NM1

Les poules NM1 sont là !

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On a déjà hate d'être début Octobre, date du lancement du championnat de NM1. Si on ne connait pas encore le calendrier, qui sera annoncé ulterieurement, on connait la composition des poules !
Deux poules qui ont été construites sur des critères sportifs et géographiques. Ainsi, on aura le droit à quelques beaux derby : en Bretagne, Vendée ou dans le Sud-Ouest dans la poule A, en Normandie, dans le Nord ou en Alsace dans la poule B. 

Poule A :
- Toulouse Basket Club
- Union Tarbes Lourdes
- Dax Gamarde Basket
- JSA Bordeaux
- Stade Rochelais
- Les Sables Vendée Basket
- Vendée Challans Basket
- Etoile Angers Basket
- Union Tours Basket Métropole
- CEP Lorient
- Union Rennes Basket
- Aurore de Vitré
- Vanves GPSO
- Rueil AC

Poule B :
- Caen Basket Calvados
- STB Le Havre
- SOMB Boulogne
- BC Orchies
- Pôle France Basket-Ball
- C’Chartres Basket
- GET Vosges
- Kaysersberg ABCA
- Mulhouse Basket Agglomération
- Besançon AC Basket
- Andrézieux-Bouthéon Loire Sud
- SO Pont-de-Cheruy Chavanoz
- Saint-Vallier Basket Drôme
- US Avignon Pontet

Les calendriers NM1, ainsi que les autres divisions fédérales seront dévoilés à la fin du mois de Juillet ou début Août.

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Surtitre: 
NM1 - Saison 2020-2021
Auteur: 
Nicolas Baslé
Date d’écriture: 
Vendredi, 24. Juillet 2020
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On connait désormais les poules pour la phase 1 de la saison 2020-2021 de NM1. La Commission Fédérale des Compétitions de la FFBB a annoncé ce jour, la composition des poules.
crédit: 
©Olivier Barthon
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« Ce qui m’a attiré c’est ce club omnisport »

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Comment s’est passée votre arrivée à La Rochelle ? Quel a été le process ?
Je me sentais bien à la SIG Strasbourg, il y avait encore de beaux projets qui se poursuivaient mais j’avais envie d’aller découvrir autre chose, je commençais à m’ouvrir l’esprit, sans faire de recherche particulière mais voilà je voulais voir s’il y avait autre chose qui pouvait se présenter.
Dans cette optique-là, le Stade Rochelais voulait développer la partie basket qu’ils ont depuis 2 ans, et ils cherchaient quelqu’un pour piloter le projet.
Pierre Vénère qui est le DG du rugby est passé par le CDES de Limoges deux promotions avant moi donc on avait eu l’occasion de se connaitre pendant ma formation. On est resté en contact, avec Strasbourg on était venu avec le Directeur Développement visiter les structures de La Rochelle. Et quand ils ont cherché quelqu’un pour développer le basket, Pierre Vénère m’a contacté au moment de Noël dernier, je suis allé rencontrer les dirigeants pour qu’ils me présentent le projet et en sortant de cette discussion j’ai accepté leur proposition.

Qu’est-ce qui vous a attiré dans le projet du Stade Rochelais ?
Ce qui m’a attiré c’est ce club omnisport, la capacité de pouvoir participer à un projet où il y a une grosse structure en place. Pour moi c’est l’occasion de rentrer dans le projet, avec l’ambition de monter et de créer une histoire pour le basket avec le Stade Rochelais. En devenant manager général du club j’ai beaucoup plus de champs d’action que ce que je pouvais avoir à Strasbourg où j’étais essentiellement sur la partie commerciale.

Quel sera votre rôle en tant que Manager Général ?
On peut dire que le GM c’est le directeur général. C’est la partie sportive, c’est la partie développement club, développement de la marque Stade Rochelais à travers le basket. Toutes les fonctions support comme la commercialisation, la billetterie, l’administration, les finances etc, viennent du rugby. Tout est géré par le rugby mais il manquait un point de coordination interne au basket pour faire en sorte que toutes les fonctions puissent s’animer entre elles.

Quels seront les premiers « gros travaux » pour le club ?
La priorité ça a été le projet sportif. On a dû le mettre en place à travers le recrutement d’un nouvel entraineur, le recrutement du staff technique et bien sûr des joueurs. Tout cela s’est fait en collaboration avec le président en place Dominique Salbreux pour le staff et ensuite plus avec l’entraineur sur la partie joueurs.

L’équipe prend forme petit à petit, quels ont été les objectifs pendant la construction de ce groupe ?
Tout d’abord on a dû faire avec le budget dont on dispose, de ce côté-là malgré la situation on a eu une bonne évolution. La création de ce poste de GM a motivé l’ensemble des actionnaires pour s’investir plus dans les partenariats club mais aussi en termes de présence et d’activation de réseau pour continuer de faire évoluer le club. Grâce à cela on a pu construire petit à petit une équipe avec de l’expérience et du caractère. L’évaluation de cette saison 19-20 était que l’équipe manquait de caractère et d’intensité. On a donc décidé de chercher des joueurs d’expérience comme Desmond Quincy Jones, derrière ça a déclenché pas mal d’autre chose pour construire une équipe qui a l’ambition sportive de voir vers le haut et aussi ce caractère et cette intensité qui manquait à l’identité du club.

On parle beaucoup des gros clubs en NM1 comme Tours, Le Havre, Angers, etc… Le club de la Rochelle veut-il s’inviter à la discussion de ces tops écuries dans les années à venir ?
Oui l’objectif est clair : On veut être une équipe qui peut être capable de jouer la montée dans les prochaines saisons avec une équipe compétitive. On sait que chaque année il y a 5 ou 6 clubs qui ambitionnent de monter, donc oui on veut s’inviter dans ce groupe là en étant opportuniste. S’il y a une petite porte qui s’ouvre il va falloir que l’on soit prêt à y aller.
C’est pour cela qu’il nous faut des joueurs de caractère, des joueurs qui savent ce que c’est de jouer une montée. On n’y est pas encore aujourd’hui, il y a encore des différences de budget, donc on ne se bat pas forcément encore avec les mêmes armes. A nous de continuer à développer le club pour le préparer aux divisions supérieures.

