Equipe de France masculine | FFBB

Equipe de France masculine

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M’Baye, toujours prêt

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6 minutes sans marquer contre l’Allemagne. 11 face à la Hongrie. Et deux rencontres sans rentrer en jeu contre la Lituanie et la Bosnie. Hier titulaire au poste 4, Amath M’Baye a dû faire avec un nouveau rôle depuis le début de l’EuroBasket, entre la montée en puissance de Guerschon Yabusele et la fréquente utilisation de Vincent Poirier comme ailier-fort. Avec l'obligation de savoir produire lorsque les circonstances l'exigent, comme ce fut le cas contre les champions d'Europe en titre. "C’est la première fois que ça m’arrive et je ne savais pas que j’en serais capable. Je suis content de découvrir que oui. Cela fait 10 ans que je suis professionnel et j’essaye de l’être dans les attitudes et les comportements", glissait-il sobrement, après avoir livré 34 minutes d’excellente facture comme titulaire contre la Slovénie (16 pts, 4 rbds, 5 pds). Un apport salué par son entraîneur, Vincent Collet, ravi de constater qu’il pouvait compter, sur son banc, sur des joueurs capables à tout moment d’apporter leur pierre à l’édifice.

Le Bordelais est cependant sorti "frustré" de son match après avoir assisté, aux premières loges, au show Luka Doncic : "Il fait partie des superstars du basket dans le Monde. Soir après soir il montre pourquoi. C’était impressionnant. Après il y a pas mal de choses qu’on aurait pu mieux faire pour sortir le ballon de ses mains, forcer ses coéquipiers à produire un peu plus." Et sans doute compter sur des décisions d’arbitrage plus cohérentes et qu’il prendra soin de ne pas commenter outre mesure. "Je ne sais pas comment ça se passe ici et s’ils peuvent mettre des amendes si je dis n’importe quoi. Mais on va juste dire que je ne suis pas très fan."

Mercredi, l’Equipe de France a perdu une rencontre et la deuxième place de la poule B. Mais elle a sans aucun doute livré sa meilleure prestation depuis le début de la compétition. Un état d’esprit, de l’intensité et de la fluidité en attaque qu'il faudra conserver lors de la phase finale. "On a joué contre une grande équipe. Et on a joué comme une grande équipe", soulignait Vincent Collet. "Le basket est fantastique et il l’est encore plus quand les joueurs peuvent décider du match. En 13 ans de compétition internationale je n’avais vu ça. J’ai toujours pensé qu’il ne fallait pas s’occuper de l’arbitrage. Mais là ce n’est plus possible." Empêtrée dans une guerre sans fin avec l’Euroleague, la FIBA récupère l’été les stars mondiales qu’elle ne peut mettre en avant lors de ses fenêtres. Mais laisse à la maison les meilleurs arbitres du Continent alignés sur la compétition reine. Un sujet brûlant qui occupe trop souvent les conférences de presse d’après match.

La problématique ne sera, quoi qu’il arrive, pas réglée avant d’arriver à Berlin. L’Equipe de France s’y déplacera jeudi matin, aux aurores, pour préparer son huitième de finale face à la Turquie samedi. Un adversaire qu’Amath M’Baye connaît bien, lui qui évolue depuis trois ans au Pinar Karsiyaka et portera, à la rentrée, les couleurs de l’Anadolu Efes Istanbul : "Ça me fait plaisir. Je vais jouer contre mon coach de la saison prochaine. J’espère pouvoir gagner pour venir à l’entraînement et lui casser les couilles tous les jours."

Surtitre: 
TEAM FRANCE BASKET - EUROBASKET 2022
Auteur: 
Julien Guérineau
Date d’écriture: 
Mercredi, 7. Septembre 2022
Vignette: 
Chapeau: 
Relégué au bout du banc depuis le début de l’EuroBasket, Amath M’Baye a livré une solide prestation comme titulaire pour pallier l’absence de Guerschon Yabusele.
crédit: 
Bellenger/IS/FFBB
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Tombés au combat

Corps: 
Un an après avoir perdu dès le match d’ouverture de l’EuroBasket, l’Equipe de France a connu le même sort à l’occasion de la Coupe du Monde. Mais si la rencontre de 2013 contre l’Allemagne avait suscité bien des inquiétudes, la prestation face à une équipe d’un tout autre standing, le Brésil, impose une toute autre lecture. "Mes sentiments sont mitigés", admettait ainsi Vincent Collet. "Je considère que tous les joueurs ont été dans l’esprit au niveau de l’investissement défensif. Mais c’est une équipe encore jeune et tout est important dans ce type de match : un ballon qui traîne, un ballon qu’on égare, peuvent faire la différence." Un ballon qui tourne autour du cercle également, comme celui sur le tir du poste de Thomas Heurtel qui aurait pu réduire l’écart à deux points à 50 secondes du buzzer. Dos au mur les Bleus ont alors joué la carte des fautes et sont finalement venus mourir à deux unités, un écart qui pourrait avoir son importance en cas d’égalité entre plusieurs équipes à l’heure des comptes.
 
Mais les calculs sont très éloignés des esprits du staff tricolore, qui voudra avant tout retenir quelques points positifs dans ce match. Le premier quart-temps aura par exemple été une belle illustration de l’efficacité à laquelle peuvent prétendre les Bleus lorsqu’ils font vivre la balle autour de leur plaque tournante, Boris Diaw. "La deuxième faute de Boris a d’ailleurs été un élément important du match", regrettait Vincent Collet. "Je ne pouvais pas faire autrement que de le protéger. Il m’a fallu le coacher alors que nous dominions. S’il avait plus joué nous aurions pu tirer un plus grand avantage de notre bon premier quart-temps." Le 18-11 des dix minutes initiales n’a pas duré et la France, plus statique, a été perturbée par l’agressivité défensive des Brésiliens. "Face à une équipe qui a des grands dessous, qui connaît ses rotations et qui est présente dans les aides, il faut les faire bouger beaucoup plus", pointait du doigt Boris Diaw. "Nous aurions pu pousser un peu plus le ballon mais cela part d’un rebond propre et ça n’a pas été le cas car ils mettent beaucoup de pression ce qui gêne les sorties", analysait Rudy Gobert, convaincant lors du premier acte.


 
Le pivot du Jazz, comme ses collègues du secteur intérieur, a en effet livré un combat courageux face à la triplette Varejao-Nene-Splitter. Au final ce trio NBA pointe à 19 points à 8/20 aux tirs même si à la longue, leur puissance s’est ressentie dans la conquête des rebonds offensifs. "Nous avons plutôt fait un bon boulot sur leurs grands puisque pas un ne met 10 points", estimait Gobert. "Mais dès que tu te relâches, tu es puni. Ils sont plus costauds et ils ont vite fait de te mettre un coup d’épaule pour te dégager." "J’avais espéré ne pas concéder plus d’une petite dizaine de rebonds offensifs. 16 c’est trop", remarquait de son côté Vincent Collet, frustré de constater que plusieurs stops défensifs accouchaient finalement de deuxièmes chances qui s’avèreront fatales. Des rebonds et la maîtrise du meneur du Barça Marcelinho Huertas, auteur de 11 points dans le dernier quart-temps.
 
Battus par un adversaire direct dans la course à la deuxième place de la poule derrière l’épouvantail espagnol, les Bleus doivent immédiatement se projeter sur leur rendez-vous avec la Serbie, très facile contre l’Egypte (85-64). "On n’a pas le temps de gamberger même si la défaite fait mal : on joue à 15h30", soulignait le sage Florent Pietrus tandis que Nicolas Batum souhaitait voir ses coéquipiers afficher un visage tout aussi combattif demain : "Ça n’affecte pas le moral mais ça énerve de perdre de deux points. Il faudra avoir la même envie et la même hargne demain tout en gommant quelques erreurs." Contre une équipe qui dominé la France l’an passé à l’Euro et il y a quelques jours en préparation, Vincent Collet attend de ses joueurs un niveau d’exigence encore plus élevé : "Nous avons été mauvais contre eux à Pau. Nous verrons si nous avons appris de cette leçon."
 
Surtitre: 
Coupe du Monde FIBA 2014
Auteur: 
Julien Guérineau (à Grenade)
Date d’écriture: 
Samedi, 30. Août 2014
Vignette: 
Chapeau: 
Face à un candidat au podium l’Equipe de France a échoué d’un souffle lors du match d’ouverture de la Coupe du Monde (63-65). Après un superbe premier quart-temps la puissance du Brésil, au rebond offensif notamment, a fini par peser sur les débats.
crédit: 
Bellenger/IS/FFBB

"Sur le papier ils nous sont supérieurs"

Corps: 
Quelle est votre réaction au forfait de Ian Mahinmi ?
 
