Equipe de France masculine

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Tombés au combat

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Un an après avoir perdu dès le match d’ouverture de l’EuroBasket, l’Equipe de France a connu le même sort à l’occasion de la Coupe du Monde. Mais si la rencontre de 2013 contre l’Allemagne avait suscité bien des inquiétudes, la prestation face à une équipe d’un tout autre standing, le Brésil, impose une toute autre lecture. "Mes sentiments sont mitigés", admettait ainsi Vincent Collet. "Je considère que tous les joueurs ont été dans l’esprit au niveau de l’investissement défensif. Mais c’est une équipe encore jeune et tout est important dans ce type de match : un ballon qui traîne, un ballon qu’on égare, peuvent faire la différence." Un ballon qui tourne autour du cercle également, comme celui sur le tir du poste de Thomas Heurtel qui aurait pu réduire l’écart à deux points à 50 secondes du buzzer. Dos au mur les Bleus ont alors joué la carte des fautes et sont finalement venus mourir à deux unités, un écart qui pourrait avoir son importance en cas d’égalité entre plusieurs équipes à l’heure des comptes.
 
Mais les calculs sont très éloignés des esprits du staff tricolore, qui voudra avant tout retenir quelques points positifs dans ce match. Le premier quart-temps aura par exemple été une belle illustration de l’efficacité à laquelle peuvent prétendre les Bleus lorsqu’ils font vivre la balle autour de leur plaque tournante, Boris Diaw. "La deuxième faute de Boris a d’ailleurs été un élément important du match", regrettait Vincent Collet. "Je ne pouvais pas faire autrement que de le protéger. Il m’a fallu le coacher alors que nous dominions. S’il avait plus joué nous aurions pu tirer un plus grand avantage de notre bon premier quart-temps." Le 18-11 des dix minutes initiales n’a pas duré et la France, plus statique, a été perturbée par l’agressivité défensive des Brésiliens. "Face à une équipe qui a des grands dessous, qui connaît ses rotations et qui est présente dans les aides, il faut les faire bouger beaucoup plus", pointait du doigt Boris Diaw. "Nous aurions pu pousser un peu plus le ballon mais cela part d’un rebond propre et ça n’a pas été le cas car ils mettent beaucoup de pression ce qui gêne les sorties", analysait Rudy Gobert, convaincant lors du premier acte.


 
Le pivot du Jazz, comme ses collègues du secteur intérieur, a en effet livré un combat courageux face à la triplette Varejao-Nene-Splitter. Au final ce trio NBA pointe à 19 points à 8/20 aux tirs même si à la longue, leur puissance s’est ressentie dans la conquête des rebonds offensifs. "Nous avons plutôt fait un bon boulot sur leurs grands puisque pas un ne met 10 points", estimait Gobert. "Mais dès que tu te relâches, tu es puni. Ils sont plus costauds et ils ont vite fait de te mettre un coup d’épaule pour te dégager." "J’avais espéré ne pas concéder plus d’une petite dizaine de rebonds offensifs. 16 c’est trop", remarquait de son côté Vincent Collet, frustré de constater que plusieurs stops défensifs accouchaient finalement de deuxièmes chances qui s’avèreront fatales. Des rebonds et la maîtrise du meneur du Barça Marcelinho Huertas, auteur de 11 points dans le dernier quart-temps.
 
Battus par un adversaire direct dans la course à la deuxième place de la poule derrière l’épouvantail espagnol, les Bleus doivent immédiatement se projeter sur leur rendez-vous avec la Serbie, très facile contre l’Egypte (85-64). "On n’a pas le temps de gamberger même si la défaite fait mal : on joue à 15h30", soulignait le sage Florent Pietrus tandis que Nicolas Batum souhaitait voir ses coéquipiers afficher un visage tout aussi combattif demain : "Ça n’affecte pas le moral mais ça énerve de perdre de deux points. Il faudra avoir la même envie et la même hargne demain tout en gommant quelques erreurs." Contre une équipe qui dominé la France l’an passé à l’Euro et il y a quelques jours en préparation, Vincent Collet attend de ses joueurs un niveau d’exigence encore plus élevé : "Nous avons été mauvais contre eux à Pau. Nous verrons si nous avons appris de cette leçon."
 
