NM1

« Faire aussi bien, voire mieux »

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Pouvez-vous nous faire un retour rapide sur la saison de votre équipe ? Il y a eu des hauts et des bas mais au final une qualification dans le groupe B.
Oui je commencerai exactement avec cela : des hauts et des bas mais avec un état d’esprit remarquable et des joueurs qui n’ont jamais lâchés mentalement. C’était ma première saison hors de Feurs, je m’étais mis un peu en danger de ce côté là dans un club où il y a eu un changement de président également. C’était une année de transition pour moi et pour le club qui vivait sa 2ème saison en NM1.
A la vue de tout cela j’ai pris cette saison très au sérieux car je savais qu’elle pouvait être risquée. On a alterné le bon et le moins bon, on a eu du mal à trouver de la stabilité jusqu’à la fin de la première phase où l’on a été capable de battre Tours, Caen ou Dax par exemple. On finit à 13V-13D, donc si on parle en terme de résultat c’est très satisfaisant car on a fait mieux que la saison précédente. Et au classement, nous terminons avec Bordeaux derrière les gros budgets du championnat. Mais quand on regarde le contenu je trouve que l’on a été trop inconstant à certain moment.


Cette saison on a pu assister à des énormes performances de Robert Turner III, il sera toujours des vôtres la saison prochaine, pouvez vous nous parler du joueur mais aussi de l’homme ?
Rob c’est un bon coup du mercato de l’été dernier. Il sortait d’Espagne où il n’avait pas fini la saison, j’ai eu de bons échos sur lui par Fabrice Courcier qui l’avait coaché à Orchies.
En tant que joueur il a fallu qu’il trouve ses marques comme tous les nouveaux en début de saison, surtout qu’il a un jeu un peu atypique. Il faut lui laisser le temps car au final il apporte vraiment une plus-value à l’équipe que ce soit en attaque mais aussi en défense. Il a besoin de liberté, on a appris à se découvrir, nous avons mis un peu de temps à trouver nos marques et s’il fait une saison aussi énorme c’est que ses coéquipiers l’ont suivi et accepté complètement son rôle.
Il ne fait pas qu’attaquer, toute la saison c’est lui qui a quasiment toujours défendu sur le meilleur joueur d’en face, il a un état d’esprit irréprochable, il bosse beaucoup. Son professionnalisme le rend légitime dans son rôle aux yeux de ses coéquipiers. 
Il a un très bon shoot à mi-distance mais aussi à trois points, il attaque fort le cercle, pour moi c’est un joueur qui est surdimensionné pour la division.
Au delà du basket, c’est un super mec. Il est humble, gentil, il pense aux autres avant lui, il a toujours un mot pour ses coéquipiers. C’est l’opposé de ce qu’il peut dégager sur le terrain où on peut le penser arrogant. Dans un groupe il est génial.

Un joueur comme cela, c’est difficile à retenir ?
Financièrement on était loin de pouvoir s’aligner sur plusieurs propositions, certaines venaient de Pro B. Rob ne pense pas à très court terme mais plutôt à moyen terme. Il sait qu’il a besoin de la confiance de son coach, il sait qu’il a un jeu atypique et qu’il ne peut pas fonctionner avec tout le monde. C’est surtout un gros compétiteur, un homme de challenge et il a été séduit par le projet de construire l’équipe autour de lui. C’est quelque chose qui se fait très rarement en France de construire autour d’un étranger, il s’est senti valorisé et il a envie d’amener Vitré le plus haut possible.

Il y a eu déjà quelques mouvements dans l’effectif pour la saison prochaine, quelles seront les attentes en 2020/2021 ?
On va déjà essayer de faire aussi bien que cette année voir mieux. Même si on sait qu’avec la crise et les budgets qui baissent on est encore un peu dans le flou. Dans le jeu on veut avoir plus de stabilité, j’ai aussi une volonté d’apporter plus de qualité physique à l’équipe, je suis un coach qui suis plus axé sur la défense donc renforcer cet aspect défensif que l’on avait déjà cette année. 
L’idée c’était d’ajouter des profils un peu plus physiques pour être plus impactant de ce côté là du terrain.

La situation actuelle change t-elle des choses dans la façon de recruter, échanger avec les joueurs ?
Ça change un peu la donne dans la communication mais sinon pas tellement. Je suis quelqu’un qui anticipe, je savais les profils  de joueurs que j’allais chercher depuis un moment. Il y a des contraintes financières qui ont changé bien évidemment mais sur les joueurs et les postes que je recherchais j’étais déjà préparé.
Avec les joueurs, on communique beaucoup sur What’sApp. Au lieu de leur donner un programme de préparation physique je leur donne plutôt des conseils pour faire attention à leur corps. Cela fait 2 mois qu’ils sont chez eux, ils ont perdu en masse musculaire, ils ont perdu en VMA… donc ils ne peuvent pas réattaquer directement comme si de rien était. Je veux surtout faire de la prévention en disant : doucement, chaque chose en son temps.


On entend beaucoup parler de la belle ambiance dans la salle de la Poultière, vous pouvez nous en dire un peu plus ?
J’ai joué à la Poultière la saison dernière avec Feurs, ce qui m’avait marqué c’est que le public est à 50cm, on sent leur souffle dans le dos. C’est vraiment un chaudron, les supporters sont très proches du terrain, il n’y a pas beaucoup d’espace donc quand on joue pour Vitré on se sent porté par ce public.
J’ai l’image du duel entre Turner et Turpin avec le public qui les accompagne, c’était impressionnant.
Il y a un vrai public, 900 abonnés, il y a des gens qui passent la semaine à l’entrainement, beaucoup de bénévoles, il y a un vrai engouement basket ici. On le sent le samedi soir, les gens arrivent tôt, il y a même un peu de monde au shooting du matin.
On affiche salle comble presque tous les matchs, pour de la NM1 c’est formidable. Pour nous c’est vraiment un avantage de jouer à domicile.

