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Nationale Féminine 1

Un pari sur l’avenir

28/11/2007
Céline Fromholz (1,74 m, 29 ans) n’était plus dans les plans du Stade Clermontois. La Strasbourgeoise tente de rebondir à l’Avenir de Rennes, club breton phare nouvellement promu. Une belle opportunité.

Après sept saisons de bonne facture en Ligue Féminine qui l’ont menée de ses débuts dans la capitale alsacienne à Clermont-Ferrand (2004-2007) en passant par Limoges (2001-2002) et Toulouse (2002-2004), Céline Fromholz semblait avoir gagné sa place dans l’élite. Malheureusement, ce crédit ne suffit pas toujours. Solidement campée à la mène des Louves Arvernes depuis 2004 (7,6 pts et 2,4 pds en 23’ la saison passée), elle a ainsi fait les frais du remaniement auvergnat avec l’arrivée d’Emmanuel Coeuret au coaching : "Je n’ai pas été reconduite dans l’équipe. Les projets annoncés par les deux autres clubs qui m’ont contacté ne m’intéressaient pas. Les opportunités sont plus rares d’autant plus que les coachs s’orientent plus vers une conduite de jeu étrangère. A 29 ans, je ne pouvais pas doubler un poste 1 avec un SMIC ! Rétrograder d’une division n’était pas une de mes attentes sportives. Je ne vais pas m’arrêter de jouer sous prétexte que les clubs de Ligue ne veulent plus de moi."

En dépit de ses solides références professionnelles, la meneuse strasbourgeoise s’oriente donc vers la Nationale 1, et les Bretonnes de l’Avenir de Rennes. " J’ai trouvé le meilleur compromis global. Je ne voulais pas partir à l’étranger, je veux obtenir mon BE2 en mars 2008. Il y a aussi le niveau de compétition, les conditions pour la préparation de mon diplôme, l’organisation, le projet et l’entourage. Je retrouve Frédérique Prudhomme qui me dirigeait avec les juniors 1978. Malgré l’absence de référence sportive, je pense que j’ai fait le bon choix."

Retrouver l’antichambre de l’élite n’est pas une nouveauté puisque Fromholz a déjà connu la situation avec Strasbourg en 2001. "Se péter les ligaments croisés du genou à 18 ans, ça remet les idées en place ! Aussi j’ai toujours fait des études. Cette année, je vais aussi mettre le nez dans le professorat de sport." Titulaire d’un DEA, la "Stapsienne" est une bûcheuse. Elle aime le sport et le basket par-dessus tout. "Je n’ai pas hérité de qualités physiques extraordinaires. Ma famille n’était pas sportive, j’y suis arrivée par hasard. J’ai intégré le centre de formation de Strasbourg puis fait mon trou petit à petit." A l’heure de la reprise, cette ancienne internationale juniors appréciait toujours de "vivre l’aventure humaine chaque saison. Etre dans le même bateau avec un groupe, un staff et essayer de tirer le meilleur de l’ensemble, dans les moments de tempête comme de joie." De Clermont-Ferrand à Rennes, la route est longue. L’Alsacienne a troqué les bottes de campagne pour le ciré jaune. La résidente toulousaine espère simplement le revêtir le moins souvent possible.

Yann Kappes (FFBB)
Article extrait du BasketBall Magazine n°729 d’octobre 2007

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