Surtitre: 
Coupe du Monde FIBA 2014
Auteur: 
Julien Guérineau (à Grenade)
Date d’écriture: 
Samedi, 30. Août 2014
Vignette: 
Chapeau: 
Face à un candidat au podium l’Equipe de France a échoué d’un souffle lors du match d’ouverture de la Coupe du Monde (63-65). Après un superbe premier quart-temps la puissance du Brésil, au rebond offensif notamment, a fini par peser sur les débats.
crédit: 
Bellenger/IS/FFBB

"Sur le papier ils nous sont supérieurs"

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Quelle est votre réaction au forfait de Ian Mahinmi ?
 
Ce n’est jamais une bonne nouvelle car même si le joueur qu’on rappelle a fait une partie de la préparation il va falloir qu’il se remette dans le bain. Kim est arrivé hier soir et n’a pas pu s’entraîner avec nous. Donc s’il sera dans les 12 on ne compte pas trop sur lui pour le premier match. Cela modifie quelque peu la hiérarchie d’équipe. Lors de ces derniers matches, nous avons observé, regardé, hésité entre Ian et Rudy Gobert pour débuter les matches. Cette blessure va responsabiliser un peu plus Joffrey Lauvergne et Rudy. Rudy est un jeune joueur qui manque cruellement d’expérience et qui a peu joué en NBA. Nous avons le souci de le rendre efficace, rentable. On pensait que ce serait sur des périodes plutôt courtes et par la force des choses nous allons devoir les allonger. Je veux avoir une pensée pour Ian Mahinmi qui est venu quand nous étions dans la difficulté. Il est arrivé hors de forme et a beaucoup travaillé pour retrouver son niveau. Ian était effondré d’avoir à prendre cette décision.
 
Son forfait sera-t-il particulièrement pénalisant contre le Brésil, très puissant dans le secteur intérieur ?
 
Lors du dernier match contre l’Australie Ian avait donné dix bonnes minutes où il avait apporté sa puissance, son volume physique et impacté Aaron Baynes. Aujourd’hui nous allons devoir répondre au défi imposé par les Brésiliens. Le jeu intérieur est leur point fort évident. La bataille du rebond sera capitale. Leur pilonnage intérieur est facteur de fautes et avoir un pivot en moins peut être problématique sur ce type de match.
 
Le tableau de cette Coupe du Monde semble déséquilibré…
 
Sur le papier notre groupe est fort et celui avec lequel nous allons croiser l’est également. Le huitième de finale sera donc compliqué. Ensuite, par rapport aux éventuels croisements en quarts de finale, si on considère que l’Espagne a toutes les chances de finir à la première place, il vaut mieux ne pas finir troisième de la poule. Mais notre calendrier ne nous permettra pas d’être dans la position des calculateurs. En ouvrant le tournoi contre le Brésil et la Serbie, nous n’avons qu’une chose à penser : les battre pour pouvoir choisir entre la première et la deuxième place. Mais je veux surtout penser à la qualification en huitièmes. Le passé a montré que l’Equipe de France n’avait pas beaucoup de marge face à des adversaires réputés plus faibles. On connaît peu l’Egypte et l’Iran. L’autre élément à prendre en compte c’est que la Serbie me semble forte. Elle nous a dominés en préparation. Si nous n’avions pas Boris Diaw, ils jouaient sans Nenad Krstic et Milos Teodosic. C’est un des outsiders du tournoi. Quant au Brésil il a l’avantage de venir avec ses meilleurs joueurs. Nous l’avons vu jouer plus que tous nos autres adversaires. Sur le papier ils nous sont légèrement supérieurs. Mais c’est un match d’ouverture et à nous d’en profiter pour créer une petite surprise.
Surtitre: 
Coupe du Monde FIBA 2014
Auteur: 
Julien Guérineau (à Grenade)
Date d’écriture: 
Samedi, 30. Août 2014
Vignette: 
Chapeau: 
L'Equipe de France débute sa Coupe du Monde ce soir à 18h00 face au Brésil (en direct sur Canal+ Sport). Une rencontre déjà décisive dans la perspective d'obtenir le meilleur classement possible avant les huitièmes de finale.
crédit: 
Bellenger/IS/FFBB

"En 2010 j’étais spectateur"

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Quel sentiment prédomine à quelques heures du début de la Coupe du Monde ?
 
