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EQUIPE DE FRANCE A FEMININE

La carte jeunes

Bellenger/IS/FFBB
par Julien Guérineau, à Rio - 17/08/2016
Dans un quart de finale olympique sous pression, un trio de joueuses de 22 ans et moins a, tour à tour, su se montrer décisif pour emmener l’Equipe de France en demi-finale.

Ce n’est pas encore une passation de pouvoir mais bien le signe qu’une nouvelle génération prend de plus en plus de place en Equipe de France. Valériane Ayayi qui relève le défi physique des Canadiennes en première mi-temps. Marine Johannes qui provoque le premier écart en faveur des Bleues en début de quatrième quart-temps. Olivia Epoupa, enfin, qui compense son manque de réussite (1/9) par une activité de tous les instants (5 rbds, 6 pds, 4 ints). Une véritable peste dont le moteur ne s’arrête jamais. Insupportable pour l’adversaire. Indispensable pour son équipe. Pas une de ces trois jeunes femmes n’a dépassé les 22 ans. Mais le futur des Bleues s’écrit déjà aujourd’hui. "Elles sont talentueuses… Ce ne sont pas n’importe quelles jeunes. Je ne suis pas dans leur tête mais tant mieux pour nous qu’elles jouent si bien", rigole Endy Miyem, une des trois Braqueuses rescapées de Londres 2012. "Cela fait trois mois aujourd’hui qu’on travaille ensemble. Depuis le 16 mai on les voit grandir et évoluer. C’est l’avenir du basket féminin français. C’est bien qu’elles vivent ces moments parce qu’elles joueront sans doute d’autres Jeux Olympiques", se félicite de son côté leur entraîneur, Valérie Garnier.

Mais en attendant Tokyo 2020 ou pourquoi pas Paris 2024, leur impact sur les résultats de la campagne 2016 est spectaculaire. La blessure de Céline Dumerc a accéléré le mouvement. Et alors que l’absence de la leader charismatique du groupe aurait pu ajouter de la pression sur les épaules de la jeune garde, celle-ci semble, au contraire, pleinement assumer ses nouvelles responsabilités. "A chaque match je lui dis que je joue pour elle", insiste Epoupa, plus gros temps de jeu de l’équipe à Rio, à propos de celle qui lui a légué la place de chef d’orchestre. "Il y a beaucoup de pression mais j’ai la confiance de mon staff, de mes coéquipières. Il faut utiliser cette énergie positive pour mieux jouer." Titulaire dans l’aile, Valériane Ayayi savoure, elle qui avait été la dernière joueuse coupée avant l’Euro 2015. "J’ai 22 ans et jouer un tournoi olympique c’est énorme. Je remercie la coach de me faire confiance. Les anciennes ont su nous porter vers le très haut niveau", estime celle que la grave blessure au genou de Diandra Tchatchouang a rendue incontournable. "L’équipe a besoin de notre fougue et de notre innocence." L’innocence, le terme qui caractérise sans doute le mieux Marine Johannes, empruntée en début de compétition mais qui ressemble de plus en plus à la révélation LFB de la saison passée, depuis sa sortie face au Japon. "Mondeville me manque mais je préfère rester encore un peu", glissait-elle timidement à un confrère normand. "Je ne m’attendais déjà pas à être ici. Alors une demi-finale des Jeux... c’est un rêve pour moi."

Le rêve se poursuivra jeudi à minuit face aux Etats-Unis pour une place en finale. Et l’insouciance étant l’apanage de la jeunesse, c’est sans peur que le trio du futur de l’Equipe de France défiera les meilleures joueuses du Monde.

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