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Surtitre: 
NM1 - Saison 2019/2020
Date d’écriture: 
Lundi, 25. Mai 2020
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Julien Cortey revient pour nous sur sa première année sur le banc de l’Aurore, l’impact incroyable de Robert Turner III et les ambitions de Vitré pour la saison prochaine.
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Crédit Photo : Aurore Vitré
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« Les Landes ça respire le basket »

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L’équipe a mis un peu de temps à trouver son rythme en première phase mais a ensuite enchainé beaucoup de victoires à partir de Novembre, il fallait prendre le rythme de la NM1 ?
Oui, déjà on était promu, certains joueurs ne connaissaient pas le championnat, mais le gros souci c’est que l’on a commencé la prépa avec très peu de joueurs. On était 5 joueurs valides, il y avait des blessés, Xane D’almeida était en sélection avec le Sénégal. C’était compliqué car on n’a pas pu travaillé notre collectif avant début Septembre.
On commence la saison avec 3 défaites, mais on ne perd pas de beaucoup donc on n’était pas loin. Quand le rythme est arrivé et que le collectif s’est mis en place, on était mieux. Personnellement je savais que quand tout le monde serait revenu on allait commencer à gagner.
On a retrouvé du jeu à l’entrainement et les résultats ont suivi. La mission maintien a commencé grâce à quelques belles victoires face à des équipes du Top 3, cela a fait du bien au mental et on a surfé sur cette bonne dynamique.

L’objectif de cette saison était le maintien, chose qui a été réalisé après la première phase, une dynamique qui permet d’augmenter les attentes la saison prochaine ?
Cette saison oui l’objectif était le maintien et l’obtenir après la première phase était super. Pour la saison prochaine, on sera sur le même objectif, le club vient de monter, la NM1 c’est nouveau et on doit se structurer pour l’avenir. Je ne veux pas parler de Top 5 ou Top 10, l’objectif sera le maintien. Après on reste des compétiteurs, si on arrive à faire la même saison que cette année et accéder au groupe B, je signe. C’est dommage que cette saison n’ait pas pu aller à son terme, en 2ème phase on aurait pu continuer à faire des coups et aller chercher les playoffs.

Tu as vécu ta 4ème saison avec Dax, qu’est ce qui fait que ce club est particulier ?
Je suis arrivé directement de la Guadeloupe dans le Sud-Ouest au centre de formation à Pau, j’ai fais mes premières classes en professionnel là bas. Après comme tout sportif pro j’ai fait un peu le tour des clubs mais je voulais revenir dans le Sud Ouest. Pour moi cette région c’est chez moi tout simplement.
J’ai eu cette opportunité à Dax car je connaissais le coach et quelques joueurs. Je voulais trouver un club des Landes pour avoir la chance de participer à la Coupe des Landes. Quand tu vois l’ambiance, la ferveur, tu te dis que en tant que compétiteur il faut aller voir cela de plus près. Je suis revenu à Dax pour cette raison mais aussi car j’avais mon projet de reconversion et je voulais trouver le juste milieu avec un club pas trop haut mais pas trop bas pour pouvoir combiner les 2. Dax c’est le meilleur club des Landes, j’ai découvert la ville et les environs. C’est un club familial qui grandit au fur et à mesure des années. Il y a des supporters qui sont vraiment avec nous. Certains posent leur journée au travail pour nous suivre en déplacement. Il y a une grinta sur et en dehors du terrain.
On dit souvent que le Sud Ouest c’est une terre de rugby mais les Landes ça respire le basket, il y a beaucoup de licenciés. Tous les villages ont leur club de basket, il y a beaucoup de derby. Beaucoup de joueurs qui sont partis pour aller chercher un niveau plus haut reviennent en fin de carrière pour aller décrocher le Graal qui est la Coupe des Landes.

Tu peux nous en parler de cette Coupe des Landes qui est si spéciale pour le département.
En tant que professionnel j’ai joué une coupe d’Europe avec Pau, j’ai fait un championnat d’Europe avec l’Equipe de France en jeune, des gros tournois comme le Quai 54, mais quand tu arrives ici et que tu entends parler de la Coupe des Landes c’est quelque chose. J’ai l’impression de vivre des ambiances comme on peut voir en Euroleague avec des supporters qui sont prêts à bruler la salle (rires). La Coupe c’est ça, tu es transcendé par ton public pour eux c’est la Coupe du Monde des Landes alors que c’est une coupe départementale. On a l’impression de jouer une coupe nationale.
Quand une NM2 rencontre une équipe de plus bas niveau tu commences avec des points de retard, si tu ne te mets pas en mode guerrier de suite, tu peux te faire avoir. On est en mode tranchée, tout le monde joue pour le maillot et la fierté de son village. Je suis guadeloupéen et j’ai eu la chance de soulever la coupe plusieurs fois, mais quand tu es landais c’est un rêve.
C’est vraiment quelque chose à venir voir. L’année dernière on a joué la finale dans les arènes de Dax avec plus de 8000 personnes, l’écran géant au dessus du terrain, pour une coupe départementale… Avoir vécu ça c’est énorme, je n’avais jamais vu ça.