Vous êtes issu du monde professionnel avec la SIG Strasbourg, comment percevez-vous la NM1 aujourd’hui ?
Il y a une identité du basket en NM1 que j’ai dû m’approprier, j’ai regardé une quarantaine de matchs de la division. Je devais connaître plus les joueurs, connaitre le style de jeu des entraineurs. C’est une division qui n’est pas évidente à jouer car il y a des joueurs atypiques par rapport à la Jeep Elite, qui ont parfois plus de talent mais moins de qualité athlétique. Il y a différents styles de joueur, certain ont tout juste le niveau de la NM1 mais ont un style de jeu où ils peuvent apporter une mission bien précise, ce qui est moins le cas au haut niveau car il faut être plus polyvalent dans le jeu. Le jeu est un peu plus ouvert aussi.
La différence je dirai est surtout sur le fonctionnement et la structuration des clubs.

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Surtitre: 
NM1 - Saison 2020-2021
Date d’écriture: 
Mardi, 7. Juillet 2020
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Arrivé lors de l’inter-saison au Stade Rochelais, Aymeric Jeanneau, a pris ses fonctions de Général Manager depuis quelques semaines maintenant. Il revient avec nous sur les motivations de sa venue et les ambitions du club pour les saisons à venir.
crédit: 
Crédit photo : Jean-Christophe Sounalet
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« Viser des places plus hautes que la poule intermédiaire »

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Tu es à l’ABLS depuis de nombreuses années, quel bilan tires-tu de cette courte saison 19/20 ?
Sur la saison on a eu un peu de mal au démarrage, après vers le milieu de la première phase on a fait des belles performances. On a gagné à Saint Vallier par exemple c’est une victoire qui nous a bien relancé. Sur la fin de la saison on s’écoule un peu à nouveau, c’est dû au fait que l’on voulait mettre un nouveau principe de jeu pour préparer la 2ème phase. Le coach a tenté des choses sur la fin de la première phase pour lancer au mieux la 2ème partie de saison. On était impatient d’essayer d’aller chercher une place en playoffs.
C’est un bilan mitigé, on a eu des hauts et des bas, un peu de frustration par rapport à l’arrêt de la saison et le fait de ne pas pouvoir aller plus loin mais cela fait partie des aléas de la vie et il était nécessaire d’arrêter la saison.


Tu as été formé au club, peux-tu nous parler de ton parcours et de l’évolution du club ?
J’ai commencé le basket tout petit dans le club de mon village, je suis arrivé à Andrézieux en Cadet France, puis junior où le club était en union avec La Pontoise. Il y avait un projet jeune déjà très important pour les former et par la suite pouvoir alimenter les équipes 1. C’est ce que j’ai eu la chance de faire. J’ai commencé par de la Nationale 3, puis j’ai vite intégré le groupe de Nationale 2. Ce processus, c’est ce que je mets souvent en avant car ce n’est pas partout qu’on laisse la chance aux jeunes de cette manière. Les 2 clubs se sont séparés et moi j’ai continué avec Andrézieux en N2, l’objectif était de monter en N1 et d’avoir une équipe réserve constituée de jeunes en N3.
J’ai connu la montée en N1, j’ai disputé une saison puis j’ai dû prendre un peu de recul car je faisais des études de kiné mais je suis quand même resté proche du groupe pour palier à certaines blessures. L’année d’après j’ai basculé à nouveau à fond avec l’équipe, et cette saison aussi.

Le club a-t-il les moyens de s’installer durablement en N1, voir d’aller chercher plus haut ?
Sur du court terme le club veut vraiment avoir des bases solides, la différence entre N2 et N1 est assez importante en terme de niveau mais aussi en terme de structure. Depuis 5 ans le club a bien réussi cette première étape, maintenant il faut se structurer encore plus autour de l’équipe N1. Le projet à court terme c’est de viser des places plus hautes que la poule intermédiaire évidemment, donc le Top 5, et à long terme pourquoi ne pas viser la Pro B.
Le club à la chance d’avoir un palais des sports qui est dédié uniquement au basket ce qui n’est pas le cas partout.

Tu es kiné à côté du basket, comment réussis-tu à t’organiser ?
Je travaille dans un cabinet en libéral, j’ai une collègue qui est très souple par rapport à mon organisation et mes horaires donc cela facilite les choses. En tant que kiné, on est « livré à nous même » mais il y a de la place pour faire autre chose aussi.
Ma semaine type en général ressemble à cela : le lundi je fais les 2 entrainements, un le matin, un le soir et je vais au cabinet entre les deux. Le mardi et Jeudi matin ce sont plus des entrainements individuels (shooting, muscu) et donc le coach ne me les imposait pas. Après on était sur du collectif le mardi soir, mercredi et vendredi, ceux-là je ne les rate pas évidemment.
Le rythme a été un peu dur à prendre mais on s’y habitue très vite. Quand on jouait le samedi à l’extérieur, je savais que je ne travaillerai pas au cabinet le vendredi pour faire l’entrainement du matin et après partir avec le groupe.

En tant que kiné et basketteur, comment se maintenir en forme pendant cette période pour le basket ?
Notre corps c’est notre outil de travail donc c’est important de continuer l’activité physique. Pouvoir faire des petits footings, il ne faut pas hésiter. Attention à la surcharge de travail car ce ne sont pas les mêmes appuis que dans une salle de basket. J’aime bien faire un peu de course et un peu de renforcement musculaire même sans matériel.
Il faut se maintenir en forme car sinon à la reprise le risque de blessure sera plus important mais ne pas y aller trop fort trop vite.

