembanyama ne signe un tir de loin puis un rebond offensif, portant l’écart à 18 longueurs (34-16, 15’). Les deux géants regagnaient le banc avec 19 points et 9 rebonds en neuf petites minutes d’une domination absolue à peine perturbée par l’expulsion d’Evan Fournier, après une échauffourée avec Dennis Schröder. Les fulgurances du meneur des Nets constituaient la seule option offensive viable pour une Mannschaft qui n’avait clairement pas les armes pour lutter.

L’issue du match ne laissant guère de place au doute, le staff technique pouvait à loisir tester différentes combinaisons avec comme plaque tournante un Wembanyama suscitant les soupirs d’une salle abasourdie par tant de talent. Quelques heures seulement après l’élimination de l’Allemagne en quarts de finale d’un Euro de football qu’elle organise, les fans locaux ne pouvait plus penser qu’à une soirée alcoolisée pour oublier leurs déboires.

La sortie de la star des Spurs faisait largement chuter l’intensité des débats et à son retour, les Bleus se montraient coupables de quelques absences vite punies à longue distance. Des erreurs qui redonnaient du rythme à des Allemands qui faisaient bouger beaucoup plus efficacement la balle. Wembanyama tout en décontraction se chargeait de repousser ce début de révolte, battant à nouveau son record de points en équipe nationale (25).

Les Bleus ont géré sans difficulté le seul déplacement de leur préparation. Ils prendront l'avion dimanche matin pour Montpellier où ils retrouveront une deuxième fois l'Allemagne. Ils seront alors en mode olympique, les 12 joueurs retenus pour Paris 2024  étant annoncés lundi à 14h.

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Préparation Jeux Olympiques 2024
Auteur: 
Julien Guérineau
Date d’écriture: 
Samedi, 6. Juillet 2024
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Les Bleus ont remporté 90-66 un choc Canada Dry face à une équipe d’Allemagne privée de quatre joueurs majeurs et sans répondant dans le jeu intérieur.
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Armand Lenoir
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All-Access Puissance 4 - Épisode 3 : Une place à gagner

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La préparation rentre dans une nouvelle phase pour les Équipes de France avec les premières rencontres pour les deux collectifs 5x5. Après un lourd travail physique, les féminines ont rejoint le Vendéspace où elles ont pu tranquillement tester leur collectif face à la Finlande. Carla Leite en a profité pour fêter sa première sélection alors que le groupe a été réduit à 15 joueuses. Les masculins, de leur côté, ont conclu leur séjour à l’INSEP avant de rejoindre Rouen pour cinq jours de travail intensifs et une première sortie encourageante face à la Turquie, pulvérisée de 50 points. Victor Wembanyama en a profité pour battre son record de points pour son retour avec les Bleus. Enfin les deux Équipes de France 3x3 ont partagé une journée en commun à l’INSEP pour remplir leurs obligations médiatiques.

 

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ÉQUIPES DE FRANCE - PRÉPARATION JEUX OLYMPIQUES 2024
Date d’écriture: 
Samedi, 6. Juillet 2024
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Le basket français aura quatre équipes aux Jeux Olympiques de Paris 2024 ! Alors que la compétition va débuter dans quelques semaines, la FFBB vous propose de suivre le quotidien de ces quatre équipes grâce à la web-série « All-Access – Puissance 4 ». Une série jusqu’au début des JO, qui va vous permettre d’entrer dans les coulisses de la préparation des quatre Équipes de France, en quête d’une médaille olympique à domicile.
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Preview Allemagne – France : montée en gamme

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Un vol d’à peine une heure depuis Rouen pour la Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Puis un flashback en retrouvant l’hôtel et la salle d’entraînement que l’Équipe de France avaient fréquentés lors de la phase de poule de l’EuroBasket en 2022. Elle y avait également croisé l’Allemagne dans la sublime Lanxess Arena de Cologne, subissant une défaite assez nette (63-76). Deux ans plus tard, les hommes de Gordon Herbert n’ont pas baissé de pied, bien au contraire. L’été dernier, ils ont créé une des plus grandes surprises de l’histoire du basket en coiffant au poteau tous les favoris lors d’une Coupe du Monde de rêve conclue sur une médaille d’or après avoir éliminé consécutivement Slovénie, Lettonie, États-Unis et Serbie ! Le basket allemand vit ainsi son âge d’or neuf ans après la retraite internationale de son icône, Dirk Nowitzki.