À côté du basket tu es coach sportif, tu peux nous en dire un peu plus là dessus ?
Oui je suis revenu dans le Sud Ouest car j’ai un projet de reconversion. J’ai passé mon diplôme d’état de préparateur sportif. A côté du basket je travaille en tant que coach sportif. Une carrière de basketteur n’est pas éternelle, donc je prévois déjà mon après.
Je suis toujours en formation, j’apprends beaucoup de nouvelles choses. Le projet est de travailler sur la préparation sportive et la ré-athlétisation, c’est quelque chose qui me touche ayant subi déjà quelques blessures.
Depuis 3 ans je travaille avec les U15 du club de jeunes de Dax, j’accompagne les joueurs d’un point de vue mental et physique tout au long de la saison.

L’arrêt des compétitions et le confinement étaient des moyens pour toi de bien développer cette autre carrière ?
Oui c’est un bon moyen car le basket prend tu temps, avec les entrainements et les déplacements. L’arrêt m’a permis d’accélérer mes projets côté coaching sportif. J’ai fais beaucoup de cours par visio-conférence sur mes réseaux. J’avais prévu de lancer ces choses là cet été après la saison mais le fait de ne plus jouer a accéléré les choses c’est certain.

Retrouvez les programmes de Tanguy Ramassamy sur facebook : TanguyRamassamyPersonnalTrainer ou sur instagram : TanguyRamassamy

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NM1 - Saison 2019-2020
Date d’écriture: 
Vendredi, 15. Mai 2020
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Au club de Dax depuis 4 saisons, Tanguy Ramassamy nous parle de la première belle saison du DGB en NM1, mais aussi de la magie de la Coupe des Landes et de son projet de reconversion.
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Photo : Nguyen Tuan

« Cette saison m’a beaucoup aidé »

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Comment se passe le confinement de ton côté ?
Je suis à Paris avec ma famille, tout va bien. Cet arrêt me permet d’être plus avec eux ce qui est compliqué pendant la saison. J’ai la chance d’avoir un panier de basket donc je continue de m’entrainer, je fais des séances de sport avec un préparateur physique par vidéo conférence. Je fais un peu de peinture aussi pour aider ma mère et je profite du jardin avec mes petits frères.

Tu étais cette année prêté de Boulazac à Tarbes Lourdes, comment s’est passée ton intégration dans le groupe ?
Très bien, on était une équipe jeune donc on avait beaucoup de points communs. Je me suis tout de suite bien intégré dans le groupe, c’était ma première saison en tant que vrai joueur professionnel et tout s’est bien passé.

Ce passage en NM1, une experience importante pour ta progression ?
Oui c’était une étape importante, je sortais d’Espoir, je voulais jouer en Pro mais il fallait que je continue de progresser donc il fallait que j’aille dans une équipe qui allait me faire confiance qui allait continuer à me développer tout en me faisant jouer. Plutôt que d’aller en Pro B et ne pas être certain du temps de jeu, la NM1 c’est un super championnat pour continuer son développement, c’est un championnat dur, intense, physique et cela m’a beaucoup aidé cette année dans mon développement.

Cette saison a été marquée par un changement de coach à Tarbes-Lourde, en tant que jeune joueur c’était quelque chose de troublant ?
Non ce ne m’a pas plus touché que cela, c’est quelque chose qui fait partie du sport. Le nouveau coach était étranger donc c’était un peu bizarre au début, c’était la première fois que c’était un étranger qui me coachait, mais cela s’est très bien passé. On s’est vite bien entendu, et ça nous a relancé.

L’équipe a bien fini la première phase, vous montiez en puissance …
Oui, à partir du moment où le nouveau coach est arrivé il a mis une hiérarchie en place, il a redonné confiance à certains joueurs, comme moi, qui ne l’étaient pas forcement depuis le début de la saison. Il nous a dit de jouer notre basket et à partir de là on a commencé à gagner des matchs, à remonter dans le classement jusqu’à se qualifier pour la poule du milieu.

Pour toi, il y avait un coup à jouer en 2ème phase ?
Franchement je pense qu’on aurait pu faire les playoffs. On était dans une bonne dynamique, petit à petit les équipes ont commencé à nous respecter, on remontait dans le classement. Je suis persuadé que l’on se serait qualifié pour les playoffs.

Tu étais l’été dernier avec l’EDF U20, dans le futur c’est un objectif pour toi de retrouver ce maillot bleu ? En 5x5 ou 3x3.
Oui c’est toujours un objectif. J’ai fait les championnats d’Europe avec les U18 en 3x3, j’ai tout donné la saison suivante pour prétendre à une sélection en U20. C’est un objectif personnel mais aussi une fierté de pouvoir porter le maillot bleu, pour la France mais aussi pour la famille et les proches. Ce sont des belles expériences aussi avec des bandes de potes. En temps normal on joue les uns contre les autres, et là on se retrouve ensemble. 3x3 ou 5x5, si on m’appelle je répondrai présent.

Concernant la saison prochaine, tu sais déjà où tu évolueras ?
Pour le moment je ne sais pas encore, surtout avec la crise il est difficile pour les clubs de se positionner. Pour le moment, ma priorité c’est de trouver un projet pour continuer à me développer.