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Surtitre: 
NM1 - Saison 2019-2020
Date d’écriture: 
Jeudi, 25. Juin 2020
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Formé au club et élément du groupe de la N1 depuis de nombreuses années, Loic Piotrowski nous parle de l’évolution du club ces dernières années, mais aussi de son organisation personnelle entre basketteur et kinésithérapeute.
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« On a été un peu trop timide »

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Comment s’est passée cette première expérience en NM1 pour le club ?
Je pense que l’on a été un peu trop timide. Tout de suite par rapport à la composition des poules, cela ne nous a pas cassé mais ça a été peut être un alibi. En plus de cela, sans joueur étranger, on avait un peu cette étiquette de promu à qui on promettait pas mal de difficultés et on ne l’a pas renié.
Quand on perdait, on se disait que l’on était dans une poule compliquée avec Boulogne, Caen, Le Havre etc… Sur le début de championnat on a été un peu trop complexé. Le premier match on avait bien imaginé le prendre à domicile face à Vitré et cela nous a fait mal de le perdre avec un tel écart surtout qu’on allait à Boulogne et on recevait Le Havre juste après. Moi le premier on a été un peu  trop respectueux de l’adversaire et un peu trop dans cette mentalité de « jouer le maintien ». Du coup en revenant le lundi à l’entrainement on n’avait pas forcément la rage que l’on avait la saison dernière en NM2.
Sur le début des matchs retours on a vu que l’on était capable de jouer les yeux dans les yeux avec n’importe quelle autre équipe, on bat Boulogne et Angers chez nous, et à l’extérieur on était souvent dans les matchs.

Après des débuts compliqués, l’équipe a trouvé son rythme, surtout à domicile.
Oui surtout à domicile, malheureusement on n’a pas réussi à prendre de match à l’extérieur, on perd à Lorient au buzzer sur un rebond, à Challans c’est après prolongation. A domicile oui, car on avait un jeu basé sur l’adresse, et cela nous convenait mieux à domicile.

Raphaël Desroses est l’un des « gros CV » de NM1, qu’est ce qu’un joueur comme lui apporte à un groupe ?
Beaucoup de choses, c’est un grand monsieur du basket. C’est de l’experience, c’est de la sécurité, il rassure, il encourage. Que ce soit avec les joueurs ou avec le staff il apporte son expérience. Surtout que j’ai un fonctionnement où j’aime bien communiquer et discuter avec mes joueurs donc il m’aide aussi au quotidien. C’est vraiment un gars génial, un compétiteur. Pour un groupe et pour un coach c’est une plus-value inestimable.

Le groupe a progressé ensemble et vous gardez une grande partie de l’effectif, de bon augure pour la saison prochaine ?
Oui dans un premier temps on va viser le maintien à la fin de la première phase, ce qui nous permettrait d’être au alentour de Février sécurisé par rapport à la descente et après c’est un tout autre état d’esprit car on est libéré et on peut accroché les playoffs, mais on n’en est pas là. L’objectif sera vraiment d’accrocher cette poule intermédiaire dans un premier temps.
On a fait le choix de la continuité avec le groupe car il y a des fidèles du club avec qui on a envie de continuer, car ils ont montré qu’ils pouvaient jouer et apporter des choses à l’équipe en NM1. On essaye de renforcer aussi avec ce qui pouvait nous manquer cette saison.

Dans le 92 il y a 2 clubs de Jeep Elite, et 2 clubs de NM1, sans compter les grands clubs parisiens dans les autres sports, c’est un vrai challenge pour rester au plus haut niveau ?
Oui, de notre côté on aimerait bien avoir une certaine longévité dans cette division. On a pas la prétention pour le moment d’aller plus haut mais déjà si on pouvait se stabiliser et faire de ce club un club stable de NM1 avec une mentalité où l’on fait jouer les joueurs français et chercher aussi des jeunes joueurs pour qui on pourrait être un tremplin avant d’aller voir plus haut.
C’est vrai que le 92 et l’Ile de France en général est une terre dense de basket.

Est-ce que Vanves peut s’installer durablement en NM1, à l’image de Rueil qui l’a fait étape par étape ?
Rueil est un bon exemple, cela fait maintenant 10 ans qu’ils sont en Nationale 1 et d’ailleurs quand ils sont montés c’était contre nous en playoffs. Je suis impressionné par le travail qui est fait par Julien Hervy à Rueil car c’est une équipe référence maintenant de la division. Chaque saison il se fait « piller » ses meilleurs joueurs mais il arrive toujours à faire des équipes solides qui se qualifient pour les playoffs.
C’est un bel exemple pour nous, on aimerait bien être dans 10 ans là où ils en sont.

Faire jouer les joueurs français, les jeunes, c’est un autre objectif du club ?
On essaye de se positionner sur ce créneau effectivement. Faire un mélange entre joueur d’experience comme Raphaël Desroses ou comme j’avais avant Stephen Brun ou Sami Driss, pour qu’ils transmettent des choses aux plus jeunes. Raphaël s’oriente aussi vers des postes d’entraineurs, il aime entrainer, il aime s’occuper des jeunes, il aime transmettre et ça pour moi c’est super important.
Le club essaye aussi dans les catégories en dessous de se structurer petit à petit. Il y a quelques années il n’y avait pas beaucoup d’équipes en région et maintenant on essaye de dynamiser tout ça avec un encadrement de qualité. On est en CTC avec le club de Meudon qui est en Nationale 3.