L’impatience. Cela fait longtemps que la préparation a débuté et maintenant on veut vraiment commencer. On veut connaître une montée d’adrénaline. On veut qu’il se passe quelque chose pour briser la routine. On a la chance de faire un métier où aucun match ne se ressemble, où il y a des nouveautés souvent et en Equipe de France, tout est très cadré, minuté. Les sportifs professionnels ne sont pas spécialement fans de ça… moi le premier. Tu n’es pas chez toi et donc il faut trouver des occupations ou être blindé au niveau séries et films sur ton ordinateur.
 
Et qu’avez-vous trouvé ?
 
Nous sommes allés acheter 5 Nintendo DS dans un magasin à côté. Tout le monde se met en ligne pour jouer. J’en profite aussi pour faire des choses que je fais moins d’habitude et beaucoup parler. On passe plus de temps à table à échanger sur des sujets souvent éloignés du basket. C’est très sympa surtout que ce sont des joueurs que tu verras très peu pendant la saison. Je prends ma dose. Ce matin par exemple j’ai passé du temps à discuter avec notre intendant, Théo Souman, que j’avais connu avec les 20 ans et moins en 2009 : de sa femme, de ses enfants, sa vie à Paris. Des choses simples.
 
Le vieux cliché du groupe qui vit bien est-il une réalité ?
 
Le plus important c’est d’avoir des résultats sur le terrain. C’est ce que les gens vont retenir. Tu peux avoir une équipe qui vit très bien, si elle se rate, on va entendre que les mecs n’ont pas mouillé le maillot. Mais bien s’entendre avec des coéquipiers que tu côtoies non stop, c’est important. En club, s’il y a un problème, tu vas à l’entraînement, tu fais ton travail et tu rentres chez toi. En Equipe de France ça serait compliqué s’il n’y avait pas cette entente.
 
Il y a 4 ans vous vous apprêtiez à débuter en sélection au Mondial 2010. A quel point les choses sont-elles différentes aujourd’hui ? 
 
J’avais trop pris comme une fin en soi d’être retenu pour le Mondial. Participer à la compétition c’était un truc incroyable. J’étais émerveillé par les salles, je regardais Navarro passer : wouahh ! Pas impressionné mais content d’y être. Je me faisais tout petit. Spectateur de la chose. Aujourd’hui je me sens investi d’une mission, même si je sais qu’elle ne sera pas forcément énorme. Donc je serai prêt pour amener ma pierre à l’édifice.
 
Surtitre: 
Coupe du Monde FIBA 2014
Auteur: 
Julien Guérineau (à Grenade)
Date d’écriture: 
Samedi, 30. Août 2014
Vignette: 
Chapeau: 
Quatre ans après son dernier passage chez les Bleus, Edwin Jackson retrouve l'équipe nationale, à nouveau dans le cadre de la Coupe du Monde. Mais cette fois, le meilleur marqueur de la Pro A veut changer son approche du tournoi.
crédit: 
Bereflex/FFBB

"Je n’ai pas de raison d’être content"

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L’ennui commence en général à se faire sentir à quelques heures d’une grande compétition. Qu’en est-il ?
 
On s’est tous acheté des DS pour jouer à Mario Kart en réseau. Mais je confirme, on se fait chier…
 
Pouvez-vous comparer l’excitation avant de débuter une Coupe du Monde à celle que vous ressentiez dans les compétition de jeunes ?
 
Dans les premières compétitions tu es comme un fou. Un gamin. Tu veux avoir ton maillot ! En A tu sais à quoi t’attendre et tu es là pour gagner.
 
Avez-vous beaucoup travaillé sur le Brésil depuis quelques jours ?
 