La double confrontation avec les Bleus, samedi à Cologne puis lundi à Montpellier, promet donc d’être bien plus révélatrice des possibilités des deux équipes, à 20 jours des Jeux Olympiques, même si Vincent Collet concédait que le face-à-face serait aussi une partie de "poker menteur." Les deux équipes s’affronteront en effet lors du dernier match de la première phase de poule dans une rencontre sans doute capitale pour se positionner idéalement pour les quarts de finale. Pas question, donc, de dévoiler toutes ses armes et l’entraîneur tricolore a déjà annoncé que son groupe jouera sur "des choses simples, basiques."

Un groupe qui sera réduit à 14 éléments avec des rotations plus traditionnelles que les changements de cinq utilisés face à la Turquie pour répartir au mieux les temps de jeu. "Ça surprend", sourit Matthew Strazel. "A part Nadir Hifi peut-être, qui était habitué à Paris... Mais le staff avait fait l’effort de nous prévenir qu’on allait jouer avec des cinq différents. C’était surtout difficile pour notre adversaire. On a mis 40 minutes de pression tout terrain." La prestation défensive de mercredi était la principale satisfaction d’un staff technique qui demande à voir son efficacité contre une opposition d’un tout autre standing. "L’Allemagne est une très grande équipe avec beaucoup d’atouts offensifs. Cela sera d’autant plus intéressant de voir ce que notre défense peut faire face à elle", souligne Vincent Collet.

Pour l’Allemagne, dans une salle à guichets fermés (18 000 spectateurs), il s’agira de son tout premier match de préparation. Son collectif lui permet, cependant, d’espérer être au point puisque les 12 champions du Monde de Manille figurent sur la pré-sélection olympique, toujours emmenés par le meneur NBA Dennis Schröder et les frères Wagner, Frantz et Moritz d’Orlando. Avec du répondant dans la raquette (8 joueurs à plus de 2,05 m), les Bleus pourront également tester leur secteur intérieur, attendu comme dominant à Lille et Paris. Pour bien l’exploiter, ils chercheront à gagner en fluidité et en rapidité, leur entraîneur estimant que "les mises en place sont parfois trop lentes et contre de meilleurs adversaires cela pourrait être un vrai problème." Avec trois matches en sept jours face aux deux finalistes de la dernière Coupe du Monde, monter en efficacité n’est pas une option.

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Préparation Jeux Olympiques 2024
Auteur: 
Julien Guérineau
Date d’écriture: 
Vendredi, 5. Juillet 2024
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Après sa promenade de santé face à une Turquie diminuée, les Bleus changent de dimension et affrontent l’Allemagne, championne du Monde, samedi à 16h à Cologne (en direct sur la Chaîne L’Équipe).
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Armand Lenoir/FFBB
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Wemby déjà géant

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Il aurait voulu que cela dure plus longtemps. "Mais il faut être patient", a souri Rudy Gobert. Il a partagé le parquet une dizaine de minutes avec Victor Wembanyama, dont les cinq premières du match qui ont laissé la Turquie quasi muette, impuissante face à une double muraille et d’une triplette d’extérieurs en chasse. De l’autre côté du terrain, les deux hommes se sont trouvés à merveille, exploitant les qualités de passeur du rookie de l’année qui n’a pas raté ses retrouvailles avec une sélection qu’il avait quittée un soir de février 2023, à l’occasion des qualifications pour une Coupe du Monde qu’il n’avait pas disputée. "Il n’a pas du tout cherché à briller", a souligné Vincent Collet à propos de son joueur qui a pourtant battu son record de points (24 à 10/14 aux tirs).