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Surtitre: 
NM1 - Saison 2019-2020
Auteur: 
Nicolas Baslé
Date d’écriture: 
Lundi, 11. Mai 2020
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Prêté par Boulazac (Jeep Elite) à Tarbes-Lourdes (NM1), Dylan Affo Mama (20ans) a réalisé une saison pleine pour une première experience au niveau professionnel. Avec les U20 de l’Equipe de France l’été dernier, il a toujours le maillot bleu dans un coin de sa tête.
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Crédit photo : Edith.L
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« Je voulais rester à Orchies pour confirmer »

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Tout d’abord comment se passe le confinement pour toi ?
Je suis à côté d’Orchies, pour le moment tout se passe bien, je suis avec ma copine et mes deux chiens, on sort seulement pour aller faire des petites courses. On regarde beaucoup de séries et de films, j’ai de la chance d’avoir un jardin donc je continue à faire un peu de sport, je vais courir à côté aussi. La seule chose qu’il manque c’est un panier. Tout se passe bien mais j’ai hâte de pouvoir reprendre une vie normale.

D’un point de vue collectif Orchies finit avec un bilan de 15V-11D, une première partie de championnat satisfaisante ?
L’objectif du début de saison était de faire mieux que l’année dernière. On était dans le groupe A et on avait perdu en ¼ de final des playoffs. Donc cette saison on visait le Top 5 encore une fois.
On a eu quelques difficultés comme notre intérieur étranger qui n’a pas été qualifié en début de championnat. On avait gardé pas mal de joueurs de la saison dernière donc on se connaissait bien, on s’entendait bien, on avait vraiment un bon groupe et on savait qu’on pouvait faire la différence avec cela.
On a eu une saison compliquée avec pas mal de blessures, on a toujours eu un groupe limité. D’un point de vue sportif, les résultats étaient plutôt satisfaisants, après avec les points de pénalités c’était une autre histoire.

Individuellement, était-ce ta saison la plus aboutie ?
Individuellement j’étais très bien. La saison dernière j’avais très bien commencé aussi puis je m’étais blessé donc je n’avais pas forcément bien pu finir la saison. Je voulais rester à Orchies pour confirmer, je savais qu’en restant ici j’aurais du temps de jeu et que je pourrais m’exprimer. Je pense que c’était ma meilleure saison, déjà statistiquement mais aussi par rapport à mon apport global sur le terrain, je pense que c’était la plus aboutie. C’est dommage qu’elle n’ait pas pu aller au bout.

Etre le 2ème meilleure scoreur de la division et 1er français, c’était dans un coin de ta tête en début de saison ?
Je ne me fixe pas d’objectif de points, j’essaye plus de jouer mon jeu. Je ne suis pas un « croqueur », je n’ai pas cette réputation là, je suis plus un joueur collectif, après je pense que cette saison l’équipe avait besoin de moi dans le scoring. Les gars autour de moi me faisaient confiance, mais dans ma tête ce n’était pas un objectif. C’est vrai que cela fait toujours plaisir d’être dans ces classements et je suis content que cela soit reconnu un peu.

Après 4 saisons en NM1 en constante progression quels sont tes objectifs pour la suite ?
Pour la saison prochaine je sais que je ne serai plus à Orchies. Je recherche soit un projet en NM1 qui souhaite rapidement monter en Pro B, soit aller en Pro B directement mais dans une équipe où j’aurai des responsabilités car je pense que j’ai prouvé que je pouvais en avoir.
A moyen terme je ne sais pas encore, je prends saison par saison et je regarde ce que sont les meilleures opportunités pour moi. Je veux juste jouer chaque saison, donner le meilleur et on verra après.

Du point de vue d’un joueur qui est libre de tout contrat, la situation actuelle a t-elle un impact ?
De mon côté je n’ai pas été impacté, dès que la saison a été arrêtée j’ai eu rapidement des contacts avec différents clubs. Les interrogations sont surtout par rapport à quand la saison va commencer et comment les budgets des clubs vont être impactés.

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NM1 - Saison 2019-2020
Date d’écriture: 
Vendredi, 8. Mai 2020
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Performant mais gêné par les blessures la saison passée, Jéremy Ricard-Dorigo était cette année le meilleur marqueur français de la division avec 18 points par
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Crédit photo : Gérard Héloïse

"On a vite senti qu’il pouvait se passer quelque chose"

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*Propos recueillis le 01/05/2020

Est ce que c’était une surprise de retrouver votre équipe a ce niveau ?
Une surprise d’être dans le Top 5 ? Objectivement oui, si on m’avait dit en début d’année que l’on finirait dans le Top 5 avec le recrutement tardif que l’on a fait et avec le fait d’avoir su très tard notre accession en NM1 j’aurais signé tout de suite. C’est vrai que l’on n’avait pas les noms les plus référencés de la division mais on a réussi à avoir des joueurs complémentaires. La mayonnaise a plutôt bien prise dès le début de la saison, on était à 1 victoire et 2 défaites mais on avait joué Pont de Cheruy chez eux et cela s’est joué dans la dernière minute et on avait bien tenu face à Saint Vallier donc on a vite senti qu’il pouvait se passer quelque chose.
On a réussi à aller arracher quelques résultats à l’extérieur ce qui nous a permis de vivre une saison qui était au delà de nos espérances du début de saison, mais qui était méritée aux vues de ce que l’on a proposé tout au long de l’année.

Quel était l’objectif du club en début de saison ?
On va dire qu’il y a deux objectifs en NM1 : les équipes qui veulent être dans le Top 5 pour jouer la montée et les autres qui veulent éviter de se faire peur et être dans le groupe C. L’objectif c’était de renter dans les 10 pour donner au club le temps de se structurer après une intersaison où l’on a du faire un peu tout dans l’urgence. L’idée était de se maintenir rapidement.