Ce n’est jamais une bonne nouvelle car même si le joueur qu’on rappelle a fait une partie de la préparation il va falloir qu’il se remette dans le bain. Kim est arrivé hier soir et n’a pas pu s’entraîner avec nous. Donc s’il sera dans les 12 on ne compte pas trop sur lui pour le premier match. Cela modifie quelque peu la hiérarchie d’équipe. Lors de ces derniers matches, nous avons observé, regardé, hésité entre Ian et Rudy Gobert pour débuter les matches. Cette blessure va responsabiliser un peu plus Joffrey Lauvergne et Rudy. Rudy est un jeune joueur qui manque cruellement d’expérience et qui a peu joué en NBA. Nous avons le souci de le rendre efficace, rentable. On pensait que ce serait sur des périodes plutôt courtes et par la force des choses nous allons devoir les allonger. Je veux avoir une pensée pour Ian Mahinmi qui est venu quand nous étions dans la difficulté. Il est arrivé hors de forme et a beaucoup travaillé pour retrouver son niveau. Ian était effondré d’avoir à prendre cette décision.
 
Son forfait sera-t-il particulièrement pénalisant contre le Brésil, très puissant dans le secteur intérieur ?
 
Lors du dernier match contre l’Australie Ian avait donné dix bonnes minutes où il avait apporté sa puissance, son volume physique et impacté Aaron Baynes. Aujourd’hui nous allons devoir répondre au défi imposé par les Brésiliens. Le jeu intérieur est leur point fort évident. La bataille du rebond sera capitale. Leur pilonnage intérieur est facteur de fautes et avoir un pivot en moins peut être problématique sur ce type de match.
 
Le tableau de cette Coupe du Monde semble déséquilibré…
 
Sur le papier notre groupe est fort et celui avec lequel nous allons croiser l’est également. Le huitième de finale sera donc compliqué. Ensuite, par rapport aux éventuels croisements en quarts de finale, si on considère que l’Espagne a toutes les chances de finir à la première place, il vaut mieux ne pas finir troisième de la poule. Mais notre calendrier ne nous permettra pas d’être dans la position des calculateurs. En ouvrant le tournoi contre le Brésil et la Serbie, nous n’avons qu’une chose à penser : les battre pour pouvoir choisir entre la première et la deuxième place. Mais je veux surtout penser à la qualification en huitièmes. Le passé a montré que l’Equipe de France n’avait pas beaucoup de marge face à des adversaires réputés plus faibles. On connaît peu l’Egypte et l’Iran. L’autre élément à prendre en compte c’est que la Serbie me semble forte. Elle nous a dominés en préparation. Si nous n’avions pas Boris Diaw, ils jouaient sans Nenad Krstic et Milos Teodosic. C’est un des outsiders du tournoi. Quant au Brésil il a l’avantage de venir avec ses meilleurs joueurs. Nous l’avons vu jouer plus que tous nos autres adversaires. Sur le papier ils nous sont légèrement supérieurs. Mais c’est un match d’ouverture et à nous d’en profiter pour créer une petite surprise.
Surtitre: 
Coupe du Monde FIBA 2014
Auteur: 
Julien Guérineau (à Grenade)
Date d’écriture: 
Samedi, 30. Août 2014
Vignette: 
Chapeau: 
L'Equipe de France débute sa Coupe du Monde ce soir à 18h00 face au Brésil (en direct sur Canal+ Sport). Une rencontre déjà décisive dans la perspective d'obtenir le meilleur classement possible avant les huitièmes de finale.
crédit: 
Bellenger/IS/FFBB

"En 2010 j’étais spectateur"

Corps: 
Quel sentiment prédomine à quelques heures du début de la Coupe du Monde ?
 
L’impatience. Cela fait longtemps que la préparation a débuté et maintenant on veut vraiment commencer. On veut connaître une montée d’adrénaline. On veut qu’il se passe quelque chose pour briser la routine. On a la chance de faire un métier où aucun match ne se ressemble, où il y a des nouveautés souvent et en Equipe de France, tout est très cadré, minuté. Les sportifs professionnels ne sont pas spécialement fans de ça… moi le premier. Tu n’es pas chez toi et donc il faut trouver des occupations ou être blindé au niveau séries et films sur ton ordinateur.
 
Et qu’avez-vous trouvé ?
 
Nous sommes allés acheter 5 Nintendo DS dans un magasin à côté. Tout le monde se met en ligne pour jouer. J’en profite aussi pour faire des choses que je fais moins d’habitude et beaucoup parler. On passe plus de temps à table à échanger sur des sujets souvent éloignés du basket. C’est très sympa surtout que ce sont des joueurs que tu verras très peu pendant la saison. Je prends ma dose. Ce matin par exemple j’ai passé du temps à discuter avec notre intendant, Théo Souman, que j’avais connu avec les 20 ans et moins en 2009 : de sa femme, de ses enfants, sa vie à Paris. Des choses simples.
 
Le vieux cliché du groupe qui vit bien est-il une réalité ?
 
Le plus important c’est d’avoir des résultats sur le terrain. C’est ce que les gens vont retenir. Tu peux avoir une équipe qui vit très bien, si elle se rate, on va entendre que les mecs n’ont pas mouillé le maillot. Mais bien s’entendre avec des coéquipiers que tu côtoies non stop, c’est important. En club, s’il y a un problème, tu vas à l’entraînement, tu fais ton travail et tu rentres chez toi. En Equipe de France ça serait compliqué s’il n’y avait pas cette entente.
 
Il y a 4 ans vous vous apprêtiez à débuter en sélection au Mondial 2010. A quel point les choses sont-elles différentes aujourd’hui ? 
 
J’avais trop pris comme une fin en soi d’être retenu pour le Mondial. Participer à la compétition c’était un truc incroyable. J’étais émerveillé par les salles, je regardais Navarro passer : wouahh ! Pas impressionné mais content d’y être. Je me faisais tout petit. Spectateur de la chose. Aujourd’hui je me sens investi d’une mission, même si je sais qu’elle ne sera pas forcément énorme. Donc je serai prêt pour amener ma pierre à l’édifice.
 
Surtitre: 
Coupe du Monde FIBA 2014
Auteur: 
Julien Guérineau (à Grenade)
Date d’écriture: 
Samedi, 30. Août 2014
Vignette: 
Chapeau: 
Quatre ans après son dernier passage chez les Bleus, Edwin Jackson retrouve l'équipe nationale, à nouveau dans le cadre de la Coupe du Monde. Mais cette fois, le meilleur marqueur de la Pro A veut changer son approche du tournoi.
crédit: 
Bereflex/FFBB

"Je n’ai pas de raison d’être content"

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L’ennui commence en général à se faire sentir à quelques heures d’une grande compétition. Qu’en est-il ?
 
On s’est tous acheté des DS pour jouer à Mario Kart en réseau. Mais je confirme, on se fait chier…
 
Pouvez-vous comparer l’excitation avant de débuter une Coupe du Monde à celle que vous ressentiez dans les compétition de jeunes ?
 
Dans les premières compétitions tu es comme un fou. Un gamin. Tu veux avoir ton maillot ! En A tu sais à quoi t’attendre et tu es là pour gagner.
 
Avez-vous beaucoup travaillé sur le Brésil depuis quelques jours ?
 
On a effectivement bien étudié leur jeu à la vidéo. On a commencé il y a deux jours et ça sera encore le cas aujourd’hui. Après on sait bien ce qu’ils vont faire : mettre la balle à l’intérieur sur Nene et Splitter et jouer le pick n’roll dans l’axe. On se concentre surtout sur nous. Des ajustements peuvent être faits mais ça ne bouleversera pas les grandes lignes de ton jeu.
 
Comment jugez-vous vos prestations lors de la préparation (5,9 pts à 40,0% en 13 minutes) ?
 
Des hauts et des bas… Le tournoi de Strasbourg ? Je ne sais pas trop quoi en penser mais je laisse tout ça derrière moi. J’apprends tous les jours dans un groupe nouveau avec un coach qui me demande des choses différentes et avec un statut que je n’avais jamais connu en Equipe de France.
 
Est-ce comparable avec le statut d’un rookie en NBA ?
 
Non… En club tu as le temps de travailler, de faire des erreurs. En équipe nationale tu n’a pas le temps. Quand je suis drafté en 20, les Nuggets savent que je ne vais pas leur apporter 20 points par match. Le GM va rechercher le juste milieu entre gagner et faire travailler le jeune. Ici on n’est pas là pour progresser mais pour gagner. C’est une Coupe du Monde. En NBA tu as 82 matches, pas de montées, pas de descentes. Il faut que je trouve comment aider l’Equipe de France. Ce n’est pas une question d’âge, c’est une question d’état d’esprit : rester positif et dans ce que veulent le coach et les leaders.
 
21 ans et déjà retenu pour une Coupe du Monde. Cela n’a pas l’air de vous émouvoir…
 
Je n’ai pas de raison d’être content… C’est bien de faire partie du groupe France mais si on finit 8e, je serais dégoûté. Par contre le jour où on aura une médaille je te dirais que je suis le plus heureux du Monde.
 