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Surtitre: 
NM1 - Saison 2019-2020
Date d’écriture: 
Mercredi, 3. Juin 2020
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La première partie de championnat compliquée, la concurrence dans le département ou encore la valeur de Raphaël Desroses, Sylvain Mousseau revient avec nous sur la première année du club en NM1
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« Faire aussi bien, voire mieux »

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Pouvez-vous nous faire un retour rapide sur la saison de votre équipe ? Il y a eu des hauts et des bas mais au final une qualification dans le groupe B.
Oui je commencerai exactement avec cela : des hauts et des bas mais avec un état d’esprit remarquable et des joueurs qui n’ont jamais lâchés mentalement. C’était ma première saison hors de Feurs, je m’étais mis un peu en danger de ce côté là dans un club où il y a eu un changement de président également. C’était une année de transition pour moi et pour le club qui vivait sa 2ème saison en NM1.
A la vue de tout cela j’ai pris cette saison très au sérieux car je savais qu’elle pouvait être risquée. On a alterné le bon et le moins bon, on a eu du mal à trouver de la stabilité jusqu’à la fin de la première phase où l’on a été capable de battre Tours, Caen ou Dax par exemple. On finit à 13V-13D, donc si on parle en terme de résultat c’est très satisfaisant car on a fait mieux que la saison précédente. Et au classement, nous terminons avec Bordeaux derrière les gros budgets du championnat. Mais quand on regarde le contenu je trouve que l’on a été trop inconstant à certain moment.


Cette saison on a pu assister à des énormes performances de Robert Turner III, il sera toujours des vôtres la saison prochaine, pouvez vous nous parler du joueur mais aussi de l’homme ?
Rob c’est un bon coup du mercato de l’été dernier. Il sortait d’Espagne où il n’avait pas fini la saison, j’ai eu de bons échos sur lui par Fabrice Courcier qui l’avait coaché à Orchies.
En tant que joueur il a fallu qu’il trouve ses marques comme tous les nouveaux en début de saison, surtout qu’il a un jeu un peu atypique. Il faut lui laisser le temps car au final il apporte vraiment une plus-value à l’équipe que ce soit en attaque mais aussi en défense. Il a besoin de liberté, on a appris à se découvrir, nous avons mis un peu de temps à trouver nos marques et s’il fait une saison aussi énorme c’est que ses coéquipiers l’ont suivi et accepté complètement son rôle.
Il ne fait pas qu’attaquer, toute la saison c’est lui qui a quasiment toujours défendu sur le meilleur joueur d’en face, il a un état d’esprit irréprochable, il bosse beaucoup. Son professionnalisme le rend légitime dans son rôle aux yeux de ses coéquipiers. 
Il a un très bon shoot à mi-distance mais aussi à trois points, il attaque fort le cercle, pour moi c’est un joueur qui est surdimensionné pour la division.
Au delà du basket, c’est un super mec. Il est humble, gentil, il pense aux autres avant lui, il a toujours un mot pour ses coéquipiers. C’est l’opposé de ce qu’il peut dégager sur le terrain où on peut le penser arrogant. Dans un groupe il est génial.

Un joueur comme cela, c’est difficile à retenir ?
Financièrement on était loin de pouvoir s’aligner sur plusieurs propositions, certaines venaient de Pro B. Rob ne pense pas à très court terme mais plutôt à moyen terme. Il sait qu’il a besoin de la confiance de son coach, il sait qu’il a un jeu atypique et qu’il ne peut pas fonctionner avec tout le monde. C’est surtout un gros compétiteur, un homme de challenge et il a été séduit par le projet de construire l’équipe autour de lui. C’est quelque chose qui se fait très rarement en France de construire autour d’un étranger, il s’est senti valorisé et il a envie d’amener Vitré le plus haut possible.

Il y a eu déjà quelques mouvements dans l’effectif pour la saison prochaine, quelles seront les attentes en 2020/2021 ?
On va déjà essayer de faire aussi bien que cette année voir mieux. Même si on sait qu’avec la crise et les budgets qui baissent on est encore un peu dans le flou. Dans le jeu on veut avoir plus de stabilité, j’ai aussi une volonté d’apporter plus de qualité physique à l’équipe, je suis un coach qui suis plus axé sur la défense donc renforcer cet aspect défensif que l’on avait déjà cette année. 
L’idée c’était d’ajouter des profils un peu plus physiques pour être plus impactant de ce côté là du terrain.

La situation actuelle change t-elle des choses dans la façon de recruter, échanger avec les joueurs ?
Ça change un peu la donne dans la communication mais sinon pas tellement. Je suis quelqu’un qui anticipe, je savais les profils  de joueurs que j’allais chercher depuis un moment. Il y a des contraintes financières qui ont changé bien évidemment mais sur les joueurs et les postes que je recherchais j’étais déjà préparé.
Avec les joueurs, on communique beaucoup sur What’sApp. Au lieu de leur donner un programme de préparation physique je leur donne plutôt des conseils pour faire attention à leur corps. Cela fait 2 mois qu’ils sont chez eux, ils ont perdu en masse musculaire, ils ont perdu en VMA… donc ils ne peuvent pas réattaquer directement comme si de rien était. Je veux surtout faire de la prévention en disant : doucement, chaque chose en son temps.


On entend beaucoup parler de la belle ambiance dans la salle de la Poultière, vous pouvez nous en dire un peu plus ?
J’ai joué à la Poultière la saison dernière avec Feurs, ce qui m’avait marqué c’est que le public est à 50cm, on sent leur souffle dans le dos. C’est vraiment un chaudron, les supporters sont très proches du terrain, il n’y a pas beaucoup d’espace donc quand on joue pour Vitré on se sent porté par ce public.
J’ai l’image du duel entre Turner et Turpin avec le public qui les accompagne, c’était impressionnant.
Il y a un vrai public, 900 abonnés, il y a des gens qui passent la semaine à l’entrainement, beaucoup de bénévoles, il y a un vrai engouement basket ici. On le sent le samedi soir, les gens arrivent tôt, il y a même un peu de monde au shooting du matin.
On affiche salle comble presque tous les matchs, pour de la NM1 c’est formidable. Pour nous c’est vraiment un avantage de jouer à domicile.