Il l’a pourtant fait, sans rien forcer, enchaînant les alley-oops avec une facilité déconcertante alors que la balle était parfois lancée à des hauteurs inatteignables pour le commun des mortels et même pour la plupart des basketteurs professionnels. "C’est un bon système mais ça ne marche qu’avec Victor ou Rudy, donc il ne faut pas prendre de mauvaises habitudes", souriait à ce sujet Matthew Strazel.

Après avoir régalé à la passe, Wembanyama a dissuadé puis scoré, appréciant que "tout le monde ait été sur la même longueur d’ondes. On expérimente. On construit… mais sans perdre de temps. Je crois qu’on a répondu aux attentes." Celles du public, qui n’a que son nom au bout des lèvres. Celles de Vincent Collet ensuite, qui appelle à construire une défense "hors normes" et qui a vu ses hommes limiter la Turquie à 11/50 aux tirs. "Il ne faut pas négliger ce qui a été fait. La volonté était d’afficher notre identité. Ce soir c’était un premier pas." Une esquisse réalisée dans un premier temps avec ses twin towers sur le terrain. "Leur adaptation défensive ne pose pas de problème. C’est en attaque qu’il n’est pas aisé d’évoluer avec deux joueurs aussi grands", juge le coach des Bleus. Les compères ont déjà trouvé quelques automatismes. Et la France peut continuer de rêver.

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Préparation Jeux Olympiques 2024
Auteur: 
Julien Guérineau
Date d’écriture: 
Jeudi, 4. Juillet 2024
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31 d’évaluation en moins de 20 minutes, Victor Wembanyama a battu son record de points avec les Bleus pour son retour en sélection et fait apprécier son association avec Rudy Gobert.
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Armand Lenoir/FFBB
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France – Turquie : des débuts XXL

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Choisir c’est renoncer. Mercredi soir, à Rouen, Vincent Collet n’a pas choisi. Il a aligné les 16 joueurs encore en course pour une place aux Jeux Olympiques de Paris. Et il s’envolera jeudi matin avec la troupe toujours au complet.

Un effectif inédit et un cinq majeur qui l’était tout autant. Avec la première de Bilal Coulibaly, le positionnement en 2 d’Isaïa Cordinier, le lancement du tant attendu binôme Rudy Gobert-Victor Wembanyama et la titularisation surprise de Matthew Strazel à la mène. Un attelage plus vert que bleu, puisqu’en dehors du centenaire Gobert, ses quatre acolytes cumulaient 34 sélections.

L’histoire retiendra que le premier panier de la campagne olympique aura été inscrit sur un dunk de Gobert, servi par Wembanyama. Un avant-goût, peut-être de ce que peut donner ce duo surdimensionné face aux meilleures équipes du monde. La Turquie n’en fait pas partie et n’a pu trouver de solutions pendant cinq premières minutes douloureuses pour elle (13-2) et prolifiques pour Rudy Gobert (8 pts, 3 rbds).

Le pivot des Wolves rejoignait ensuite le banc comme l’ensemble de ses camarades, remplacés par un cinq entier, version small ball avec Mathias Lessort au pivot et Guerschon Yabusele comme ailier-fort. Un style radicalement différent qui voyait l’écart se stabiliser, les fautes permettant aux Turcs de souffler quelque peu aux lancers-francs. Vincent Collet, de son côté, continuait de tester combinaisons et associations, appréciant sans doute la connexion naissante entre Nando De Colo et Victor Wembanyama. 17 ans d’écart entre les deux hommes mais un même feeling pour le jeu. Le rookie de l’année est une cible exceptionnelle au cœur de la raquette et les Bleus ont vite compris que les passes lobées constitueraient cet été une arme redoutable.