Surtitre: 
Coupe du Monde FIBA 2014
Auteur: 
Julien Guérineau (à Grenade)
Date d’écriture: 
Vendredi, 29. Août 2014
Vignette: 
Chapeau: 
A 21 ans, Evan Fournier est le benjamin de l’Equipe de France et dispute déjà une Coupe du Monde. Mais le joueur du Magic est ambitieux et ne veut pas se satisfaire de cette première réussite.
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Bellenger/IS/FFBB

"Pas facile à avaler"

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Lésion du bourrelet glénoïdien de l’épaule gauche. Un faux mouvement a ravivé une pathologie ancienne pour Ian Mahinmi jeudi à l’entraînement et après un échange entre les staffs médicaux de l’Equipe de France et des Indiana Pacers, le forfait s’est imposé pour le pivot des Bleus. Des examens complémentaires permettront de déterminer la durée de l’indisponibilité, même si le médecin de l’Equipe de France, Serge Petuya, a évoqué une absence potentielle de 2 à 3 mois.
 
Dans quelles circonstances vous êtes-vous blessé ?
 
Je ne peux pas encore rentrer dans les détails mais j’ai une instabilité à l’épaule qui s’est refait sentir sur les deux dernières journées d’entraînement et plus particulièrement hier. Les examens n’ont pas été bons et nous avons décidé de stopper l’aventure. La blessure m’empêche de jouer. L’épaule se déboîte, se remboîte… Les risques sont donc élevés. Pour ma santé il est mieux de m’arrêter. Ensuite ma franchise était en droit de demander des examens encore plus poussés pour déterminer comment soigner et déterminer les délais de retour.
 
S’agit-il d’une blessure ancienne ?
 
Tout à fait. La blessure a été contractée avant les playoffs. Mais ça ne m’avait pas empêché de jouer. Je n’ai pas raté un entraînement ni un match.
 
Quelle a été votre réaction à l’annonce du sérieux de la blessure et donc de votre forfait ?
 
Cela m’a touché. Comme tout le monde le sait je suis revenu au sein de l’Equipe de France par la petite porte. Je voulais aider l’équipe suite aux blessures de certains et aux absences d’autres. Ce n’est pas facile à avaler le fait de ne pas jouer la Coupe du Monde à la veille du début de la compétition. Je n’ai pas passé une très bonne nuit mais ce sont des choses qui arrivent dans la vie d’un athlète de haut niveau.
 
Que retiendrez-vous de votre retour en Equipe de France ?
 
Que du positif. La sélection m’avait manqué. Ce passage m’a redonné l’envie de goûter à ce genre d’aventure dans l’avenir. Je commençais à me sentir mieux physiquement et forcément j’ai un sentiment d’inachevé.
Surtitre: 
Coupe du Monde FIBA 2014
Auteur: 
Julien Guérineau (à Grenade)
Date d’écriture: 
Vendredi, 29. Août 2014
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A la veille du début de la Coupe du Monde FIBA 2014, Ian Mahinmi, est revenu en conférence de presse sur la blessure qui va le priver de la compétition.
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Bellenger/IS/FFBB

Mahinmi forfait, Tillie rappelé

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Victime d’un faux mouvement lors de l’entraînement de jeudi matin, Ian Mahinmi a ressenti une vive douleur à l’épaule gauche, l’empêchant de poursuivre la séance.

Le joueur a passé une IRM dans l’après-midi qui a révélé une lésion incompatible avec la poursuite d’une activité sportive.

Ian Mahinmi est donc forfait pour la Coupe du Monde 2014.

Le staff de l’Equipe de France a décidé de rappeler Kim Tillie qui a participé à 4 rencontres de préparation cet été. Il arrivera à Grenade vendredi dans l’après-midi.

Surtitre: 
Coupe du Monde FIBA 2014
Date d’écriture: 
Jeudi, 28. Août 2014
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Chapeau: 
Touché à l'épaule gauche, Ian Mahinmi (2,11 m, 27 ans) doit renoncer à la Coupe du Monde. Kim Tillie (2,11 m, 26 ans), actuellement en préparation avec son club de Vitoria, rejoindra l'Equipe de France ce vendredi, à la veille du début de la compétition.
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Bellenger / is / FFBB

La dixième médaille

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1937 – Riga – médaille de bronze
Le deuxième EuroBasket de l’histoire se déroule chez le champion en titre. L’Equipe de France y est éliminée en demi-finale par l’Italie, qui doit sa présence à ce stade de la compétition à une réclamation qui lui a permis de rejouer un match perdu. Les Bleus parviennent néanmoins à s’imposer face à la Pologne pour monter sur le podium.

1949 – Le Caire – médaille d’argent
Championne d’Europe en titre, l’URSS doit être l’hôte de l’EuroBasket. Les Soviétiques renoncent cependant à organiser l’évènement et c’est l’Egypte, qui se voit sollicitée. Le rendez-vous continental tourne à la farce lorsque les forfaits se multiplient. Ils ne sont que 7 participants sur la ligne de départ et après une unique phase de poule les Tricolores, épuisés et malades, perdent leur dernière rencontre contre les locaux et repartent argentés.

1951 – Paris – médaille de bronze
A domicile, poussés par les spectateurs du Palais des Sports, l’Equipe de France remporte un match capital face à la Bulgarie, invaincue, pour accéder aux demi-finales. Jacques Dessemme, considéré comme l’un des meilleurs joueurs européens de l’époque, n’est cependant pas suffisant pour écarter les Tchèques mais fait la différence pour le bronze.

1953 – Moscou – médaille de bronze
A Moscou, après une première phase de brassage, c’est une poule finale à 8 équipes qui détermine le classement final. Si les Bleus ne pèsent pas lourd contre l’URSS, ils se battent pour les médailles. Quatre pays finissent avec un bilan identique et il faut sortir les calculettes pour distribuer les prix. A ce petit jeu, l’Equipe de France de Robert Monclar, le papa de Jacques, empoche à nouveau le bronze.

1959 – Istanbul – médaille de bronze
Une dernière performance avant un long, très long hiver pour le basket français. Sur les bords du Bosphore, malgré une cascade de forfaits sur blessures, la France multiplie les bonnes performances au cours d’un championnat au format complexe. Derrière l’invincible URSS, dans un ultime groupe de 4 équipes, elle parvient à se glisser sur le podium avec comme meilleur marqueur Bernard Mayeur.

2005 – Belgrade – médaille de bronze
Les plus anciens en font toujours des cauchemars. Sur un dunk de Boris Diaw, les Bleus, qui viennent l’éliminer le favori serbe chez lui puis la Lituanie, mènent 62-55 à 47 secondes du buzzer. L’affaire semble entendue mais des lancers-francs ratés, des balles perdues et un tir assassin de Dimitris Diamantidis envoient la Grèce au septième ciel. L’Espagne est cependant pulvérisée le lendemain pour assurer le bronze, la première médaille en 46 ans !

2011 – Kaunas – médaille d’argent
Un marathon de 11 rencontres dans le pays du basket pour parvenir en finale d’un EuroBasket au niveau exceptionnel. Les Bleus réalisent un parcours quasi-parfait, qui les amène en finale et leur permet de retrouver les Jeux Olympiques pour la première fois depuis 2000. Tony Parker est au sommet de son art et l’apport de Joakim Noah dans la raquette est déterminant. Seule l’Espagne des frères Gasol et de Serge Ibaka parvient à stopper l’épopée tricolore.

2013 – Ljubljana – médaille d’or
Des absences et une défaite d’entrée face à l’Allemagne puis deux autres lors des deux phases de poule. L’Equipe de France n’avait pas la faveur des pronostics mais a su hausser le ton lors des matchs couperets. Un Tony Parker insaisissable et plus leader que jamais est élu MVP. Les Bleus ont éliminé la Slovénie chez elle, les champions espagnols puis dominé la Lituanie en finale pour s’offrir le premier titre de leur histoire. Une quête de plus de dix ans pour le meneur des Spurs.

2015 – Lille – médaille de bronze
La plus cruelle des médailles. A domicile les Bleus sont favoris et réunissent 27.000 spectateurs dans le stade Pierre-Mauroy de Lille. En demi-finale, ils livrent un duel de légende à l’Espagne. Un tir à trois-points de Nicolas Batum envoie le match en prolongation mais un Pau Gasol titanesque (40 points) crucifie les espoirs tricolores. Ces derniers se contentent du bronze.

2022 – Berlin – médaille d’argent
Les Bleus auraient pu être dans l'avion pour Paris dès le début de la phase finale, sauvés des eaux face à la Turquie, sur deux lancers-francs ratés par Cedi Osman puis une interception sur l'ultime remise en jeu. Au tour suivant il fallait de nouveau des lancers-francs abandonnés pour écarter l'Italie. Alors que tous les favoris passaient à la trappe, la France se frayait un chemin jusqu'à une finale dominée de bout en bout par l'inoxydable Espagne.