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NM1 - Saison 2019/2020
Date d’écriture: 
Lundi, 25. Mai 2020
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Julien Cortey revient pour nous sur sa première année sur le banc de l’Aurore, l’impact incroyable de Robert Turner III et les ambitions de Vitré pour la saison prochaine.
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Crédit Photo : Aurore Vitré
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« Les Landes ça respire le basket »

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L’équipe a mis un peu de temps à trouver son rythme en première phase mais a ensuite enchainé beaucoup de victoires à partir de Novembre, il fallait prendre le rythme de la NM1 ?
Oui, déjà on était promu, certains joueurs ne connaissaient pas le championnat, mais le gros souci c’est que l’on a commencé la prépa avec très peu de joueurs. On était 5 joueurs valides, il y avait des blessés, Xane D’almeida était en sélection avec le Sénégal. C’était compliqué car on n’a pas pu travaillé notre collectif avant début Septembre.
On commence la saison avec 3 défaites, mais on ne perd pas de beaucoup donc on n’était pas loin. Quand le rythme est arrivé et que le collectif s’est mis en place, on était mieux. Personnellement je savais que quand tout le monde serait revenu on allait commencer à gagner.
On a retrouvé du jeu à l’entrainement et les résultats ont suivi. La mission maintien a commencé grâce à quelques belles victoires face à des équipes du Top 3, cela a fait du bien au mental et on a surfé sur cette bonne dynamique.

L’objectif de cette saison était le maintien, chose qui a été réalisé après la première phase, une dynamique qui permet d’augmenter les attentes la saison prochaine ?
Cette saison oui l’objectif était le maintien et l’obtenir après la première phase était super. Pour la saison prochaine, on sera sur le même objectif, le club vient de monter, la NM1 c’est nouveau et on doit se structurer pour l’avenir. Je ne veux pas parler de Top 5 ou Top 10, l’objectif sera le maintien. Après on reste des compétiteurs, si on arrive à faire la même saison que cette année et accéder au groupe B, je signe. C’est dommage que cette saison n’ait pas pu aller à son terme, en 2ème phase on aurait pu continuer à faire des coups et aller chercher les playoffs.

Tu as vécu ta 4ème saison avec Dax, qu’est ce qui fait que ce club est particulier ?
Je suis arrivé directement de la Guadeloupe dans le Sud-Ouest au centre de formation à Pau, j’ai fais mes premières classes en professionnel là bas. Après comme tout sportif pro j’ai fait un peu le tour des clubs mais je voulais revenir dans le Sud Ouest. Pour moi cette région c’est chez moi tout simplement.
J’ai eu cette opportunité à Dax car je connaissais le coach et quelques joueurs. Je voulais trouver un club des Landes pour avoir la chance de participer à la Coupe des Landes. Quand tu vois l’ambiance, la ferveur, tu te dis que en tant que compétiteur il faut aller voir cela de plus près. Je suis revenu à Dax pour cette raison mais aussi car j’avais mon projet de reconversion et je voulais trouver le juste milieu avec un club pas trop haut mais pas trop bas pour pouvoir combiner les 2. Dax c’est le meilleur club des Landes, j’ai découvert la ville et les environs. C’est un club familial qui grandit au fur et à mesure des années. Il y a des supporters qui sont vraiment avec nous. Certains posent leur journée au travail pour nous suivre en déplacement. Il y a une grinta sur et en dehors du terrain.
On dit souvent que le Sud Ouest c’est une terre de rugby mais les Landes ça respire le basket, il y a beaucoup de licenciés. Tous les villages ont leur club de basket, il y a beaucoup de derby. Beaucoup de joueurs qui sont partis pour aller chercher un niveau plus haut reviennent en fin de carrière pour aller décrocher le Graal qui est la Coupe des Landes.

Tu peux nous en parler de cette Coupe des Landes qui est si spéciale pour le département.
En tant que professionnel j’ai joué une coupe d’Europe avec Pau, j’ai fait un championnat d’Europe avec l’Equipe de France en jeune, des gros tournois comme le Quai 54, mais quand tu arrives ici et que tu entends parler de la Coupe des Landes c’est quelque chose. J’ai l’impression de vivre des ambiances comme on peut voir en Euroleague avec des supporters qui sont prêts à bruler la salle (rires). La Coupe c’est ça, tu es transcendé par ton public pour eux c’est la Coupe du Monde des Landes alors que c’est une coupe départementale. On a l’impression de jouer une coupe nationale.
Quand une NM2 rencontre une équipe de plus bas niveau tu commences avec des points de retard, si tu ne te mets pas en mode guerrier de suite, tu peux te faire avoir. On est en mode tranchée, tout le monde joue pour le maillot et la fierté de son village. Je suis guadeloupéen et j’ai eu la chance de soulever la coupe plusieurs fois, mais quand tu es landais c’est un rêve.
C’est vraiment quelque chose à venir voir. L’année dernière on a joué la finale dans les arènes de Dax avec plus de 8000 personnes, l’écran géant au dessus du terrain, pour une coupe départementale… Avoir vécu ça c’est énorme, je n’avais jamais vu ça.

À côté du basket tu es coach sportif, tu peux nous en dire un peu plus là dessus ?
Oui je suis revenu dans le Sud Ouest car j’ai un projet de reconversion. J’ai passé mon diplôme d’état de préparateur sportif. A côté du basket je travaille en tant que coach sportif. Une carrière de basketteur n’est pas éternelle, donc je prévois déjà mon après.
Je suis toujours en formation, j’apprends beaucoup de nouvelles choses. Le projet est de travailler sur la préparation sportive et la ré-athlétisation, c’est quelque chose qui me touche ayant subi déjà quelques blessures.
Depuis 3 ans je travaille avec les U15 du club de jeunes de Dax, j’accompagne les joueurs d’un point de vue mental et physique tout au long de la saison.