On a effectivement bien étudié leur jeu à la vidéo. On a commencé il y a deux jours et ça sera encore le cas aujourd’hui. Après on sait bien ce qu’ils vont faire : mettre la balle à l’intérieur sur Nene et Splitter et jouer le pick n’roll dans l’axe. On se concentre surtout sur nous. Des ajustements peuvent être faits mais ça ne bouleversera pas les grandes lignes de ton jeu.
 
Comment jugez-vous vos prestations lors de la préparation (5,9 pts à 40,0% en 13 minutes) ?
 
Des hauts et des bas… Le tournoi de Strasbourg ? Je ne sais pas trop quoi en penser mais je laisse tout ça derrière moi. J’apprends tous les jours dans un groupe nouveau avec un coach qui me demande des choses différentes et avec un statut que je n’avais jamais connu en Equipe de France.
 
Est-ce comparable avec le statut d’un rookie en NBA ?
 
Non… En club tu as le temps de travailler, de faire des erreurs. En équipe nationale tu n’a pas le temps. Quand je suis drafté en 20, les Nuggets savent que je ne vais pas leur apporter 20 points par match. Le GM va rechercher le juste milieu entre gagner et faire travailler le jeune. Ici on n’est pas là pour progresser mais pour gagner. C’est une Coupe du Monde. En NBA tu as 82 matches, pas de montées, pas de descentes. Il faut que je trouve comment aider l’Equipe de France. Ce n’est pas une question d’âge, c’est une question d’état d’esprit : rester positif et dans ce que veulent le coach et les leaders.
 
21 ans et déjà retenu pour une Coupe du Monde. Cela n’a pas l’air de vous émouvoir…
 
Je n’ai pas de raison d’être content… C’est bien de faire partie du groupe France mais si on finit 8e, je serais dégoûté. Par contre le jour où on aura une médaille je te dirais que je suis le plus heureux du Monde.
 
Surtitre: 
Coupe du Monde FIBA 2014
Auteur: 
Julien Guérineau (à Grenade)
Date d’écriture: 
Vendredi, 29. Août 2014
Vignette: 
Chapeau: 
A 21 ans, Evan Fournier est le benjamin de l’Equipe de France et dispute déjà une Coupe du Monde. Mais le joueur du Magic est ambitieux et ne veut pas se satisfaire de cette première réussite.
crédit: 
Bellenger/IS/FFBB

"Pas facile à avaler"

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Lésion du bourrelet glénoïdien de l’épaule gauche. Un faux mouvement a ravivé une pathologie ancienne pour Ian Mahinmi jeudi à l’entraînement et après un échange entre les staffs médicaux de l’Equipe de France et des Indiana Pacers, le forfait s’est imposé pour le pivot des Bleus. Des examens complémentaires permettront de déterminer la durée de l’indisponibilité, même si le médecin de l’Equipe de France, Serge Petuya, a évoqué une absence potentielle de 2 à 3 mois.
 
Dans quelles circonstances vous êtes-vous blessé ?
 
Je ne peux pas encore rentrer dans les détails mais j’ai une instabilité à l’épaule qui s’est refait sentir sur les deux dernières journées d’entraînement et plus particulièrement hier. Les examens n’ont pas été bons et nous avons décidé de stopper l’aventure. La blessure m’empêche de jouer. L’épaule se déboîte, se remboîte… Les risques sont donc élevés. Pour ma santé il est mieux de m’arrêter. Ensuite ma franchise était en droit de demander des examens encore plus poussés pour déterminer comment soigner et déterminer les délais de retour.
 
S’agit-il d’une blessure ancienne ?
 
Tout à fait. La blessure a été contractée avant les playoffs. Mais ça ne m’avait pas empêché de jouer. Je n’ai pas raté un entraînement ni un match.
 
Quelle a été votre réaction à l’annonce du sérieux de la blessure et donc de votre forfait ?
 
Cela m’a touché. Comme tout le monde le sait je suis revenu au sein de l’Equipe de France par la petite porte. Je voulais aider l’équipe suite aux blessures de certains et aux absences d’autres. Ce n’est pas facile à avaler le fait de ne pas jouer la Coupe du Monde à la veille du début de la compétition. Je n’ai pas passé une très bonne nuit mais ce sont des choses qui arrivent dans la vie d’un athlète de haut niveau.
 
