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Equipe de France Féminine

"On se doit d’être au rendez-vous."

(Crédit : Bacot/FFBB)
A Bourges, Justin Burgevin - 06/02/2020
Dans la quête de leur qualification olympique, Valérie Garnier et ses joueuses ont rendez-vous avec le public français à partir de ce soir à Bourges. A 2Oh30, les Bleues affrontent l’Australie au Palais des Sports du Prado (en direct sur Canal+ Sport).

Demain premier match du TQO face à l’Australie, est-ce que l’Australie est l’équipe la plus redoutable de ce TQO ?
Les trois équipes sont redoutables mais la position au ranking FIBA nous rappelle la carte de visite des australiennes. On sait que l’équipe d’Australie, c’est de l’engagement physique avec des grands gabarits. Obligatoirement, l’Australie est une équipe très dangereuse et à l’égal de nos rugbymen français, il va falloir les défier physiquement.

Par son statut, habituellement la France est favorite d’une rencontre. Là, on aurait tendance à plus vous mettre outsider, est ce que la position d’outsider vous plait ?
Sur ce type de compétition très particulière au plein cœur d’une saison, on a fait exactement trois entrainements au complet avant ce match. Tout le monde est dans la même situation, les compteurs sont remis à zéro. Nous, on a Olivia qui doit gérer son décalage horaire mais l’équipe d’Australie aussi. Et toutes les équipes ont conscience de l’importance de ce premier match.

Que vont apporter les retours d’Helena Ciak et Sarah Michel après leurs absences à l’EuroBasket 2019 ?
Ces deux retours vont effectivement apporter plus de régularité, de stabilité, de continuité après une dernier championnat d’Europe sans Helena (Ciak), sans Sarah (Michel) et sans Diandra (Tchatchouang) aussi. Elles avaient réintégré le groupe à la fenêtre de novembre, ce qui nous avait déjà permis de retrouver tous les automatismes.

Avez-vous déjà parlé au groupe ce que représentait une participation aux Jeux Olympiques ?
Non parce qu’il ne faut pas se projeter avant le passage obligé de cette semaine à Bourges. Elles savent toutes que ça passe par un engagement de tous les instants, par un engagement individuel et collectif pendant cette compétition. Elles savent toutes où on veut aller mais les gens ont tendance à nous projeter vers Tokyo avant ce passage obligatoire de trois matches. On est centré sur ce qu’on a à faire. La Fédération a beaucoup investi pour nous permettre de disputer ce TQO à domicile mais on sait aussi qu’il y a beaucoup d’attente. On se doit d’être au rendez-vous.

Est-ce que c’est un atout de disputer ce TQO à la maison ?
Effectivement c’est un avantage, nous sommes dans des conditions extraordinaires. On nous a tout mis à disposition pour performer. On va jouer devant notre public mais être à domicile peut être une forme de pression supplémentaire, il va falloir contrôler ses émotions. Ce n’est pas facile de jouer une compétition à domicile mais ça va être agréable de rentrer dans cette salle acquise à notre cause.

Lors de la fenêtre de novembre, vous avez mis l’accent sur la défense. Est-ce que ça va être le maitre mot sur ce TQO ?
Oui, il est plus facile d’avoir des connexions défensives avec de l’engagement physique, de l’engagement mental. On a surtout débriefé sur la finale de l’EuroBasket et on a vu qu’on avait manqué de discipline en défense. Donc en novembre, on a repris tous les basiques fondamentaux de la défense et on en a fait notre essence qu’on a remis au gout du jour. Si on a la défense et l’engagement physique pour bousculer cette équipe d’Australie, ça sera déjà bien.