L’arrêt des compétitions et le confinement étaient des moyens pour toi de bien développer cette autre carrière ?
Oui c’est un bon moyen car le basket prend tu temps, avec les entrainements et les déplacements. L’arrêt m’a permis d’accélérer mes projets côté coaching sportif. J’ai fais beaucoup de cours par visio-conférence sur mes réseaux. J’avais prévu de lancer ces choses là cet été après la saison mais le fait de ne plus jouer a accéléré les choses c’est certain.

Retrouvez les programmes de Tanguy Ramassamy sur facebook : TanguyRamassamyPersonnalTrainer ou sur instagram : TanguyRamassamy

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NM1 - Saison 2019-2020
Date d’écriture: 
Vendredi, 15. Mai 2020
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Au club de Dax depuis 4 saisons, Tanguy Ramassamy nous parle de la première belle saison du DGB en NM1, mais aussi de la magie de la Coupe des Landes et de son projet de reconversion.
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Photo : Nguyen Tuan

« Cette saison m’a beaucoup aidé »

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Comment se passe le confinement de ton côté ?
Je suis à Paris avec ma famille, tout va bien. Cet arrêt me permet d’être plus avec eux ce qui est compliqué pendant la saison. J’ai la chance d’avoir un panier de basket donc je continue de m’entrainer, je fais des séances de sport avec un préparateur physique par vidéo conférence. Je fais un peu de peinture aussi pour aider ma mère et je profite du jardin avec mes petits frères.

Tu étais cette année prêté de Boulazac à Tarbes Lourdes, comment s’est passée ton intégration dans le groupe ?
Très bien, on était une équipe jeune donc on avait beaucoup de points communs. Je me suis tout de suite bien intégré dans le groupe, c’était ma première saison en tant que vrai joueur professionnel et tout s’est bien passé.

Ce passage en NM1, une experience importante pour ta progression ?
Oui c’était une étape importante, je sortais d’Espoir, je voulais jouer en Pro mais il fallait que je continue de progresser donc il fallait que j’aille dans une équipe qui allait me faire confiance qui allait continuer à me développer tout en me faisant jouer. Plutôt que d’aller en Pro B et ne pas être certain du temps de jeu, la NM1 c’est un super championnat pour continuer son développement, c’est un championnat dur, intense, physique et cela m’a beaucoup aidé cette année dans mon développement.

Cette saison a été marquée par un changement de coach à Tarbes-Lourde, en tant que jeune joueur c’était quelque chose de troublant ?
Non ce ne m’a pas plus touché que cela, c’est quelque chose qui fait partie du sport. Le nouveau coach était étranger donc c’était un peu bizarre au début, c’était la première fois que c’était un étranger qui me coachait, mais cela s’est très bien passé. On s’est vite bien entendu, et ça nous a relancé.

L’équipe a bien fini la première phase, vous montiez en puissance …
Oui, à partir du moment où le nouveau coach est arrivé il a mis une hiérarchie en place, il a redonné confiance à certains joueurs, comme moi, qui ne l’étaient pas forcement depuis le début de la saison. Il nous a dit de jouer notre basket et à partir de là on a commencé à gagner des matchs, à remonter dans le classement jusqu’à se qualifier pour la poule du milieu.

Pour toi, il y avait un coup à jouer en 2ème phase ?
Franchement je pense qu’on aurait pu faire les playoffs. On était dans une bonne dynamique, petit à petit les équipes ont commencé à nous respecter, on remontait dans le classement. Je suis persuadé que l’on se serait qualifié pour les playoffs.

Tu étais l’été dernier avec l’EDF U20, dans le futur c’est un objectif pour toi de retrouver ce maillot bleu ? En 5x5 ou 3x3.
Oui c’est toujours un objectif. J’ai fait les championnats d’Europe avec les U18 en 3x3, j’ai tout donné la saison suivante pour prétendre à une sélection en U20. C’est un objectif personnel mais aussi une fierté de pouvoir porter le maillot bleu, pour la France mais aussi pour la famille et les proches. Ce sont des belles expériences aussi avec des bandes de potes. En temps normal on joue les uns contre les autres, et là on se retrouve ensemble. 3x3 ou 5x5, si on m’appelle je répondrai présent.

Concernant la saison prochaine, tu sais déjà où tu évolueras ?
Pour le moment je ne sais pas encore, surtout avec la crise il est difficile pour les clubs de se positionner. Pour le moment, ma priorité c’est de trouver un projet pour continuer à me développer.

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NM1 - Saison 2019-2020
Auteur: 
Nicolas Baslé
Date d’écriture: 
Lundi, 11. Mai 2020
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Prêté par Boulazac (Jeep Elite) à Tarbes-Lourdes (NM1), Dylan Affo Mama (20ans) a réalisé une saison pleine pour une première experience au niveau professionnel. Avec les U20 de l’Equipe de France l’été dernier, il a toujours le maillot bleu dans un coin de sa tête.
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Crédit photo : Edith.L
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« Je voulais rester à Orchies pour confirmer »

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Tout d’abord comment se passe le confinement pour toi ?
Je suis à côté d’Orchies, pour le moment tout se passe bien, je suis avec ma copine et mes deux chiens, on sort seulement pour aller faire des petites courses. On regarde beaucoup de séries et de films, j’ai de la chance d’avoir un jardin donc je continue à faire un peu de sport, je vais courir à côté aussi. La seule chose qu’il manque c’est un panier. Tout se passe bien mais j’ai hâte de pouvoir reprendre une vie normale.