Que retiendrez-vous de votre retour en Equipe de France ?
 
Que du positif. La sélection m’avait manqué. Ce passage m’a redonné l’envie de goûter à ce genre d’aventure dans l’avenir. Je commençais à me sentir mieux physiquement et forcément j’ai un sentiment d’inachevé.
Surtitre: 
Coupe du Monde FIBA 2014
Auteur: 
Julien Guérineau (à Grenade)
Date d’écriture: 
Vendredi, 29. Août 2014
Vignette: 
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A la veille du début de la Coupe du Monde FIBA 2014, Ian Mahinmi, est revenu en conférence de presse sur la blessure qui va le priver de la compétition.
crédit: 
Bellenger/IS/FFBB

Mahinmi forfait, Tillie rappelé

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Victime d’un faux mouvement lors de l’entraînement de jeudi matin, Ian Mahinmi a ressenti une vive douleur à l’épaule gauche, l’empêchant de poursuivre la séance.

Le joueur a passé une IRM dans l’après-midi qui a révélé une lésion incompatible avec la poursuite d’une activité sportive.

Ian Mahinmi est donc forfait pour la Coupe du Monde 2014.

Le staff de l’Equipe de France a décidé de rappeler Kim Tillie qui a participé à 4 rencontres de préparation cet été. Il arrivera à Grenade vendredi dans l’après-midi.

Surtitre: 
Coupe du Monde FIBA 2014
Date d’écriture: 
Jeudi, 28. Août 2014
Vignette: 
Chapeau: 
Touché à l'épaule gauche, Ian Mahinmi (2,11 m, 27 ans) doit renoncer à la Coupe du Monde. Kim Tillie (2,11 m, 26 ans), actuellement en préparation avec son club de Vitoria, rejoindra l'Equipe de France ce vendredi, à la veille du début de la compétition.
crédit: 
Bellenger / is / FFBB

"Pourvu qu’ils restent comme ça jusqu’au bout"

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"Avec le recul, je me dis que c’est le match clé des Jeux. Si on avait perdu on tombait dans un scénario catastrophe. Ce match a pris une dimension capitale dans la médaille d’argent." 20 ans après, Patrick Beesley, General Manager de l’Équipe de France masculine, sait de quoi il parle. Après une préparation compliquée et une entame de tournoi mitigée avec un bilan d’une victoire face à la Nouvelle-Zélande et une grosse défaite face à la Lituanie, de nombreuses questions se posent déjà quant à la qualification des Bleus pour les quarts de finale. Opposée à la Chine pour une troisième rencontre déjà capitale, l’Équipe de France n’a pas le droit à l’erreur. "On n’était pas très serein et on jouait un petit peu avec la boule au ventre", note Patrick Beesley. "D’autant plus qu’on savait qu’il fallait laisser deux équipes derrière nous sur la première phase et que la Chine pouvait être une de ces équipes. Ça mettait d’autant plus de pression et d’importance à ce match. Je ne peux pas dire qu’on a préparé la rencontre de la façon la plus sereine."

Devant eux se dresse alors un géant. Yao Ming n’a que 20 ans mais du haut de son 2,29 m, il affole déjà les compteurs dans son championnat local. Le futur numéro 1 de la Draft 2002 en NBA est un superbe cocktail de qualités physiques et techniques. "Il présentait un profil jamais observé", se rappelle Patrick Beesley. "On avait essayé de sensibiliser nos intérieurs, surtout sur le fait qu’il avait tendance à s’écarter et qu’il ne jouait pas uniquement sous le panier. Ça représentait un danger supplémentaire et les intérieurs étaient mobilisés pour le suivre s’il sortait un peu." Avec 14 points, 6 rebonds et 3 contres, le colosse chinois donne quelques sueurs froides au camp français. Pourtant, avec un seul rebond offensif capté, il n’a pas pesé autant sur ce point, preuve que Cyril Julian, Fred Weis, Jim Bilba et Crawford Palmer ont fait leur part du travail. "Les gars ont fait tout ce qu’il fallait. Il ne fallait surtout pas lui donner de deuxièmes chances."