Surtitre: 
TEAM FRANCE BASKET - EUROBASKET 2022
Auteur: 
Julien Guérineau
Date d’écriture: 
Dimanche, 18. Septembre 2022
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Chapeau: 
A Berlin, l’Equipe de France a remporté la dixième médaille de sa riche histoire à l’EuroBasket.
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FIBA
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Résumé Espagne-France : toujours les maîtres du jeu

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Ils étaient venus avec uniquement l’or en tête. Ils l'avaient annoncé depuis leur retour des Jeux Olympiques de Tokyo. Rudy Gobert et Evan Fournier le répétaient à l’envi. "Je ne sais pas si vous nous aviez cru" en souriait d’ailleurs l’arrière des Knicks à la veille de la finale. Les deux hommes avaient refusé de se projeter sur Paris 2024, un rendez-vous pourtant dans tous les esprits. Trop lointain, trop de choses à réaliser auparavant. Les forfaits de Nicolas Batum et Nando De Colo ne les ont pas fait dévier. Et si dimanche soir la déception est immense, la médaille d'argent ramenée de l'EuroBasket 2022 est à ranger parmi les performances du basket français compte tenu du niveau de la compétition et de la liste sans fin de ceux si attendus et repartis bredouilles.

Dans une Mercedes-Benz Arena qui venait juste de reprendre ses esprits après avoir fêté la troisième place de ses protégés quelques minutes plus tôt, les Bleus ont subi de plein fouet l’excellent début de rencontre d’une Espagne parfaitement en place et qui n’avait eu de cesse d’insister sur sa décontraction, avant une finale qui conclut un parcours inespéré à l’EuroBasket. Nouveau garant de l’excellence de l’académie de jeu espagnol, le pivot des Pelicans Willy Hernangomez a délivré les premiers coups près du cercle alors que de l’autre côté du terrain, un 0/4 à longue distance laissait la France coincée dans les starting-blocks. Pénalisée par les fautes, elle avait toutes les peines du monde à gêner le collectif ibérique et à trouver du rythme en attaque. Voir Guerschon Yabusele monter seul au dunk constituait un authentique soulagement dans un quart-temps où Evan Fournier tentait tant bien que mal de trouver des brèches dans une défense hermétique (14-23).

Vincent Collet tentait ensuite l’option tours jumelles en alignant Vincent Poirier (2,13 m) et Moustapha Fall (2,18 m) face à une doublette Juancho Hernangomez (2,05 m) – Usman Garuba (2,03 m) dépassée en taille mais qui punissait cet alignement avec quatre tirs à trois-points consécutifs pour lancer le deuxième quart-temps. Un terrible coup de massue qui laissait les Bleus proches du K.-O., largués à -21 (26-47). L’éphémère tentative de zone était rapidement abandonnée devant le festival du cadet des Hernangomez. N’étant jamais parvenu à s’imposer en NBA (cinq franchises en six ans), l’ancien coéquipier de Rudy Gobert au Jazz signait la mi-temps de sa vie, marquée par une réussite exceptionnelle aux tirs : 18 points à 6/7 en 10 minutes.

L’improbable bombardement connaissait cependant une légère pause à mesure que l’Equipe de France montait en intensité sur les porteurs de balle adverse. L’effort produisait ses effets avec un 11-0 éclair ponctué d’un dunk et d’un cri de rage d’Evan Fournier (37-47) qui semblait totalement renverser le momentum. Les Bleus ne s’y trompaient d’ailleurs pas, restant très peu de temps aux vestiaires, conscients d’avoir sans doute trouvé l’énergie nécessaire à une finale européenne. Ils revenaient avec un Terry Tarpey en mission sur Lorenzo Brown et un Yabusele enchaînant les tirs à mi-distance. L’Espagne, impériale, commençait soudain à vaciller (46-49).

Un temps-mort de Sergio Scariolo la remettait dans le sens de la marche, d’autant que les Bleus avaient la mauvaise idée de lui offrir quelques ballons. La machine infernale se remettait en branle avec Brown à la baguette. Un 2-12 répondait à la série tricolore et ce qui pouvait ressembler à une formidable remontada prenait sérieusement du plomb dans l’aile. L’Espagne n’a pas le talent de ses devancières mais elle se repose sur un collectif constitué de soldats aux ordres et sublimé par une ou deux individualités et rassuré par l’insupportable mais indéboulonnable Rudy Fernandez.

Dans le sillage mais plus jamais véritablement dangeureuse la France voyait la Roja trouver systématiquement la réponse à ses choix défensifs. Brown, Diaz, Hernangomez portaient tour à tour l'estocade. Une leçon de maîtrise qui laisse un goût amer en bouche mais qui ne doit pas faire oublier le bilan positif de l'été 2022.

Surtitre: 
TEAM FRANCE BASKET - EUROBASKET 2022
Auteur: 
Julien Guérineau
Date d’écriture: 
Dimanche, 18. Septembre 2022
Vignette: 
Chapeau: 
Déjà championne du Monde, l'Espagne est devenue championne d'Europe à Berlin, après sa victoire sur une Equipe de France qu'elle a dominée de bout en bout (76-88).
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Bellenger/IS/FFBB
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Preview Espagne-France : chercheurs d'or

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Elles étaient 24 au départ. Il n’en restera qu’une dimanche soir. Une sélection sur le toit de l’Europe. La France et l’Espagne ont déjoué tous les pronostics depuis deux semaines et tandis que les superstars NBA regarderont la finale de l’EuroBasket à la télévision, elles règleront un des différends les plus volcaniques du basket continental sur le parquet de la Mercedes-Benz Arena de Berlin.

Sergio Scariolo, le sorcier italien qui a transformé une citrouille en carrosse, a rapidement fait des Bleus les favoris de la finale, trop heureux de pouvoir conserver un statut d’outsider qui a d’autant plus réussi à ses troupes qu’au soir d’une défaite face à la Belgique au premier tour, son avenir dans la compétition semblait plutôt précaire. Mais les Espagnols ont cette spectaculaire capacité à ne jamais baisser les bras et à trouver des ressources insoupçonnées pour retourner des situations mal engagées. Contre la Lituanie en huitièmes de finale (11 points de retard, victoire en prolongation), la Finlande en quarts (15 points de retard) et l’Allemagne en demi (10 points de retard, +11 dans le dernier quart) ces "inoxydables", comme les décrit Vincent Collet, ont su trouver les adaptations défensives pour renverser la vapeur tout en tournant à 99,3 points de moyenne sur les phases finales !

"Ils sont adossés à autre chose que quelques joueurs stars : au meilleur basket européen", insiste Vincent Collet. "L’ACB est supérieure à toutes les autres ligues européennes. Il y a beaucoup d’intelligence, beaucoup de variations défensives rendues possibles par le QI basket des joueurs. C’est la meilleure académie de basket en ce moment." Une académie également bien aidée par un Lorenzo né à Roswell, aux Etats-Unis, jamais passé par la péninsule lors de sa riche carrière européenne, mais opportunément naturalisé début juillet. La présence de Lorenzo Brown a suscité la controverse en Espagne mais deux mois plus tard, son impact décisif (15,4 pts, 7,1 pds) a mis un terme prématuré au débat. Autour de lui, une armée de soldats, le guide Rudy Fernandez et la fratrie NBA Hernangomez (28 points et 12 rebonds de moyenne) forment un ensemble déterminé et accrocheur qui rêve de surprendre l’Europe, trois ans après avoir choqué le Monde.

Les Bleus se présentent cependant sans complexes face à cette hydre défensive. "Nous aussi nous savons faire déjouer nos adversaires. Pas en changeant de défense, mais en augmentant notre intensité", note Vincent Collet. "Ce qu’on voulait en demi-finale c’était être à la recherche d’un match plus abouti. Ce sera encore le cas en finale, il faut que ce soit une œuvre. Qu’on fasse tout simplement le meilleur match." Après deux sorties marquées par de gigantesques trous d’air, l’Equipe de France a livré un récital contre la Pologne et en a profité pour partager les temps de jeu, une donnée loin d’être anodine après 7 rencontres de très haut niveau. "On a travaillé dur pour se mettre dans une position de pouvoir accomplir ces choses-là. Maintenant il faut saisir ces opportunités", insiste Rudy Gobert qui veut oublier les larmes de Tokyo.

Dans son histoire les Bleus ne sont montés qu’une seule fois sur la plus haute marche du podium. C’était en 2013, à Ljubljana. Et s’ils collectionnent les podiums internationaux, ils ne rêvent que d’une chose : que leur dixième médaille à l’EuroBasket soit du plus beau des métaux.