Wemby a ainsi régalé les 5 467 spectateurs d’un Kindarena à guichets fermés, trop heureux d’assister en live aux envolées du phénomène. L’écart atteindra les +25 sur un de ses tirs à trois-points (43-18), la première mi-temps dans sa globalité confirmant que les deux meilleurs défenseurs du monde pouvaient également faire bien des dégâts de l’autre côté du terrain.

Le suspense rapidement enterré, l’intérêt consistait dès lors à évaluer l’impact des uns et des autres à cinq jours de la sélection finale. Le tout avec un temps de jeu forcément très morcelé. On notait la puissance de Guerschon Yabusele, l’adresse de Frank Ntilikina, la justesse de Théo Maledon, la sobriété de Bilal Coulibaly. Autant d’indicateurs qui, pour autant, n’offre guère d’indices sur les choix qu’effectuera Vincent Collet.

Mais en attendant l’heure était aux sourires et au spectacle, le duo Yabusele-Wembanyama dévastant tout sur son passage, et les cercles en premier lieu. L'heure également de respecter les consignes d'un staff ayant fait de la défense son leitmotiv et qui voyait avec délectation son adversaire du soir ne pas atteindre la barre des 50 points.

Des promesses qu'il faudra confirmer lors d'un double duel face aux champions du monde allemands, samedi à Cologne puis lundi à Montpellier.

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Préparation Jeux Olympiques 2024
Auteur: 
Julien Guérineau
Date d’écriture: 
Mercredi, 3. Juillet 2024
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Dans le sillage de ses tours jumelles Rudy Gobert-Victor Wembanyama, l’Équipe de France a aisément disposé de la Turquie (96-46) pour lancer sa campagne olympique, à Rouen.
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Armand Lenoir
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Preview France-Turquie : trouver la complicité

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Après six jours de travail intensif, entre séances analytiques et oppositions à très haute intensité, les Bleus vont pouvoir se tester face à la Turquie. Une équipe éliminée de la course olympique puisqu’elle avait été battue l’été dernier en finale d’un pré-TQO qu’elle organisait à domicile. Le groupe d’Ergin Ataman, qui a guidé le Panathinaïkos au titre d’EuroLeague, déjà absent à la Coupe du Monde, a largement reculé dans la hiérarchie européenne et ne se présentera pas à Rouen dans sa meilleure configuration, c’est-à-dire sans ses cinq joueurs NBA (Furkan Korkmaz, Cedi Osman, Onuralp Bitim, Omer Yurtseven, Alperen Sengun). Mais sa composition paraît anecdotique pour ce premier galop d’essai.

La France a tout le temps d’affronter une opposition de première classe et cherchera avant tout à valider les principes mis en place depuis vendredi dernier à Rouen. "C’est le plus gros bloc de travail que l’on aura", rappelle Vincent Collet. "C’est un premier match donc je n’attends pas de choses très particulières. Il fait simplement partie intégrante de notre début de préparation. Ne serait-ce que pour notre sélection qui va arriver très vite en fin de semaine. Néanmoins ce n’est pas plus important que ce qu’on voit au quotidien. Le premier match est une séance d’entraînement améliorée." Après la Normandie, les Bleus disputeront trois rencontres en l’espace de sept jours, un changement de rythme radical.

Après le match de mercredi soir, il ne restera que cinq jours au staff technique pour déterminer l’identité des 12 olympiens. Les 40 minutes face aux Turcs offriront san doute quelques éléments de réflexion mais avec un temps de jeu forcément très limité, c’est avant tout la capacité des uns et des autres d’impacter le jeu en un minimum de temps qui sera jugée. "On se sert des entraînements mais aussi de l’identité que l’on veut pour cette équipe. Quel joueur peut convenir le mieux au projet", insiste Vincent Collet, qui n'avait pas encore déterminé mardi s'il alignerait 12, 14 ou 16 joueurs.