Peu adroit à 3 points lors des deux premiers matchs, les Bleus vont connaître une vraie rédemption dans ce domaine. Portés par un Antoine Rigaudeau en feu derrière la ligne des 6,25 m, ils prennent l’ascendant sur une équipe chinoise restée en zone en défense et qui ne semble pas avoir réellement scouté le "Roi". Une aubaine. Si Rigaudeau pointe à 2/10 à longue distance avant la rencontre il n’en demeure pas moins une menace absolue. 29 points et 6 tirs primés plus tard, Jiang Xingquan, resté impassible sur son banc, paye pour voir. 20 après, le mystère demeure sur ce choix tactique. "Le coach chinois s’est peut-être dit qu’on n’était pas adroit et qu’il allait pouvoir faire une zone. Manque de bol et heureusement pour nous, il se trouve que les premiers tirs sont tombés dedans", ironise Patrick Beesley. "Les Chinois ont dû penser qu’à un moment ça allait s’arrêter. Nous ce qu’on se disait : pourvu qu’ils restent comme ça jusqu’au bout, chacun sa merde. Ce qui a été très fort c’est que toute l’équipe s’est mise au service des shooteurs. Les intérieurs n’avaient qu’un seul boulot, poser des écrans à Rigaudeau et Foirest pour qu’ils sortent avec des bonnes positions de tir." Consigne appliquée avec brio, Laurent Foirest se fendant lui aussi d’une performance de choix avec 22 points inscrits. Distancée de cinq longueurs à la mi-temps, la France renverse la vapeur en se fendant d’un 51-34 lors du deuxième acte.

Après trois rencontres disputées, les Bleus sont désormais à 2-1 avant d’affronter l’Italie et l’ogre américain. La suite dans les prochains jours…

20 ans plus tard, la FFBB fait revivre l’exploit olympique des Bleus à Sydney en 2000 et revient sur la médaille d’argent tricolore à travers son site internet et ses réseaux sociaux.

Surtitre: 
20 ANS SYDNEY
Auteur: 
Clément Daniou
Date d’écriture: 
Lundi, 21. Septembre 2020
Vignette: 
Chapeau: 
Après une victoire inaugurale face à la Nouvelle-Zélande et une grosse défaite contre la Lituanie, les Bleus sont déjà dos au mur avant d’affronter la Chine. Pour se qualifier en quart de finale, la défaite est interdite. L’entêtement tactique des Chinois leur permettra d’écarter Yao Ming et les siens.
crédit: 
Bellenger/IS/FFBB
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Il y a 20 ans, une quinzaine historique…

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Il y a 20 ans, jour pour jour, la France se lançait dans son tournoi olympique. En Australie, les coéquipiers de Laurent Sciarra se présentent sans certitude. Quatrième de l’EuroBasket 1999 organisé en France, l’Equipe de France masculine retrouve la compétition olympique après 16 ans d’absence et sa dernière participation à Los Angeles en 1984.

Elle sort d’une période de préparation harassante, conduite par un préparateur physique sans référence dans le basket en la personne de Jean-Pierre Egger. Ancien lanceur de poids, le Suisse a fait ses preuves en athlétisme et flirté avec le football au sein de l’Olympique de Marseille. Il fait partie des nouveautés proposées par le staff avec notamment un stage où les familles ont été autorisées à partager le quotidien des joueurs, évitant ainsi de longues semaines de séparation.

Les entraîneurs ont construit un programme estival qui conduit l’équipe à Anglet, Pau, Nantes, Angers et à un ultime tournoi de préparation en terre australienne, à Perth puis Wollongong. Déjà battu par la Croatie (57-60) et l’Espagne (67-82), les Bleus essuient un ultime revers à quatre jours de leur premier match olympique face à la Yougoslavie.

Même si Egger avait prévenu que l’équipe ne serait pas totalement prête physiquement au début de l’olympiade, la débâcle face à la Yougoslavie inquiète (64-89). Avant d’affronter la Nouvelle-Zélande pour débuter le tournoi, les Bleus sont en plein doute.