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TEAM FRANCE BASKET - EUROBASKET
Auteur: 
Julien Guérineau
Date d’écriture: 
Samedi, 17. Septembre 2022
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Après sa médaille de bronze à la Coupe du Monde et sa médaille d'argent aux Jeux Olympiques, l'Equipe de France veut monter sur la plus haute marche du podium à l'EuroBasket. Elle affronte l'Espagne en finale, dimanche à 20h30 (en direct sur Canal + Sport 360 et M6).
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Bellenger/IS/FFBB
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Finale EuroBasket 2022 : nos meilleurs ennemis

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"Une finale c’est une finale, peu importe l’adversaire". Rudy Gobert a rapidement planté le décor avant d’affronter l’Espagne dimanche soir à 20h30 pour l’or européen. Pour le pivot de l’Equipe de France, comme pour ses coéquipiers, le classique des classiques n’a pas tout à fait la même saveur que pour le grand public ou les plus vieux, martyrisés pendant des années par nos voisins. "L’Espagne c’est une rivalité pour les anciens. Hier soir Boris Diaw voulait mettre son short, ses chaussures", sourit Evan Fournier. "Les coaches, les kinés, tout le staff, ont vécu ces moments. Nous beaucoup moins."

Une donnée qui aura son importance demain soir, alors que les Bleus ont longtemps nourri un complexe face à une Roja qui domine le basket européen depuis 2000 : 8 médailles continentales (3 titres), deux triomphes en Coupe du Monde (2006, 2019) et trois médailles olympiques (2008, 2012, 2016). Un bilan ahurissant et qui se poursuit malgré les retraites des frères Gasol. "Ce n’est plus la même équipe mais elle a toujours la culture de la gagne, celle qui permet de trouver le moyen d’être bonne quand il le faut", note Rudy Gobert.

Pour Vincent Collet, la donne est différente. En place depuis 2009, l’entraîneur des Bleus a connu quelques belles histoires face à l’Espagne (quart de finale de la Coupe du Monde 2014, demi-finale de l’EuroBasket 2013) mais plus souvent de cruelles désillusions. Sous sa direction, l’Equipe de France a affronté 17 fois les champions du Monde en titre. Pour un bilan de 3 victoires et 14 défaites. Une froideur des chiffres qui ne pèse plus très lourd aujourd’hui. "C’est une autre époque. Les générations ont changé. Et la nôtre n’a pas souffert contre les Espagnols. Contrairement aux précédentes. C’est une affiche qui devient récurrente même si cela fait six ans que nous n’avons pas joué contre eux en compétition internationale."

Depuis un quart de finale des Jeux Olympiques de Rio 2016 de triste mémoire, qui avait précipité la retraite internationale du trio Parker-Pietrus-Gélabale, les deux équipes n’ont plus eu l’occasion de s’affronter dans une rencontre significative. Seuls Thomas Heurtel et Rudy Gobert étaient de l’aventure d’un côté, Rudy Fernandez et Willy Hernangomez de l’autre.

Il ne sera donc pas question des traumatismes passés dimanche soir, mais bien d’un combat entre deux collectifs qui n’ont cessé de progresser au fil des jours depuis le coup d’envoi de l’EuroBasket et qui ne veulent pas rater leur rendez-vous avec l’histoire.

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TEAM FRANCE BASKET - EUROBASKET 2022
Auteur: 
Julien Guérineau
Date d’écriture: 
Samedi, 17. Septembre 2022
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​Les générations passent, le duel demeure. France-Espagne, le classique des classiques, comme un signe du destin, est l’affiche de l’EuroBasket 2022.
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Julien Bacot/FFBB
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Défense d’entrer

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La phrase revient comme un mantra dans la bouche de tous les entraîneurs nationaux. "La défense est nôtre ADN." Vincent Collet n’échappe pas à la règle et se souvient douloureusement de la campagne 2017 où, pour l’avoir oublié, les Bleus s’étaient abîmés dès les huitièmes de finale de l’EuroBasket.

Cinq ans plus tard, son équipe a retrouvé ses valeurs et a détruit une Pologne tout feu tout flamme face à la Slovénie, mais qui n’a jamais trouvé la moindre solution face à la pression défensive appliquée par les Tricolores. "Ce qui m’a marqué c’est l’effort de nos 5 joueurs", souligne l'entraîneur français. "Je n’ai jamais vu Rudy Gobert aussi haut sur les écrans. Quand Moustapha Fall est rentré il a bougé sa grande carcasse de la même façon. C’était un effort collectif incroyable. Tous les joueurs sans exception se sont mis les fesses par terre."

Terry Tarpey et Andrew Albicy ont d’entrée de jeu pris en main les cas Mateusz Ponitka et AJ Slaughter, tandis que Rudy Gobert et Moustapha Fall achevaient le travail si quelques courageux venaient à s’approcher du cercle (6 contres). "On ne leur a rien donné de facile et leurs joueurs majeurs ont été en difficulté", souligne Elie Okobo. "On est tous dans les aides, on les amène dans la raquette vers nos grands et ce n’est pas facile de marquer des floaters sur nos intérieurs. Le coach l’a dit à la mi-temps, c’était notre meilleur effort et notre meilleure intensité défensive du tournoi. On a touché 17 ballons sur leurs passes et intercepté beaucoup de balles. Ça fait la différence."

Et si la Slovénie est passée à la trappe mercredi dernier, elle a offert à la France la recette du succès. Lors du début de seconde mi-temps, en quart de finale, les coéquipiers de Luka Doncic avaient troqué leur passivité initiale pour une agressivité qui avait déstabilisé les Polonais. Cette "pression infernale", selon les mots de Vincent Collet, appliquée pendant 40 minutes et le scouting sur les deux stars adverses ont rapidement assommé la Pologne. "On avait un bon plan de jeu et on l’a exécuté à la lettre", explique Timothé Luwawu-Cabarrot. "On savait qu’ils étaient les deux joueurs majeurs et qu’ils allaient jouer beaucoup de ballons. Ponitka aime aller à droite, Slaughter à gauche et on s’est focalisé là-dessus en mettant la pression tout terrain du début à la fin. Pour qu’ils soient fatigués, qu’ils aient les jambes lourdes, qu’ils ratent des tirs."

Un engagement qui, comme souvent pour les Bleus, leur donne des ailes de l’autre côté du terrain. Avec 32 passes décisives et un remarquable 15/26 à trois-points, le dénouement de la demi-finale ne faisait plus guère de doutes. Les Bleus "contents mais pas satisfaits" joueront pour l’or dimanche, 9 ans après leur triomphe européen à Ljubljana. "Une magnifique opportunité qu’on veut saisir", résume Vincent Collet.

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TEAM FRANCE BASKET - EUROBASKET 2022
Auteur: 
Julien Guérineau
Date d’écriture: 
Vendredi, 16. Septembre 2022
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Les Bleus ont signé un chef d’œuvre défensif en laissant la Pologne à 54 points et en étouffant ses deux joueurs majeurs Mateusz Ponitka et AJ Slaughter. Récit d'une démonstration de force.
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FIBA
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Résumé Pologne-France : Une occasion en or

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Enchaîner une médaille à la Coupe du Monde, aux Jeux Olympiques puis à l’EuroBasket (dans n’importe quel ordre), une seule équipe avait réussi l’exploit dans les années 2000 : l’Espagne en 2006-2007-2008 puis 2016-2017-2019. L’Equipe de France est désormais la deuxième, preuve de l’exceptionnelle régularité des Bleus au sommet du basket mondial.

La performance est d’autant plus remarquable que l’EuroBasket 2022 aura été le théâtre de surprises en série et que les troupes de Vincent Collet, privées de deux membres du cinq majeur de Tokyo (Nicolas Batum et Nando De Colo), s’étaient présentés à Cologne, le 1er septembre dernier, encore à la recherche d’une hiérarchie et d’une identité claire. Deux semaines plus tard ils sont toujours en course pour la médaille d’or après un chef d’œuvre défensif en demi-finale.

La Pologne avait passé 58 points à la Slovénie lors de la première mi-temps de son quart de finale. Elle en avait inscrit 2 après cinq minutes de jeu vendredi soir, étouffée par des Tricolores loin d’être inspirés en attaque mais qui avaient sorti les barbelés de l’autre côté du terrain, avec comme fer de lance Andrew Albicy, lancé aux basques d’AJ Slaughter. Suivre les rencontres de l’EuroBasket c’est souvent s’émerveiller devant les prouesses offensives des meilleures équipes de la compétition. Mais les Bleus ont cette capacité à détruire méthodiquement le jeu de leur adversaire lorsque leur concentration est à la hauteur de leur détermination. Les Polonais en ont fait les frais, incapables de trouver des espaces et le mouvement qui les avaient rendus si séduisants 48 heures plus tôt.

De quoi largement compenser le festival d’approximations dans les transmissions de balle d’une Equipe de France toujours aussi étourdie (7 balles perdues au premier quart-temps) mais tenue par sa défense et l’incontournable Guerschon Yabusele. L’intérieur du Real Madrid est un monstre de polyvalence depuis le début de la compétition et l’a une nouvelle fois démontré en demi-finale, alternant les prises de position près du cercle et les tirs de loin. Irrémédiablement, les Bleus ont creusé l’écart : 8-2, 22-9, 34-18. Un rouleau compresseur concassant le jeu collectif polonais autour de sa vigie Rudy Gobert. Les chiffres ne traduiront jamais assez l’influence du triple défenseur de l’année en NBA et son degré d’intimidation. Le pivot des Wolves inspire la peur et sécurise le rebond comme aucun autre joueur au Monde.