Les attentes vont elles monter la saison prochaine ? Le club se voit-il jouer la montée d’ici quelques années ?
Avant de parler de montée il faut faire les choses par étape. Il faut que le club se stabilise, on a la chance depuis 2 ans d’avoir une dynamique positive à Avignon, on a fait une très bonne saison en NM2, on a fait une très bonne saison en NM1, on sent un petit engouement qui est entrain de se créer au niveau des supporters et des partenaires. J’espère que la crise que l’on traverse actuellement ne va pas trop ralentir cet élan mais la première des choses est de stabiliser ce club de l’USAP en NM1 qui est déjà un très bon niveau où il y a un spectacle de qualité. Si structurellement on avance pourquoi pas aller regarder au dessus mais ce n’est pas la priorité du club pour le moment.

Comment vous avez réagi à l’arrêt des compétitions ? Sûrement un peu de frustration de ne pas jouer les playoffs ?
La première chose c’est le pragmatisme, où l’on se dit que l’aspect sanitaire est bien évidemment prioritaire. Le deuxième point c’est vrai qu’avec la saison que l’on vivait, la bonne dynamique du groupe sur et en dehors du terrain, ce rôle de « petit poucet » du groupe A, c’est vrai que l’on était impatient de se frotter aux gros budgets de la poule A et de voir si on pouvait rivaliser. Il y a une part de frustration de ne pas avoir pu aller au bout de l’aventure mais ce qui prime maintenant c’est la fierté de ce que l’on a réalisé.

Comment en tant que coach vivez-vous cette période ? Il va falloir reconstruire un effectif avec sûrement des inconnus au niveau budgétaire?
Je suis certainement le coach le plus préparé à cela de France. La saison dernière j’ai connu les mêmes incertitudes. Jusqu’au 1er Aout on ne savait pas si on allait évoluer en NM1 ou NM2, j’avais 5 joueurs sous contrat et derrière il fallait faire des plans en fonction des 2 divisions avec des variables budgétaires. Ce que je regarde en premier actuellement c’est de voir les joueurs qui sont sous contrat et essayer de définir des profils de complémentarité, je regarde l’état du marché tout simplement.
C’est vrai que ce n’est pas évident car pour le moment on ne sait pas quand le championnat reprendra, nous n’avons pas pour le moment l’enveloppe budgétaire définitive, donc c’est important d’être à l’écoute de ce qui se fait à droite gauche, et se préparer à être réactif. Il faut prendre son mal en patience et se préparer le mieux possible.

Comment se passe le confinement de votre côté ?
Le gros point qui est différent pour nous sportif de haut niveau c’est de passer plus de temps en famille. Le fait de faire les devoirs avec les enfants, de passer beaucoup de temps à la maison c’est génial. Pendant la saison on est assez souvent sur la route pour des déplacements, il y a les entrainements, c’est un métier passion mais il y a des contraintes de temps. On peut rattraper des moments en famille que l’on ne pouvait pas avoir aussi fréquemment pendant la saison.

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NM1 - Saison 2019-2020
Date d’écriture: 
Mardi, 5. Mai 2020
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Invité en NM1 à la dernière minute l’été dernier, l’USAP a surpris tout le monde en allant chercher une place dans le Top 5 de sa poule. François Sence, sur le banc depuis deux saisons, nous parle de la belle saison de son équipe mais aussi des perspectives d’avenir pour le club.
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Photo: US Avignon Pontet

« Les supporters du Nord sont des gens qui connaissent le basket »

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Le SOMB a joué les premiers rôles en première phase, qu’est ce qui a bien marché cette année ?
On a eu un groupe qui s’est super bien entendu du début à la fin. On était vraiment une bande de potes mais cela ne nous empêchait pas de nous pousser pendant les entrainements. Il y avait vraiment un esprit de compétition pendant la semaine et c’est cela qui nous a amené à faire de bons résultats. On a eu quelques faux-pas mais on sait comment est ce championnat, tout peut se passer. Par exemple on a perdu à Vanves alors que le week-end précédant on battait Le Havre.

Tu es au club depuis 3 saisons, cette équipe était la mieux construite pour toi ? La plus compétitive ?
Oui. On avait une équipe qui avait trouvé son identité qui était la défense. On était capable de mettre des points mais on affichait toujours une capacité à pouvoir stopper l’adversaire. Même contre les grosses équipes on a rarement pris des cartons et c’était vraiment ça notre force.

L’objectif du club est clair, le SOMB vise la montée, quelque chose d’atteignable dès la saison prochaine ?
Actuellement l’effectif n’est pas complet donc je n’ai aucune visibilité sur quelles seront les forces de l’équipe la saison prochaine. La moitié de l’effectif est à refaire. J’imagine que le coach et les dirigeants vont mettre tout ce qui est en leur pouvoir pour avoir une équipe encore compétitive et viser le haut de tableau. Quelques clubs ont déjà avancé, nous, les dirigeants veulent faire attention et prendre leur temps.

On parle beaucoup des belles ambiances dans les salles du Nord, tu as joué à Gravelines, Orchies et maintenant Boulogne-sur-Mer, tu peux nous en parler un peu ?
Comme je le dis souvent, les supporters du Nord sont des gens qui connaissent le basket, des passionnés et c’est souvent à double tranchant. Ils vont pousser énormément quand les joueurs se battent sur le terrain, mais au contraire ils vont voir très vite si il y a des joueurs qui ne se donnent pas à fond, ils sont très exigeants et ne vont pas hésiter à nous le dire. Mais on ne peut pas en vouloir aux supporters d’être passionnés, au contraire, on a besoin de cela pour avancer.
Les derbys c’est quelque chose de spécial. Malheureusement nous n’étions pas dans la poule d’Orchies mais on a pu vivre un derby en Coupe de France contre Le Portel et c’était incroyable.