L’affrontement avec les Tall Blacks est le premier de l’histoire. Le Haka résonne dans le Super Dome de Sydney et la France, sans totalement convaincre, va partiellement se rassurer. Elle contrôle l’intérieur NBA Sean Marks, aujourd’hui General Manager des Brooklyn Nets, et le cubique Pero Cameron qui cumulent (5/19 aux tirs). Jean-Pierre de Vincenzi peut répartir les temps de jeu et Yann Bonato (16 pts) est dans la lignée de sa fin de saison historique avec Limoges.

La suite dans les prochains jours…


20 ans plus tard, la FFBB fait revivre l’exploit olympique des Bleus à Sydney en 2000 et revient sur la médaille d’argent tricolore à travers son site internet et ses réseaux sociaux.

Surtitre: 
20 ANS SYDNEY
Auteur: 
Kévin Bosi
Date d’écriture: 
Mercredi, 16. Septembre 2020
Vignette: 
Chapeau: 
À l’orée des J.O. de Sydney 2000, peu avaient misé sur une médaille olympique de l’Équipe de France emmenée par Jean-Pierre de Vincenzi. Pourtant, les Bleus vont écrire une des plus belles pages de l’histoire du basket et du sport français, atteignant la finale de la compétition face aux États-Unis.
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Le repos du guerrier

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Il fallait bien que ça arrive un jour. On aurait espéré, naïvement, que ça n'arrive jamais mais Florent Pietrus a décidé de faire le grand saut en mettant fin à sa carrière professionnelle. De Pau-Orthez à Orléans, de la Pro A à la Liga Endesa, de sa Guadeloupe natale à l'Équipe de France, il aura marqué le paysage du basket français et européen. Défenseur hors pair, monstre de combativité, coéquipier modèle et apprécié partout où il est passé, il rejoint ses amis de toujours Tony Parker et Boris Diaw dans le monde d'après.

La folle époque paloise

Arrivé en France en 1996 en provenance de la Guadeloupe pour évoluer en centre de formation de Pau-Orthez en compagnie de son frère Mickaël, Florent Piétrus s'inscrit rapidement dans le projet d'un club de premier plan. Entré en jeu pour la première fois en Pro A le 23 novembre 1999 lors de la 12e journée face à l'ALM Évreux, il inscrit ses premiers points dans le Palais des Sports de Pau, théâtre qui le verra grandir en tant que joueur mais aussi en tant qu'homme. Rotation importante du dispositif de Claude Bergeaud dès la saison 2000/2001, il fait partie de la folle génération paloise qui empoche le titre de Champion de France en 2001 et le triplé historique de 2003 en gagnant le championnat, la Coupe de France et la Semaine des As. Intraitable aux côtés de cadors de la division que sont Cyril Julian, Fred Fauthoux, Rod Sellers, Dragan Lukovski et Kyle Hill, Florent Pietrus forme avec Boris Diaw, son frère Mickaël et Arthur Drozdov un quatuor magique apportant fraîcheur et qualités athlétiques de tous les instants. Après une saison riche en récompenses, Boris Diaw et son frère Mickaël s'envolent pour les États-Unis et la NBA. Florent lui reste à Pau, avec qui il remporte un nouveau titre de Champion de France. Le dernier avant de traverser les Pyrénées afin de jouer en Espagne.