Le virevoltant Mateusz Ponitka, auteur d’un triple-double rare mercredi, ne signait ni rebond ni passe décisive en première mi-temps tandis que la France proposait d’efficaces relation intérieur-intérieur qui achevaient d’éteindre l’imposante colonie de supporters polonais, vite conscients que leurs protégés seraient bien en peine de produire une nouvelle surprise.

Ceci d’autant que l’effondrement tricolore observé au troisième quart-temps de ses deux précédentes sorties n’était pas au menu du jour. Le duel virait à la démonstration et la tentative de passage en zone d'Igor Milicic était immédiatement punie par l'impeccable jeu de passe des Bleus et l'adresse de Yabusele, sur un nuage de près comme de loin. Les 10 joueurs entrés en jeu après 30 minutes apportaient tous leur écot et à +30 les dix dernières minutes devenaient anecdotiques. Vincent Collet pouvaient rapidement signifier à ses titulaires qu'ils ne reverraient plus le parquet en prévision de la finale de dimanche.

L'Equipe de France a livré un chef d'oeuvre défensif et collectif lors d'une demi-finale maîtrisée de bout en bout et qui lui ouvre les portes de la finale de l'EuroBasket, comme en 2011 et 2013 et la garantie d'ajouter une nouvelle médaille internationales à sa collection.

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TEAM FRANCE BASKET - EUROBASKET 2022
Auteur: 
Julien Guérineau
Date d’écriture: 
Vendredi, 16. Septembre 2022
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Les Bleus n’ont laissé aucune chance à la Pologne, dominée de bout en bout en demi-finale de l'EuroBasket (95-54). L'Equipe de France jouera pour l'or dimanche soir à Berlin.
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Bellenger/IS/FFBB
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All-Access : Berlin Quart

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Rudy Gobert ne croit pas à la chance. Peut-être croit-il aux signes ? Tout comme les Turcs quatre jours plus tôt, les Italiens ont eu l’occasion, alors que tableau d’affichage indiquait 77-79 d’enterrer les espoirs tricolores. Et tout comme Cedi Osman, Simone Fontecchio, pourtant le meilleur joueur de son équipe, a craqué à deux reprises sur la ligne des lancers-francs. L’Équipe de France n’a pas laissé passer sa chance et est aujourd’hui qualifiée pour les demi-finales de l’EuroBasket. Avec le quatrième épisode de la websérie All Access découvrez comment les Bleus ont préparé le remake des quarts de finale de Tokyo et continuent de croire en leur bonne étoile, leur ténacité et leur talent pour conquérir une médaille.

Découvrez le quatrième épisode de la websérie All-Access : 

 

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TEAM FRANCE BASKET - EUROBASKET 2022
Auteur: 
Julien Guérineau
Date d’écriture: 
Jeudi, 15. Septembre 2022
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Deux prolongations en quatre jours. L'Équipe de France a évité le sort réservé à tous les favoris de l'EuroBasket et poursuit sa route vers le podium
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Preview Pologne-France : demi-surprise

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Ce devait être la Serbie, ce fut l’Italie. Ce devait être la Slovénie, ce sera la Pologne. Dans un EuroBasket complètement fou, les pronostics ne valent plus rien. Les trois superstars du tournoi, Doncic-Antetokounpo-Jokic, tous membres de la All-NBA First Team, sont de retour dans leurs pénates, éliminées en quarts de finale. La France, elle, est passée entre les gouttes, mélange de chance, de ténacité, de caractère et d’opportunisme qui font les grands résultats.

On attendait donc Luka Doncic, ce sera Mateusz Ponitka. L’ancien arrière du Zenit Saint-Petersburg a signé un véritable chef d’œuvre mercredi soir : 26 points, 16 rebonds et 10 passes décisives pour le quatrième triple-double de l’histoire de la compétition. Il a emmené dans son sillage une Pologne qui avait déjà surpris à la Coupe du Monde 2019 en atteignant les quarts de finale. Aaron Cel, le Franco-Polonais formé au Mans et international tricolore chez les jeunes, parle "d’âge d’or" du basket polonais, un pays habituellement plus connu pour les exploits de ses volleyeurs, finaliste du Mondial il y a quelques jours. Contre la Slovénie les joueurs d’Igor Milicic ont touché au sublime pendant une mi-temps puis ont fait preuve d’une incroyable volonté pour ne pas s’effondrer lorsque leur avance de 23 points a disparu.

L’ailier Michal Sokolowski, le pivot Aleksander Balcerowski et l’Américain naturalisé AJ Slaughter, bien connu du championnat de France et qui évolue en sélection depuis 2015, complète un quatuor majeur parfaitement complété par des joueurs de rôle sobres et efficaces. Parfois sur courant alternatif (-30 contre la Finlande, -27 face à la Serbie), la Pologne a su gagner le match qu’il fallait en huitièmes contre l’Ukraine avant de signer l’exploit du tournoi face à la Slovénie. Comme les Italiens pouvaient l’être après avoir sorti la Serbie, ils se présentent donc euphoriques face à l’Equipe de France qui semble, de son côté, bénie des Dieux du basket après ses deux victoires en prolongation.

Tantôt autoritaire tantôt à côté de leur basket, les Bleus sont les spécialistes des grands écarts au cœur d’une même rencontre et n’ont toujours pas trouvé le chemin de la continuité. "On peut être tellement forts. C’est frustrant de nous voir jouer comme ça. On peut dominer tout le monde si on joue bien sur 40 minutes", souffle Evan Fournier. Une inconstance sans doute irritante pour beaucoup. Mais les faits sont têtus : la France est toujours en course pour une médaille et les favoris au titre dans l’avion dans du retour.

Après la Coupe du Monde et les Jeux Olympiques, les Bleus ont intégré le top 4 d’une compétition internationale, ce qu’aucun autre pays n’est parvenu à faire. Ils savent que l’opportunité qui se présente devant eux de rejoindre pour la troisième fois de leur histoire une finale européenne, après 2011 et 2013, est immense. "Nous sommes heureux d’être là et d’être en vie", souriait Vincent Collet. "La Pologne n’a pas volé sa place. Le match de mercredi a bien eu lieu ! Je sais qu’on connaît moins les joueurs mais pour avoir regardé les matchs de poule dans la nuit, s’ils ont moins d’armes offensives, leur défense est bien plus solide que la Slovénie. Il faudra se préparer à cette agressivité défensive."

Les miraculés de Berlin savourent leur situation et assistent avec délectation à l’exode qui frappe le Sheraton où les gigantesques salons qui servent les repas se vident jour après jour. Et peu importe l’identité des survivants. "Le fait que les autres perdent c’est de leur faute. Mais on ne regarde pas ça. On regarde les adversaires. On se fout des équipes contre qui on aurait pu jouer", souligne Timothé Luwawu-Cabarrot. Vendredi soir, c’est la Pologne qui se dresse entre les Bleus et la finale de l’EuroBasket.

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TEAM FRANCE BASKET - EUROBASKET 2022
Auteur: 
Julien Guérineau
Date d’écriture: 
Jeudi, 15. Septembre 2022
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L’EuroBasket est sens dessus dessous et l’Equipe de France affronte en demi-finale la surprenante Pologne, vendredi à 17h15 (en direct sur Canal + Sport 360 et W9).
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Bellenger/IS/FFBB
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Venez encourager les Bleus en finale de l'EuroBasket !

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Suite à la victoire des Bleus contre la Pologne en demi-finale de l'EuroBasket, notre partenaire Gate-One Voyages vous propose différentes offres supporters afin de venir encourager les hommes de Vincent Collet en finale à Berlin. Opposée à l'Allemagne ou l'Espagne (match en cours), dimanche à 20h30, l'Équipe de France masculine a l'opportunité d'être de nouveau Championne d'Europe, neuf ans après le titre obtenu en Slovénie. 

Toutes les offres sont à retrouver ICI.  

Attention :

  • Les vols et hôtels ne sont pas compris
  • Dans la limite des stocks disponibles
  • La date limite d’inscription est fixée à samedi 15h00
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TEAM FRANCE BASKET - EUROBASKET 2022
Date d’écriture: 
Mercredi, 14. Septembre 2022
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Qualifiés pour la finale de l'EuroBasket dimanche à 20h30, les Bleus ont besoin de votre soutien !
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FIBA
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Heurtel, redonne-moi ton short !

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C’est beau la confiance. Et Thomas Heurtel n’en a jamais manqué. Au journaliste de la FIBA qui lui demandait en conférence de presse si un nouveau Heurtel avait vu le jour à l’EuroBasket, le meneur de l’Equipe de France a répondu dans un sourire : "vous ne m’avez pas vu au Barça pour me poser cette question." A 33 ans, celui qui n’a toujours pas de points de chute pour la rentrée a connu les plus grands clubs européens. Vitoria, Anadolu Efes Istanbul, Barcelone, le Real Madrid. Une carrière en Euroleague qui l’a habitué aux grands moments.