D’un point de vue collectif Orchies finit avec un bilan de 15V-11D, une première partie de championnat satisfaisante ?
L’objectif du début de saison était de faire mieux que l’année dernière. On était dans le groupe A et on avait perdu en ¼ de final des playoffs. Donc cette saison on visait le Top 5 encore une fois.
On a eu quelques difficultés comme notre intérieur étranger qui n’a pas été qualifié en début de championnat. On avait gardé pas mal de joueurs de la saison dernière donc on se connaissait bien, on s’entendait bien, on avait vraiment un bon groupe et on savait qu’on pouvait faire la différence avec cela.
On a eu une saison compliquée avec pas mal de blessures, on a toujours eu un groupe limité. D’un point de vue sportif, les résultats étaient plutôt satisfaisants, après avec les points de pénalités c’était une autre histoire.

Individuellement, était-ce ta saison la plus aboutie ?
Individuellement j’étais très bien. La saison dernière j’avais très bien commencé aussi puis je m’étais blessé donc je n’avais pas forcément bien pu finir la saison. Je voulais rester à Orchies pour confirmer, je savais qu’en restant ici j’aurais du temps de jeu et que je pourrais m’exprimer. Je pense que c’était ma meilleure saison, déjà statistiquement mais aussi par rapport à mon apport global sur le terrain, je pense que c’était la plus aboutie. C’est dommage qu’elle n’ait pas pu aller au bout.

Etre le 2ème meilleure scoreur de la division et 1er français, c’était dans un coin de ta tête en début de saison ?
Je ne me fixe pas d’objectif de points, j’essaye plus de jouer mon jeu. Je ne suis pas un « croqueur », je n’ai pas cette réputation là, je suis plus un joueur collectif, après je pense que cette saison l’équipe avait besoin de moi dans le scoring. Les gars autour de moi me faisaient confiance, mais dans ma tête ce n’était pas un objectif. C’est vrai que cela fait toujours plaisir d’être dans ces classements et je suis content que cela soit reconnu un peu.

Après 4 saisons en NM1 en constante progression quels sont tes objectifs pour la suite ?
Pour la saison prochaine je sais que je ne serai plus à Orchies. Je recherche soit un projet en NM1 qui souhaite rapidement monter en Pro B, soit aller en Pro B directement mais dans une équipe où j’aurai des responsabilités car je pense que j’ai prouvé que je pouvais en avoir.
A moyen terme je ne sais pas encore, je prends saison par saison et je regarde ce que sont les meilleures opportunités pour moi. Je veux juste jouer chaque saison, donner le meilleur et on verra après.

Du point de vue d’un joueur qui est libre de tout contrat, la situation actuelle a t-elle un impact ?
De mon côté je n’ai pas été impacté, dès que la saison a été arrêtée j’ai eu rapidement des contacts avec différents clubs. Les interrogations sont surtout par rapport à quand la saison va commencer et comment les budgets des clubs vont être impactés.

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Surtitre: 
NM1 - Saison 2019-2020
Date d’écriture: 
Vendredi, 8. Mai 2020
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Performant mais gêné par les blessures la saison passée, Jéremy Ricard-Dorigo était cette année le meilleur marqueur français de la division avec 18 points par
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Crédit photo : Gérard Héloïse

"On a vite senti qu’il pouvait se passer quelque chose"

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*Propos recueillis le 01/05/2020

Est ce que c’était une surprise de retrouver votre équipe a ce niveau ?
Une surprise d’être dans le Top 5 ? Objectivement oui, si on m’avait dit en début d’année que l’on finirait dans le Top 5 avec le recrutement tardif que l’on a fait et avec le fait d’avoir su très tard notre accession en NM1 j’aurais signé tout de suite. C’est vrai que l’on n’avait pas les noms les plus référencés de la division mais on a réussi à avoir des joueurs complémentaires. La mayonnaise a plutôt bien prise dès le début de la saison, on était à 1 victoire et 2 défaites mais on avait joué Pont de Cheruy chez eux et cela s’est joué dans la dernière minute et on avait bien tenu face à Saint Vallier donc on a vite senti qu’il pouvait se passer quelque chose.
On a réussi à aller arracher quelques résultats à l’extérieur ce qui nous a permis de vivre une saison qui était au delà de nos espérances du début de saison, mais qui était méritée aux vues de ce que l’on a proposé tout au long de l’année.

Quel était l’objectif du club en début de saison ?
On va dire qu’il y a deux objectifs en NM1 : les équipes qui veulent être dans le Top 5 pour jouer la montée et les autres qui veulent éviter de se faire peur et être dans le groupe C. L’objectif c’était de renter dans les 10 pour donner au club le temps de se structurer après une intersaison où l’on a du faire un peu tout dans l’urgence. L’idée était de se maintenir rapidement.

Les attentes vont elles monter la saison prochaine ? Le club se voit-il jouer la montée d’ici quelques années ?
Avant de parler de montée il faut faire les choses par étape. Il faut que le club se stabilise, on a la chance depuis 2 ans d’avoir une dynamique positive à Avignon, on a fait une très bonne saison en NM2, on a fait une très bonne saison en NM1, on sent un petit engouement qui est entrain de se créer au niveau des supporters et des partenaires. J’espère que la crise que l’on traverse actuellement ne va pas trop ralentir cet élan mais la première des choses est de stabiliser ce club de l’USAP en NM1 qui est déjà un très bon niveau où il y a un spectacle de qualité. Si structurellement on avance pourquoi pas aller regarder au dessus mais ce n’est pas la priorité du club pour le moment.

Comment vous avez réagi à l’arrêt des compétitions ? Sûrement un peu de frustration de ne pas jouer les playoffs ?
La première chose c’est le pragmatisme, où l’on se dit que l’aspect sanitaire est bien évidemment prioritaire. Le deuxième point c’est vrai qu’avec la saison que l’on vivait, la bonne dynamique du groupe sur et en dehors du terrain, ce rôle de « petit poucet » du groupe A, c’est vrai que l’on était impatient de se frotter aux gros budgets de la poule A et de voir si on pouvait rivaliser. Il y a une part de frustration de ne pas avoir pu aller au bout de l’aventure mais ce qui prime maintenant c’est la fierté de ce que l’on a réalisé.