La découverte de la Liga ACB puis le retour en France

Machine à gagner en France, Florent Pietrus le sera tout autant dès son arrivée en Espagne. Il remporte avec Malaga la Coupe du Roi en 2005. La saison suivante, le titre de Champion d'Espagne. À n'en pas douter, Florent Piétrus fait partie de ces joueurs capables d'élever le niveau d'une équipe. Un peu plus effacé statistiquement en attaque que lors de son premier passage en France, il est désormais le socle défensif de son équipe, véritable rempart face aux assauts adverses. Après trois saisons à Malaga, il met le cap sur Madrid pour jouer une saison avec Estudiantes, signant un précieux maintien en première division. Suivront ensuite des saisons à Valence, entrecoupé d'un court passage par Vitoria. Au total, il dispute pas moins de 9 saisons en Espagne, performance de premier choix dans le meilleur championnat d'Europe.
Son retour en France, il ne l'effectue pas dans le Béarn comme l'auraient aimé tous les fans de l'EBPLO mais au SLUC Nancy. Sur place, il va former une redoutable paire d'intérieur aux côtés de l'Américain Randall Falker. Demi-finaliste de Pro A en 2014 et 2015, il décide de rejoindre Gravelines-Dunkerque en 2016. Moins impactant que lors de son passage à Nancy, il joue ensuite quelques mois avec le Paris-Levallois puis Strasbourg avant de terminer sa carrière avec Orléans. Comme d'autres, la pandémie de COVID-19 ne lui a pas permis de lui offrir la sortie qu'il mérite. Une sensation amère pour tous les fans de basket. Lui se dit "heureux et en paix".

Un pilier de l'Équipe de France

Avec les Bleus, Florent Pietrus a là encore tout connu. Guerrier de tous les instants, celui que l'on a surnommé "le ministre de La Défense" a, au même titre que ses coéquipiers de la génération 81-82 Tony Parker et Boris Diaw, fait connaître au basket français la plus belle période de son histoire. De sa première sélection en 2001 aux Jeux Olympiques de Rio en 2016, Florent Pietrus est resté fidèle au maillot Bleu et se classe comme un modèle à suivre pour les générations futures. Quatrième joueur le plus capé de tous les temps grâce à ses 230 sélections, il a d'abord remporté la médaille de bronze à L'EuroBasket 2005 puis la médaille d'argent en 2011. En 2013 en Slovénie, il va enfin avoir un retour sur investissement, preuve que ses sacrifices ne sont pas restés vains, en remportant le titre de Champion d'Europe. Sa chasse aux médailles continue ensuite en 2014 et 2015. À la Coupe du Monde puis en France lors du Championnat d'Europe, les Bleus terminent 3e, permettant à Florent Pietrus de ramener deux nouvelles breloques à la maison. Après une dernière danse lors des Jeux Olympiques de Rio en 2016, il déclare la fin de sa carrière en Équipe de France. Un repos mérité.
Plus qu'un défenseur de premier plan, Florent Pietrus aura marqué les esprits par une envie et une rage de vaincre rarement observées. En mettant fin à sa carrière professionnelle, il ne dit pas malgré tout pas au revoir au basket. Il vient de signer en Nationale 2 avec Metz, club ambitieux de la poule D.

Surtitre: 
TEAM FRANCE BASKET
Auteur: 
Clément Daniou
Date d’écriture: 
Jeudi, 10. Septembre 2020
Vignette: 
Chapeau: 
Figure emblématique du basket français, Florent Pietrus a annoncé hier soir mettre fin, à 39 ans, à sa carrière professionnelle.
crédit: 
Bellenger/IS/FFBB
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All-NBA Defensive Teams : Rudy Gobert de nouveau récompensé

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Forcément déçu de ne pas avoir pu conserver son titre de meilleur défenseur de la saison au profit du "Greek Freak", Rudy Gobert pourra se consoler avec une quatrième invitation dans le meilleur cinq défensif de la saison. Largement plebiscité par les votants, le pivot du Team France Basket a récolté 85 votes pour le meilleur cinq et 10 pour le deuxième. Avec 180 points obtenus, il se classe devant des habitués de la récompense, Marcus Smart ou Kawhi Leonard et juste derrière Ben Simmons, Anthony Davis et donc Giannis Antetokounmpo. 

Surtitre: 
NBA Awards
Auteur: 
Clément Daniou
Date d’écriture: 
Mercredi, 9. Septembre 2020
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Pour la quatrième année consécutive, Rudy Gobert fait partie du premier cinq défensif de la saison. Bien entouré, il s'ajoute au meilleur défenseur de l'année Giannis Antetokounmpo, à l'intérieur des Los Angeles Lakers Anthony Davis, l'arrière des Boston Celtics Marcus Smart et le meneur des 76ers de Philadelphie Ben Simmons.
crédit: 
NBA
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