Contre l’Italie, alors que le bateau bleu semblait proche du chavirage, il n’a pas hésité à prendre les choses en main, éclaboussant de son talent le quatrième quart-temps et la prolongation, dans la droite ligne d’une réputation de clutch player née en 2014, dès sa deuxième campagne avec les Bleus. La première s’était conclue sur un titre européen en 2013, dans l’ombre de Tony Parker. La star des Spurs forfait un an plus tard, Heurtel avait brillé à la Coupe du Monde, crucifiant l’Espagne en quart de finale dans un des matchs entré dans la légende du basket français et ponctué par le commentaire de David Cozette à l’antenne : "Thomas Heurtel donne-moi ton short !"

Huit ans plus tard il était cette fois question de taille de dessous pour saluer la performance de l’Héraultais. "Il porte la même taille de caleçons que moi", souriait Rudy Gobert. "Il aime ces moments-là." Même son de cloche du côté de Timothé Luwawu-Cabarrot : "Il est capable de nous sortir de situation comme celle-là. C’est un grand joueur."

Un grand joueur qui monte en puissance match après match et qui réalise sans doute sa meilleure compétition avec les Bleus (10,1 pts, 7,3 pds) dans un rôle plus déterminant que jamais. "C’est notre meneur créateur et on en a vraiment besoin dans ce registre", note Evan Fournier. Face à une équipe largement dominée dans le secteur intérieur, Thomas Heurtel a parfaitement su exploiter les hésitations italiennes, celle de Nicolo Melli en particulier, sur la défense du pickn’roll pour les punir sur ses pénétrations. "Je sais qu’il va trouver des solutions sur ces actions", souligne Rudy Gobert. "Les intérieurs étaient focalisés sur moi pour m’empêcher de prendre la position ou de rouler au panier. Il avait les opportunités de mettre les gros shoots. C’est sa force et on en aura encore besoin."

Une justesse également saluée par Vincent Collet. "Vu du banc nous étions persuadés que c’est à lui que reviendraient les derniers ballons. Il avait l’ascendant, même avant qu’Evan ne soit sur le banc. J’ai même eu peur qu’il en fasse un peu trop mais il a su alterner pour faire marquer les autres. Cette équipe a moins de créativité que ses devancières et celle de Thomas nous est précieuse."

Vainqueur d’une médaille de chaque métal à l’EuroBasket (or), Jeux Olymiques (argent) et à la Coupe du Monde (bronze), Heurtel a désormais un nouveau podium en ligne de mire. Deux matchs à jouer, quoi qu’il arrive, pour atteindre un objectif que les Bleus s’étaient fixés avant de rejoindre l’Allemagne : "Notre but était de jouer pour une médaille. Et nous y sommes."

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TEAM FRANCE BASKET - EUROBASKET 2022
Auteur: 
Julien Guérineau
Date d’écriture: 
Mercredi, 14. Septembre 2022
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14 points et 4 passes décisives dans le quatrième quart-temps et en prolongation. Thomas Heurtel a porté les Bleus vers le dernier carré.
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Bellenger/IS/FFBB
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Résumé Italie-France : croire aux miracles !

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Mardi soir, la Mercedes Benz a grondé. De plaisir, de rage, de déception. Le choc entre l’Allemagne et la Grèce a atteint des sommets au niveau basket et s’est disputé dans une ambiance de feu et une salle pleine à craquer. Un saisissant contraste avec les tribunes désespérément vides pour accueillir le remake du quart de finale des Jeux Olympiques de Tokyo entre Français et Italiens. Un côté intimiste trop proche du huis-clos nippon de 2021 pour un tel rendez-vous.

Pas de quoi refroidir Evan Fournier. Si l’arrière des Knicks n’aime rien de plus que de sentir la foule le pousser ou le conspuer, il n’a eu besoin de personne pour jaillir des starting-blocks. 9 points en trois minutes pour s’assurer que les Bleus ne tomberaient pas dans un de leur travers avec un début de match poussif. Avec Andrew Albicy et Terry Tarpey lancés en mission sur le duo Spissu-Fontecchio, les Azzurri étaient rapidement mis en difficulté, battus à leur propre jeu, celui de l’adresse extérieure. Une pluie de tirs à trois-points s’abattait sur les troupes de Gianmarco Pozzecco, désireuses de protéger leur raquette mais punies par les extérieurs tricolores auteur d’un spectaculaire 6/8 à longue distance au premier quart-temps.

Une réussite qui ne marquait aucune pause, Thomas Heurtel et Timothé Luwawu-Cabarrot sortant du banc pour poursuivre la belle série. En face, Simone Fontecchio se chargeait de maintenir l’Italie en vie. Le futur joueur du Jazz n’a pas encore la notoriété des nombreuses stars de l’EuroBasket mais il a définitivement endossé le costume de leader laissé vacant par Danilo Gallinari, gravement blessé au genou en préparation. Puissant, adroit, opportuniste, il constitue un danger permanent et c’est lui qui limitait les dégâts pour son équipe, tandis que la "faiblesse structurelle" du jeu des Bleus, selon les mots de leur entraîneur, refaisait surface au cœur du second quart-temps. Les balles perdues, au cœur du discours de Vincent Collet, qui appellent ses joueurs à ne pas tenter l’action décisive mais à privilégier la patience, ont à nouveau plombé le jeu offensif d’une Equipe de France soudain muette ou presque. Sa force reste cependant sa capacité à stopper son adversaire et l’attaque tout feu tout flamme des Italiens restait parfaitement tenu sous contrôle (38-31).

Au retour des vestiaires, les Tricolores tentaient d’imposer leur taille et leur poids près du cercle, notamment en servant le duo Gobert-Yabusele puis en lançant pour la première fois Moustapha Fall. L’entreprise rencontrait un certain succès mais l’Italie semblait enfin trouver du rythme et de la course dans le sillage de son leader Nicolo Melli. Comme elle l’avait fait face à la Serbie, elle renversait une situation bien mal engagée tandis que les Bleus encaissaient les coups sans répondre dans un triste remake du troisième quart-temps contre la Turquie. Cette fois, c’est un 3-19 en cinq minutes qui les plaçaient dans les cordes (56-64).

Privée de jeu rapide et plus dans les timings défensivement, l’Equipe de France se remettait aux éclairs de Thomas Heurtel pour ne pas sombrer. Entre tirs de loin et caviars l’ancien meneur du Real Madrid multipliait les actions décisives. Mais les Italiens vivent sur une confiance et un cœur qui les transcendent et leur permettent de jouer à un niveau largement supérieur à celui de leur valeur intrinsèque. Fontecchio signait deux tirs exceptionnels à l'approche du money-time (68-75). Après un ultime effort du duo Fournier-Gobert deux lancers-francs manqués par Fontecchio offrait à un Heurtel plein de sang-froid l'opportunité d'envoyer le match en prolongation (77-77).

Heurtel, incandescent, poursuivait son show dans la période supplémentaire, multipliant les raids dans la raquette. A l'entrée de la dernière minute Gobert signait une claquette décisive et Yabusele gobait tous les rebonds passant à sa portée pour envoyer l'Equipe de France en dem-finale.

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TEAM FRANCE BASKET - EUROBASKET 2022
Auteur: 
Julien Guérineau
Date d’écriture: 
Mercredi, 14. Septembre 2022
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Dans un EuroBasket qui a vu ses favoris tomber les uns après les autres, l'Equipe de France a sauvé sa tête à l'issue d'une nouvelle victoire en prolongation, contre l'Italie (93-85)
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Preview France-Italie : quatrième round

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D’effet de surprise, il n’y en aura pas mercredi soir. France-Italie est un classique de chez classique et les deux équipes ne se quittent plus depuis quelques mois. Aux Jeux Olympiques de Tokyo, c’est également en quart de finale qu’elles s’étaient retrouvées pour un duel qui n’avait trouvé son vainqueur que dans les dernières minutes. Il y a trois semaines, Français et Italiens ont échangé les invitations en préparation. A Bologne, une prolongation a été nécessaire pour les départager. Quatre jours plus tard, à Montpellier, les Bleus avaient en revanche survolé les débats (+32).

Mais la dynamique n’est plus la même pour une Squadra Azzurra qui a perdu sa star Danilo Gallinari quelques jours avant le premier tour disputé à domicile, à Milan, mais a réalisé l’exploit du tournoi dimanche soir en éliminant la Serbie de Nikola Jokic. Une performance exceptionnelle rendue possible par une parfaite gestion du ballon (7 balles perdues), un big-three parfait (56 points d’Achille Polonara, Nicolo Melli et Simone Fontecchio), un bombardement incessant à 6,75 m (16 tirs primés réussis), un invité surprise (le meneur gaucher Marco Spissu auteur de 22 points, 6 passes) et une donnée qui n’apparaît sur aucune feuilles de stats : un supplément d’âme.