Comment en tant que coach vivez-vous cette période ? Il va falloir reconstruire un effectif avec sûrement des inconnus au niveau budgétaire?
Je suis certainement le coach le plus préparé à cela de France. La saison dernière j’ai connu les mêmes incertitudes. Jusqu’au 1er Aout on ne savait pas si on allait évoluer en NM1 ou NM2, j’avais 5 joueurs sous contrat et derrière il fallait faire des plans en fonction des 2 divisions avec des variables budgétaires. Ce que je regarde en premier actuellement c’est de voir les joueurs qui sont sous contrat et essayer de définir des profils de complémentarité, je regarde l’état du marché tout simplement.
C’est vrai que ce n’est pas évident car pour le moment on ne sait pas quand le championnat reprendra, nous n’avons pas pour le moment l’enveloppe budgétaire définitive, donc c’est important d’être à l’écoute de ce qui se fait à droite gauche, et se préparer à être réactif. Il faut prendre son mal en patience et se préparer le mieux possible.

Comment se passe le confinement de votre côté ?
Le gros point qui est différent pour nous sportif de haut niveau c’est de passer plus de temps en famille. Le fait de faire les devoirs avec les enfants, de passer beaucoup de temps à la maison c’est génial. Pendant la saison on est assez souvent sur la route pour des déplacements, il y a les entrainements, c’est un métier passion mais il y a des contraintes de temps. On peut rattraper des moments en famille que l’on ne pouvait pas avoir aussi fréquemment pendant la saison.

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NM1 - Saison 2019-2020
Date d’écriture: 
Mardi, 5. Mai 2020
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Invité en NM1 à la dernière minute l’été dernier, l’USAP a surpris tout le monde en allant chercher une place dans le Top 5 de sa poule. François Sence, sur le banc depuis deux saisons, nous parle de la belle saison de son équipe mais aussi des perspectives d’avenir pour le club.
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Photo: US Avignon Pontet

« Les supporters du Nord sont des gens qui connaissent le basket »

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Le SOMB a joué les premiers rôles en première phase, qu’est ce qui a bien marché cette année ?
On a eu un groupe qui s’est super bien entendu du début à la fin. On était vraiment une bande de potes mais cela ne nous empêchait pas de nous pousser pendant les entrainements. Il y avait vraiment un esprit de compétition pendant la semaine et c’est cela qui nous a amené à faire de bons résultats. On a eu quelques faux-pas mais on sait comment est ce championnat, tout peut se passer. Par exemple on a perdu à Vanves alors que le week-end précédant on battait Le Havre.

Tu es au club depuis 3 saisons, cette équipe était la mieux construite pour toi ? La plus compétitive ?
Oui. On avait une équipe qui avait trouvé son identité qui était la défense. On était capable de mettre des points mais on affichait toujours une capacité à pouvoir stopper l’adversaire. Même contre les grosses équipes on a rarement pris des cartons et c’était vraiment ça notre force.

L’objectif du club est clair, le SOMB vise la montée, quelque chose d’atteignable dès la saison prochaine ?
Actuellement l’effectif n’est pas complet donc je n’ai aucune visibilité sur quelles seront les forces de l’équipe la saison prochaine. La moitié de l’effectif est à refaire. J’imagine que le coach et les dirigeants vont mettre tout ce qui est en leur pouvoir pour avoir une équipe encore compétitive et viser le haut de tableau. Quelques clubs ont déjà avancé, nous, les dirigeants veulent faire attention et prendre leur temps.

On parle beaucoup des belles ambiances dans les salles du Nord, tu as joué à Gravelines, Orchies et maintenant Boulogne-sur-Mer, tu peux nous en parler un peu ?
Comme je le dis souvent, les supporters du Nord sont des gens qui connaissent le basket, des passionnés et c’est souvent à double tranchant. Ils vont pousser énormément quand les joueurs se battent sur le terrain, mais au contraire ils vont voir très vite si il y a des joueurs qui ne se donnent pas à fond, ils sont très exigeants et ne vont pas hésiter à nous le dire. Mais on ne peut pas en vouloir aux supporters d’être passionnés, au contraire, on a besoin de cela pour avancer.
Les derbys c’est quelque chose de spécial. Malheureusement nous n’étions pas dans la poule d’Orchies mais on a pu vivre un derby en Coupe de France contre Le Portel et c’était incroyable.

Personnellement tu as encore réalisé une saison solide, quels sont tes objectifs à moyen et long terme pour ta carrière ?
Mon objectif est de remonter en Pro B mais pas forcément le plus rapidement possible car actuellement je suis dans une équipe et dans une division où j’ai des responsabilités. Mon objectif est de pouvoir monter avec un club, j’ai envie de vivre une saison en étant un joueur majeur d’une équipe qui joue le titre. A Boulogne c’est l’objectif, on a échoué 2 fois en demi-finale, cette saison je nous voyais vraiment aller au bout. Mon objectif est vraiment de trouver le meilleur projet. 

Comment se passe le confinement de ton côté ?
J’ai la chance d’avoir des jumelles de 2 ans qui me prennent énormément de temps donc je ne m’ennuie jamais, on s’occupe d’elles avec ma femme. J’ai redécouvert aussi la PlayStation, je n’y avais pas touché depuis longtemps. Comme beaucoup de monde je me suis lancé dans « The Last Dance » aussi.

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Surtitre: 
NM1 - Saison 2019-2020
Date d’écriture: 
Dimanche, 3. Mai 2020
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Au club du SOMB depuis 3 saisons, Hugo Dumortier reste l’un des piliers du club. Il nous parle de ses objectifs, des ambiances des salles du Nord et du beau parcours de l’équipe cette saison.
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Photo: Audrey Akakpo

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