Il sera sans doute curieux de découvrir en match l’association Rudy Gobert – Victor Wembanyama. La combinaison des deux meilleurs défenseurs NBA ouvre des perspectives inédites mais nécessitera forcément quelques ajustements. "On passe beaucoup de temps à réfléchir", sourit Victor Wembanyama. "Le plus gros du travail sera en attaque pour nous même si je pense qu’on aura plus de responsabilités en défense. Défensivement on a une grande capacité à couvrir nos coéquipiers et cela se fait plutôt naturellement. En attaque on apprend encore à se connaître." Il s’agira également d’un soir de première pour Bilal Coulibaly, pas encore 20 ans. "J’ai hâte d’y être", a glissé l’ailier des Wizards. Il n’est pas le seul.

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Préparation Jeux Olympiques 2024
Auteur: 
Julien Guérineau
Date d’écriture: 
Mardi, 2. Juillet 2024
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L’Équipe de France dispute mercredi soir (21h, en direct sur La Chaîne L’Équipe) son premier match de préparation olympique face à la Turquie, au Kindarena de Rouen.
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Armand Lenoir/FFBB
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Hifi pose sa candidature

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Il avait mis un doigt de pied en Équipe de France en février dernier lors des fenêtres de qualification à l’EuroBasket 2025. Quatre petites minutes en Bosnie pour sa toute première sélection. Cinq mois plus tard, à peine, Nadir Hifi (1,84 m, 21 ans) a changé de statut. Vainqueur de l’Eurocup, décisif en playoffs avec le Paris Basketball, l’arrière a convaincu Vincent Collet de le convoquer pour la préparation des Jeux Olympiques. Et aux entraînements, le feu-follet parisien n’a pas tardé à se mettre au niveau d’une escouade où pullulent les joueurs NBA et d’Euroleague. Bien loin de l’AfroBasket U16 2017 lorsqu’il avait représenté l’Algérie et remporté une médaille de bronze.

La trajectoire ahurissante d’Hifi, encore en Nationale 3 en 2019/20, lui a valu toutes les attentions cette saison. Et séduit une fan base dévouée. "C’était un 10/10 cette saison", sourit-il. "J’ai gagné des titres, je fais partie des 16 derniers joueurs en lice pour les Jeux. J’espère faire une grande carrière. Et une grande carrière sans Équipe de France ça n’existe pas."

Un discours volontaire à l’image d’un joueur qui n’a peur de rien et dont la vitesse et l’adresse font souffrir bien des défenseurs depuis le début de la préparation. Tout juste concède-t-il un soupçon de timidité à l’heure d’intégrer le grand monde : "J’appréhendais beaucoup l’intégration avec tous les anciens qui ont un statut très différent du mien. Mais tout se passe bien. Je m’acclimate bien au groupe. Il n’y a rien de mieux à mon âge que d’être dans cette liste. Je pose beaucoup de questions à des joueurs expérimentés qui ont vécu beaucoup de choses."

Et après les questions, Hifi est passé à l’action, faisant étalage des mêmes qualités qui ont permis à Paris de gagner sa place en Euroleague pour la saison prochaine. Un profil différent qui peut séduire à quelques jours de la réduction du groupe France. "Je sens la confiance des coaches", avance-t-il. "Vincent Collet m’a dit que je dois transférer ce que j’ai fait en club. Ils m’attendent un peu plus sur mon savoir-faire au poste 1, où j’ai joué beaucoup en fin de saison. Je pense que je peux beaucoup apporter mais je sais que j’aurai évidemment un rôle différent si je suis sur la liste finale. J’en ai conscience." Entre pragmatisme et ambition, Hifi continue de surprendre. Jusqu’à quel point ?

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Préparation Jeux Olympiques 2024
Auteur: 
Julien Guérineau
Date d’écriture: 
Lundi, 1. Juillet 2024
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Il est au cœur d’une bataille féroce sur les postes arrières des Bleus. Après une saison exceptionnelle avec le Paris Basketball, Nadir Hifi continue sa folle ascension.
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