Personnellement tu as encore réalisé une saison solide, quels sont tes objectifs à moyen et long terme pour ta carrière ?
Mon objectif est de remonter en Pro B mais pas forcément le plus rapidement possible car actuellement je suis dans une équipe et dans une division où j’ai des responsabilités. Mon objectif est de pouvoir monter avec un club, j’ai envie de vivre une saison en étant un joueur majeur d’une équipe qui joue le titre. A Boulogne c’est l’objectif, on a échoué 2 fois en demi-finale, cette saison je nous voyais vraiment aller au bout. Mon objectif est vraiment de trouver le meilleur projet. 

Comment se passe le confinement de ton côté ?
J’ai la chance d’avoir des jumelles de 2 ans qui me prennent énormément de temps donc je ne m’ennuie jamais, on s’occupe d’elles avec ma femme. J’ai redécouvert aussi la PlayStation, je n’y avais pas touché depuis longtemps. Comme beaucoup de monde je me suis lancé dans « The Last Dance » aussi.

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Surtitre: 
NM1 - Saison 2019-2020
Date d’écriture: 
Dimanche, 3. Mai 2020
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Au club du SOMB depuis 3 saisons, Hugo Dumortier reste l’un des piliers du club. Il nous parle de ses objectifs, des ambiances des salles du Nord et du beau parcours de l’équipe cette saison.
crédit: 
Photo: Audrey Akakpo

« Le coach voulait que je prenne mes responsabilités »

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Tu as grandi au Canada, peux-tu revenir sur ton parcours ?
Je suis d’origine française mais j’ai grandi au Canada, j’ai fait toutes mes études là bas et j’ai été à l’université de Carlton qui se situe à Ottawa. J’ai passé 5 ans en universitaire puis j’ai commencé ma carrière professionnelle en 2016 à Epinal avec le GET Vosges. C’était une bonne experience même si un peu difficile car j’ai du changer de position. À l’université je jouais plus poste 4 et j’ai du m’adapter pour jouer sur le poste 3. On a fait plutôt une bonne saison avec Epinal puis j’ai décidé de continuer ma carrière au Canada les deux saisons suivantes.
Cette année j’ai décidé de revenir en France, j’ai remarqué que c’était ici que je voulais faire ma carrière, j’aime beaucoup la France j’ai de la famille aussi ici donc c’est super que je puisse les voir. La NM1 c’est une bonne ligue, elle a changé depuis mon passage en 2016 mais cette saison était encore une bonne experience pour moi.

Quelles différences peux-tu noter entre la formation en France et au Canada/Etats-Unis ?
On dit souvent que le basket américain est plus athlétique et moins structuré, mais à l’université où j’ai évolué il y avait un système très précis qui ressemble beaucoup au basket européen donc pour moi cela n’a pas été un énorme choc.
Par contre je vois vraiment la différence entre le basket proposé au Etats-Unis et le basket européen. En Europe c’est beaucoup plus structuré, il y a beaucoup moins de un contre un.

Tu étais cette saison le joueur le plus utilisé dans ton équipe (37 minutes de temps de jeu de moyenne), tu avais vraiment un rôle de leader ?
Le coach m’avait prévenu qu’il voulait que je prenne mes responsabilités assez vite. Je suis arrivé tard pendant la préparation car j’avais ma saison au Canada, mais dès mon arrivée le coach voulait que je comprenne bien les systèmes et notamment quelques situations où je pouvais être agressif. Grâce au coach, cela a été facile pour moi d’agresser le panier et de prendre mes responsabilités. Je pense qu’il m’a beaucoup aidé tout au long de la saison.

Mulhouse a alterné le bon et le moins bon (13V, 13D) mais avait assuré sa place dans le groupe B, on peut dire que c’était une première phase réussie ?
Oui je pense que le club était satisfait de notre parcours jusqu’à présent. Se qualifier pour la poule du milieu, se battre pour une place en playoff c’était l’objectif pour cette première saison en NM1.On était sur une bonne dynamique à la fin de la phase 1 et je pense qu’on avait tous hâte de débuter la phase 2 et de pouvoir se mesurer aux équipes de l’autre poule. Mais je pense qu’au niveau des objectifs on a bien rempli notre mission.

Quels sont tes objectifs pour l’avenir ? T’installer durablement en NM1 ou aller voir plus haut ? Dans un autre pays ?
Pour le moment j’aimerais voir ce qui se passe en France, j’aimerais voir si la Pro B est une possibilité pour la saison prochaine. A long terme j’aimerais faire carrière en Jeep Elite si cela est possible. Mais si tout se passe bien je vise la Pro B pour la saison prochaine.

Comment se passe le confinement à Montréal ? Quelles sont les mesures là bas ?
Il y a quelques mesures à suivre oui mais c’est plus relax qu’en France. Quand j’étais à Mulhouse c’était très strict, il y avait un couvre feu, on devait avoir une autorisation pour sortir. A Montréal ce n’est pas vraiment le cas, bien sur on est très fortement conseillé de rester à la maison et dans les magasins il y a une réglementation sur la distance entre les personnes.  On peut toujours aller dans les parcs pour se balader, courir mais nous n’avons pas accès aux terrains de jeux ou aux playgrounds.

