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NM1 - Saison 2019-2020

« L’Équipe de France militaire ? Humainement vraiment quelque chose d’énorme »

25/04/2020
Photo: Flou2
Jérémy Bichard était l’un des hommes fort de l’EAB Angers cette saison. Il réagit à l’arrêt des championnats, nous explique également son engagement avec l’Équipe de France militaire et ses projets pour sa carrière.

Collectivement qu’est ce qui a bien marché à Angers cette saison ?
Ça a pris tout de suite entre les joueurs, tout le monde a trouvé sa place très rapidement. Dès la préparation on a pu travailler dans de bonnes conditions et on a ressenti cela sur le terrain pendant la saison.

L’arrêt des championnats a coupé cette bonne dynamique, comment a réagi l’équipe ?
Ça n’a pas été facile, on se posait beaucoup de questions, on voyait des grands championnats s’arrêter comme la NBA et nous, on continuait à préparer notre premier match de la deuxième phase, donc ce n’était pas une situation facile. C’était une semaine particulière car on allait lancer cette deuxième phase tout en ayant en tête le fait que l’on pourrait s’arrêter à tout moment.
Une fois que tout s’est déclenché et que la fédération a décidé de tout stopper c’était plus simple de notre côté. Pour moi la décision prise est la meilleure option par rapport à la situation sanitaire que l’on est en train de vivre.  

Personnellement tu as réalisé encore une saison solide, quelles sont tes ambitions à ce stade de ta carrière ?
Mon ambition comme depuis quelques années c’est d’aller jouer en Pro B, c’est un championnat que je n’ai pas découvert et au fond de moi j’ai cette envie de me tester au niveau supérieur pour n’avoir aucun regret à la fin de ma carrière.

Toi qui connais bien ce championnat de NM1, comment  vois tu évoluer la division ?
Il y a beaucoup d’équipes qui veulent monter, après personnellement je ne suis pas fan de la formule et de la constitution des poules. Cette saison il y avait 6 prétendants à la montée dans la poule A et seulement 2 dans la poule B. Rester sur un mode géographique sera compliqué à l’avenir car il y a de plus en plus d’équipes avec des gros budgets et des beaux projets.
Après la phase qui est la plus passionnante reste la 2ème phase. Malheureusement on n’a pas pu la commencer, se retrouver entre les 10 meilleures équipes de la division cela aurait été vraiment intéressant.
Pour la saison prochaine c’est une bonne chose que tous les matchs soient pris en compte pour la deuxième phase car il y avait certains matchs qui ne valaient pas grand chose jusqu’ici. Le fait d’enlever les plateaux et de partir sur des playoffs en 3 matchs dès les 1/8ème de final est aussi quelque chose que j’aime beaucoup. C’est une façon de récompenser le public et les partenaires.

Tu as été joué avec l’EDF militaire pendant la saison, tu peux nous en dire un peu plus là dessus ?
Oui, depuis cette année je fais partie de l’Équipe de France militaire, je m’y suis engagé jusqu’aux prochains jeux militaires de 2023. Sur les 12 joueurs cette année il y avait 3 réservistes : mon frère, Kevin Bichard et Tanguy Ramassamy qui joue à Dax. L’équipe peut compter jusqu’à quatre réservistes et le reste ce ne sont que des militaires : des gendarmes, la marine, l’armée de terre et les pompiers de Paris. On devait faire les championnats du monde fin Juin mais cela a été reporté pour le moment. Sinon chaque été il y a un tournoi sur la base militaire de l’OTAN, et en plus de cela il y a des tournois mondiaux ou européens. Tous les 4 ans il y a les jeux militaires. En 2019 c’était en Chine avec plus de 200 000 militaires présents.
Pour nous c’est vraiment différent du contexte professionnel où les statistiques de chacun comptent car tout le monde a sa carrière. En Equipe de France tu défends juste ton maillot et ton pays, point barre. Humainement c’est vraiment quelque chose d’énorme.

Quelles sont tes occupations pendant cette période de confinement ?
Je suis resté à Angers car ma femme continue à travailler. J’ai la chance d’avoir un grand balcon et d’être dans une résidence donc avec un jardin. Je peux prendre l’air avec mon fils et continuer de m’occuper de  lui.