Vous êtes ici

NM1 - Saison 2019-2020

« Le coach voulait que je prenne mes responsabilités »

01/05/2020
Photo: Gérard Héloïse
Guillaume Payen-Boucard est un profil atypique en NM1. Franco-canadien, il a grandi outre Atlantique et vivait cette saison sa 2ème experience en France. Plus gros temps de jeu de la division, il s’est vite imposé comme l’élément principal de cette équipe de Mulhouse.

Tu as grandi au Canada, peux-tu revenir sur ton parcours ?
Je suis d’origine française mais j’ai grandi au Canada, j’ai fait toutes mes études là bas et j’ai été à l’université de Carlton qui se situe à Ottawa. J’ai passé 5 ans en universitaire puis j’ai commencé ma carrière professionnelle en 2016 à Epinal avec le GET Vosges. C’était une bonne experience même si un peu difficile car j’ai du changer de position. À l’université je jouais plus poste 4 et j’ai du m’adapter pour jouer sur le poste 3. On a fait plutôt une bonne saison avec Epinal puis j’ai décidé de continuer ma carrière au Canada les deux saisons suivantes.
Cette année j’ai décidé de revenir en France, j’ai remarqué que c’était ici que je voulais faire ma carrière, j’aime beaucoup la France j’ai de la famille aussi ici donc c’est super que je puisse les voir. La NM1 c’est une bonne ligue, elle a changé depuis mon passage en 2016 mais cette saison était encore une bonne experience pour moi.

Quelles différences peux-tu noter entre la formation en France et au Canada/Etats-Unis ?
On dit souvent que le basket américain est plus athlétique et moins structuré, mais à l’université où j’ai évolué il y avait un système très précis qui ressemble beaucoup au basket européen donc pour moi cela n’a pas été un énorme choc.
Par contre je vois vraiment la différence entre le basket proposé au Etats-Unis et le basket européen. En Europe c’est beaucoup plus structuré, il y a beaucoup moins de un contre un.

Tu étais cette saison le joueur le plus utilisé dans ton équipe (37 minutes de temps de jeu de moyenne), tu avais vraiment un rôle de leader ?
Le coach m’avait prévenu qu’il voulait que je prenne mes responsabilités assez vite. Je suis arrivé tard pendant la préparation car j’avais ma saison au Canada, mais dès mon arrivée le coach voulait que je comprenne bien les systèmes et notamment quelques situations où je pouvais être agressif. Grâce au coach, cela a été facile pour moi d’agresser le panier et de prendre mes responsabilités. Je pense qu’il m’a beaucoup aidé tout au long de la saison.

Mulhouse a alterné le bon et le moins bon (13V, 13D) mais avait assuré sa place dans le groupe B, on peut dire que c’était une première phase réussie ?
Oui je pense que le club était satisfait de notre parcours jusqu’à présent. Se qualifier pour la poule du milieu, se battre pour une place en playoff c’était l’objectif pour cette première saison en NM1.On était sur une bonne dynamique à la fin de la phase 1 et je pense qu’on avait tous hâte de débuter la phase 2 et de pouvoir se mesurer aux équipes de l’autre poule. Mais je pense qu’au niveau des objectifs on a bien rempli notre mission.

Quels sont tes objectifs pour l’avenir ? T’installer durablement en NM1 ou aller voir plus haut ? Dans un autre pays ?
Pour le moment j’aimerais voir ce qui se passe en France, j’aimerais voir si la Pro B est une possibilité pour la saison prochaine. A long terme j’aimerais faire carrière en Jeep Elite si cela est possible. Mais si tout se passe bien je vise la Pro B pour la saison prochaine.

Comment se passe le confinement à Montréal ? Quelles sont les mesures là bas ?
Il y a quelques mesures à suivre oui mais c’est plus relax qu’en France. Quand j’étais à Mulhouse c’était très strict, il y avait un couvre feu, on devait avoir une autorisation pour sortir. A Montréal ce n’est pas vraiment le cas, bien sur on est très fortement conseillé de rester à la maison et dans les magasins il y a une réglementation sur la distance entre les personnes.  On peut toujours aller dans les parcs pour se balader, courir mais nous n’avons pas accès aux terrains de jeux ou aux playgrounds.