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NM1 - Saison 2019-2020
Date d’écriture: 
Vendredi, 1. Mai 2020
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Guillaume Payen-Boucard est un profil atypique en NM1. Franco-canadien, il a grandi outre Atlantique et vivait cette saison sa 2ème experience en France. Plus gros temps de jeu de la division, il s’est vite imposé comme l’élément principal de cette équipe de Mulhouse.
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Photo: Gérard Héloïse

« La NM1 n’est pas un championnat facile »

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Tu as signé l’été dernier à Caen après 6 ans du côté de Blois, tu cherchais un nouveau challenge dans ta carrière ?
Oui, on peut dire qu’à Blois j’avais presque fait le tour et il fallait que j’aille voir ailleurs. Je pense que pour moi il était temps de partir, c’était la fin d’un cycle là- bas.
Le projet du CBC m’a intéressé, ils descendaient de Pro B et voulaient remonter immédiatement donc c’était un choix logique pour moi car je ne voulais pas arriver dans une équipe qui n’avait pas l’ambition de monter.

Tu as signé pour plusieurs saisons au CBC, c’est un projet qui est solide ?
Oui c’est un beau projet. Ils se sont donné les moyens de remonter cette année en montant une grosse équipe sur le papier. Ce qui nous a fait défaut c’est que la mayonnaise n’a pas forcément bien prise. Je pense que cela s’est assez vite ressenti sur le terrain et ça nous a coûté cher sur certains matchs.

Comment tu définirais la première phase de l’équipe d’un point de vue collectif ?
C’était un peu les montagnes russes, il y a eu un peu de tout. Parfois on était bien sur certains matchs et les matchs suivant c’était l’opposé de ce qu’on avait produit la semaine d’avant. Donc je pense que ce n’est pas facile à évaluer et je pense que tout cela était lié à notre manque de cohésion et sur les matchs compliqués on n’était pas forcément soudés tous ensemble.

Tu as été champion de Pro B 2 fois, une fois champion de NM1, tu vises à nouveau un titre la saison prochaine ?
Oui c’est clairement l’objectif du club, après on sait très bien que la NM1 n’est pas un championnat facile et que toutes les équipes sont difficiles à battre. Il ne faudra pas arriver « la fleur au fusil » comme, je pense, on a pu le faire cette année en début de saison, ce qui nous a coûté cher. Il va falloir aller à la guerre car on sait que dans ce championnat il faut se battre du début à la fin.

Comment t’occupes tu pendant cette période particulière ?
Je suis resté à Caen, comme beaucoup de monde je fais un peu de sport même si ce n’est pas tous les jours facile mais j’essaye de faire quelques activités sportives. Je regarde quelques séries : Casa de Papel, Toy Boy, Empire et Elite.

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NM1 - Saison 2019-2020
Date d’écriture: 
Mercredi, 29. Avril 2020
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Arrivé cette saison au Caen Basket Calvados, Florian Thibedore revient sur les ambitions du club normand et nous parle de la première partie de saison en dents de scie pour un prétendant à la montée.
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Photo: Caen Basket Calvados

« L’Équipe de France militaire ? Humainement vraiment quelque chose d’énorme »

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Collectivement qu’est ce qui a bien marché à Angers cette saison ?
Ça a pris tout de suite entre les joueurs, tout le monde a trouvé sa place très rapidement. Dès la préparation on a pu travailler dans de bonnes conditions et on a ressenti cela sur le terrain pendant la saison.

L’arrêt des championnats a coupé cette bonne dynamique, comment a réagi l’équipe ?
Ça n’a pas été facile, on se posait beaucoup de questions, on voyait des grands championnats s’arrêter comme la NBA et nous, on continuait à préparer notre premier match de la deuxième phase, donc ce n’était pas une situation facile. C’était une semaine particulière car on allait lancer cette deuxième phase tout en ayant en tête le fait que l’on pourrait s’arrêter à tout moment.
Une fois que tout s’est déclenché et que la fédération a décidé de tout stopper c’était plus simple de notre côté. Pour moi la décision prise est la meilleure option par rapport à la situation sanitaire que l’on est en train de vivre.  

Personnellement tu as réalisé encore une saison solide, quelles sont tes ambitions à ce stade de ta carrière ?
Mon ambition comme depuis quelques années c’est d’aller jouer en Pro B, c’est un championnat que je n’ai pas découvert et au fond de moi j’ai cette envie de me tester au niveau supérieur pour n’avoir aucun regret à la fin de ma carrière.

Toi qui connais bien ce championnat de NM1, comment  vois tu évoluer la division ?
Il y a beaucoup d’équipes qui veulent monter, après personnellement je ne suis pas fan de la formule et de la constitution des poules. Cette saison il y avait 6 prétendants à la montée dans la poule A et seulement 2 dans la poule B. Rester sur un mode géographique sera compliqué à l’avenir car il y a de plus en plus d’équipes avec des gros budgets et des beaux projets.
Après la phase qui est la plus passionnante reste la 2ème phase. Malheureusement on n’a pas pu la commencer, se retrouver entre les 10 meilleures équipes de la division cela aurait été vraiment intéressant.
Pour la saison prochaine c’est une bonne chose que tous les matchs soient pris en compte pour la deuxième phase car il y avait certains matchs qui ne valaient pas grand chose jusqu’ici. Le fait d’enlever les plateaux et de partir sur des playoffs en 3 matchs dès les 1/8ème de final est aussi quelque chose que j’aime beaucoup. C’est une façon de récompenser le public et les partenaires.

Tu as été joué avec l’EDF militaire pendant la saison, tu peux nous en dire un peu plus là dessus ?
Oui, depuis cette année je fais partie de l’Équipe de France militaire, je m’y suis engagé jusqu’aux prochains jeux militaires de 2023. Sur les 12 joueurs cette année il y avait 3 réservistes : mon frère, Kevin Bichard et Tanguy Ramassamy qui joue à Dax. L’équipe peut compter jusqu’à quatre réservistes et le reste ce ne sont que des militaires : des gendarmes, la marine, l’armée de terre et les pompiers de Paris. On devait faire les championnats du monde fin Juin mais cela a été reporté pour le moment. Sinon chaque été il y a un tournoi sur la base militaire de l’OTAN, et en plus de cela il y a des tournois mondiaux ou européens. Tous les 4 ans il y a les jeux militaires. En 2019 c’était en Chine avec plus de 200 000 militaires présents.
Pour nous c’est vraiment différent du contexte professionnel où les statistiques de chacun comptent car tout le monde a sa carrière. En Equipe de France tu défends juste ton maillot et ton pays, point barre. Humainement c’est vraiment quelque chose d’énorme.

Quelles sont tes occupations pendant cette période de confinement ?
Je suis resté à Angers car ma femme continue à travailler. J’ai la chance d’avoir un grand balcon et d’être dans une résidence donc avec un jardin. Je peux prendre l’air avec mon fils et continuer de m’occuper de  lui.

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NM1 - Saison 2019-2020
Date d’écriture: 
Samedi, 25. Avril 2020
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Jérémy Bichard était l’un des hommes fort de l’EAB Angers cette saison. Il réagit à l’arrêt des championnats, nous explique également son engagement avec l’Équipe de France militaire et ses projets pour sa carrière.
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Photo: Flou2

« La santé de tout le monde passe avant le sport »

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Comment s’est passée ton arrivée à Saint Vallier l’été dernier ? Tu arrivais d’une équipe de Saint-Quentin qui venait de gagner les playoffs.
On ne va pas se le cacher, quitter un groupe aussi soudé et avec une montée acquise après une victoire de un point en finale des playoffs ce n’est jamais facile. Les circonstances ont fait que je n’ai pas eu trop le choix mais j’ai eu la chance de retrouver un projet similaire à Saint Vallier, c’est à dire une volonté de monter. Tout c’est bien passé, je connaissais déjà Vincent Ateba et Ludovic Chelle, mon rôle en tant que poste 4 était très clair dès  le début : apporter toutes mes qualités pour faire en sorte que l’équipe atteigne son objectif.

C’était ta 5ème saison de suite en NM1, c’est une division dans laquelle tu te retrouves bien ?
Oui bien sûr. Je me sentais bien en Pro B aussi mais j’ai du redescendre suite à une blessure et une opération à la cheville. Il fallait que je me relance mais au final je m’y retrouve vraiment bien dans cette division qui d’année en année devient de plus en plus compétitive.

Pour toi, comment la division évolue au fur et à mesure des années ?
Passer à 28 équipes a accentué les écarts entre les équipes du haut de tableau et les équipe du bas de tableau. Ne pas jouer contre tout le monde en première phase peut être aussi dur à juger.
Après il y a du bon, déjà parce qu’il y a énormément d’équipes de NM1, cela permet à de plus « petites équipes » qui aspirent à grandir de s’encrer dans la division, d’être présentes. Nous joueurs, on voit la formule, mais on n’y pense pas trop. On joue pour gagner tous les matchs, point.

Collectivement, vous avez réalisé une première phase plutôt intéressante, cela devait être frustrant de ne pas pouvoir aller plus loin ?
Oui toujours frustrant, surtout que vers la fin de la phase 1 on savait qu’on allait finir dans le Top 5 et on attendait tous, moi le premier, de jouer face aux équipes de l’autre poule. J’adore les matchs avec de l’enjeu comme cela, je sais que c’est le plus dur et c’est pour cela qu’on joue.
Après je suis quelqu’un de très réaliste, j’ai une très grande compréhension de l’état actuel du monde entier. Avec le Covid-19 c’était tout à fait logique de tout arrêter et la santé de tout le monde passe avant le sport.

Justement, comment tu as réagi à l’annonce de l’arrêt des compétitions ?
C’était d’abord une frustration mais après une compréhension totale. Je suis complètement d’accord avec la décision qui a été prise par la FFBB. Ils ont été assez réactifs pour prendre la décision de tout arrêter.

Quelles sont tes occupations pendant ce confinement ? Tu es resté autour de Saint-Vallier ?
Oui je suis à Saint Vallier, comme tous les joueurs de l’équipe sauf Demond Watt qui est rentré à Chicago pour être avec sa famille. Les journées se ressemblent de plus en plus mais j’essaye de m’occuper, je regarde des séries, je fais des petits workouts, des circuits cardio-training. J’essaye de travailler sur des choses que peut-être je n’aurais pas eu le temps de faire pendant la saison.

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Surtitre: 
NM1 - Saison 2019-2020
Date d’écriture: 
Jeudi, 23. Avril 2020
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Joueur référencé de la division et vainqueur des playoffs la saison dernière avec Saint-Quentin, Desmond Quincy-Jones a trouvé un autre projet ambitieux à Saint Vallier.
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Photo: Christine Van Roy

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