A l’image de leur volcanique entraîneur, Gianmarco Pozzecco, dont l’exclusion a nourri l’euphorie transalpine, l’Italie est portée par une passion et une énergie sans limite qui peuvent la rendre extrêmement dangereuse. "J’ai joué contre ou avec la plupart des joueurs italiens. Quand ils se chauffent comme ça ils sont très durs à arrêter", soulignait Amath M’Baye en amont de la rencontre. Avec 33 tirs à trois-points tentés en moyenne par match, le coup de chaud mortel n’est jamais loin et éviter l’irrationnel une obligation. "Leur sublimation est un des éléments du rapport de force", insiste Vincent Collet. "C’est une équipe qui joue beaucoup sur le tir et la confiance a donc une énorme importance. Ils vont chercher à nous attirer au large pour utiliser ce qu’ils font le mieux, pénétrer et ressortir sur les shooteurs extérieurs. Ce sera un des enjeux majeurs, ne pas trop souffrir sur ces situations pour limiter ce qui est arrivé aux Serbes dimanche."

Ces derniers avaient, dans un premier temps, imposé leur puissance intérieure avant de laisser les Italiens s’installer dans un rythme qui leur a permis de renverser la vapeur. "On va jouer sur nos forces. Eux sur les leurs. Et on va voir ce que ça va donner", prévient Moustapha Fall. "Quand il y a de tels écarts de matchups, une équipe devra imposer son style."

L’un des épouvantails de l’EuroBasket est tombé dimanche et l’Equipe de France aurait tort de penser que la voie vers les médailles sera plus aisée. Mais elle doit également saisir l’opportunité d’intégrer à nouveau le dernier carré d’une compétition internationale après la Coupe du Monde et les Jeux Olympique, quatre jours après avoir frôlé la catastrophe face à la Turquie. "Le sentiment d’être miraculés a disparu. J’ai le sentiment qu’on est là où on devait être", a glissé Evan Fournier en conférence de presse.

Les Bleus n’ont plus perdu contre l’Italie depuis 14 ans. Une série de 10 victoires consécutives qu’ils voudront prolonger à la Mercedes Benz Arena.

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TEAM FRANCE BASKET - EUROBASKET 2022
Auteur: 
Julien Guérineau
Date d’écriture: 
Mardi, 13. Septembre 2022
Vignette: 
Chapeau: 
L’Equipe de France retrouve l’Italie en quart de finale de l’EuroBasket, mercredi à 17h15 (en direct sur Canal +). Une équipe qu’elle avait éliminée au même stade, dans la douleur, aux Jeux de Tokyo et battue deux fois en préparation.
crédit: 
Bellenger/IS/FFBB
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All-Access : Berlin 8e

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En rejoignant Berlin jeudi dernier au terme du premier tour de l’EuroBasket, les Bleus ont lancé un deuxième championnat. Celui des matches couperets qui ne pardonnent aucune fausse note. Et pour leur huitième de finale face à la Turquie, l’Equipe de France a frôlé la catastrophe. "Il y en a qui se sont vus dans l’avion retour", soupirait Timothé Luwawu-Cabarrot au sortir d’une rencontre épique, conclue en prolongation. Revivez la préparation de ce duel, les mots de Vincent Collet dans le vestiaire en perspective des quarts de finale et les dernières secondes d’une victoire qui restera dans les mémoires.

Découvrez le troisième épisode de la websérie All-Access : 

 

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TEAM FRANCE BASKET - EUROBASKET 2022
Auteur: 
Julien Guérineau
Date d’écriture: 
Lundi, 12. Septembre 2022
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Revivez au plus près de l’équipe la entrée victoire des Bleus en 1/8e de finale de l’EuroBasket avec la websérie All-Access.
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Une minute pour survivre : "Il y en a qui se sont vus dans l’avion retour"

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Mal en point après un troisième quart-temps où ils encaissent un terrible 19-0, les Bleus reviennent de l’enfer et, sur un panier d’Evan Fournier, reprennent la tête d’un huitième de finale qu’ils ont parfaitement contrôlé en première mi-temps. "On s’est mis dans le trou tout seul", pestait d’ailleurs Timothé Luwawu-Cabarrot face à la presse.
73-72

Sur la possession qui suit, Furkan Korkmaz obtient généreusement trois lancers-francs sur une faute de Fournier sans doute commise avant le tir. Le shooteur des Sixers enquille sans ciller les trois tirs qui lui sont offerts.
73-75

Avec l’avantage, la défense turque choisit intelligemment de faire défiler le chrono et de faire faute à deux reprises sur Evan Fournier. Vincent Collet prend alors un temps-mort avec 25,6 secondes à jouer. Mais sur le système ligne de fond qui suit, le shooteur des Knicks met le pied en touche après une passe de Thomas Heurtel. Contraint de faire faute, Amath M’Baye envoie de nouveau Korkmaz sur la ligne. Celui-ci ne tremble pas.
73-77

Thomas Heurtel, sans perdre une seconde, traverse le terrain pour un lay-up facile et Timothé Luwawu-Cabarrot commet quasi immédiatement une faute. Antisportive d’après l’arbitre ! "Les arbitres ne sont pas constants. Il n’y a aucune logique dans ce qu’ils sifflent", regrettait l’Azuréen. A +2, deux lancers-francs à suivre, 11,8 secondes au chrono et la balle en main, la situation est désespérée. "Il y en a qui se sont vus dans l’avion retour", sourit TLC. Cedi Osman, qui n’a converti que 4 lancers sur 9 depuis le début de l’EuroBasket était une bonne cible mais reste sur un 4/4 sur le match. "C’est du basket et j’espérais qu’il puisse en rater un pour intercepter et marquer à trois-points", raconte Vincent Collet . "Mais nous n’avions plus les cartes en main." L’ailier des Cavaliers, 71,8% en carrière en NBA dans l’exercice se présente sur la ligne.
75-77

Il va rater ses deux tirs mais un miracle est encore nécessaire. La Turquie remet en jeu mais la table de marque a déclenché un avertisseur sonore. Nouvelle balle sur le côté. Les Bleus sont présents en défense et Osman tente une passe périlleuse vers le centre du terrain. Luwawu-Cabarrot manque de l’intercepter et force Bugrahan Tuncer, le héros du jour, à jeter le ballon dans les airs pour éviter un retour en zone. Evan Fournier s’en saisit et provoque une faute. Il reste 6,9 secondes pour marquer. Sans temps-mort, la France s’en remet à Fournier qui décroche un floateur un peu court, transformé en claquette salvatrice par Rudy Gobert. "Il nous sort un match de patron", salue son capitaine. "Tu as l’impression d’avoir survécu à un match que tu aurais dû perdre."
77-77

Sur l’ultime possession la défense tricolore force Tuncer à un tir impossible et arrache une prolongation improbable. Scène à peine croyable, Vincent Collet serre les poings et se dirige vers Ergin Ataman pour lui serrer la main : "J’étais persuadé qu’on avait gagné… en fait j’avais cinq minutes d’avance."

Les Bleus finiront par s’imposer 87-86 au terme d’un match en forme de montagnes russes émotionnelles. "C’était un match fou", souffle Rudy Gobert. "On n’a jamais arrêté de se battre, jamais abandonné, on a continué d’y croire. Beaucoup d’équipes auraient renoncé et on a été récompensés."

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TEAM FRANCE BASKET - EUROBASKET 2022
Auteur: 
Julien Guérineau
Date d’écriture: 
Samedi, 10. Septembre 2022
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Chapeau: 
L’Equipe de France a remporté un match qu’elle pensait avoir définitivement perdu dans la dernière minute du temps réglementaire.
crédit: 
FIBA
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Gobert ce géant

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Depuis le début de l’EuroBasket, Luka Doncic, Giannis Antetokounmpo et Nikola Jokic affolent les compteurs. Des chiffres à donner le tournis pour les trois membres de la All-NBA First Team. La France, également, compte sur une star NBA. Triple meilleur défenseur de la saison et trois fois All-Star, Rudy Gobert a réalisé une sortie monumentale en huitièmes de finale pour éviter une fin de compétition prématurée à son équipe. 20 points et surtout 17 rebonds, dont une claquette dunk décisive pour envoyer le match en prolongation.

Un chiffre qui constitue un record dans l’histoire des Bleus et que le nouveau pivot des Wolves avait approché à deux reprises, lors du quart de finale victorieux face aux Etats-Unis à la Coupe du Monde 2019 et lors de la demi-finale des Jeux Olympiques contre la Slovénie. La démonstration que l’incontournable vigie de la sélection est un homme des grandes occasions. "Il y a énormément de pression sur lui", estime Timothé Luwawu-Cabarrot, lui aussi déterminant samedi midi. "Le fait qu’il fasse un match comme ça nous rend tous fiers. Tout le monde parle, tout le monde dit de la merde à propos de Rudy. Là tout le monde ferme sa gueule. Aujourd’hui il a montré que c’était Rudy Gobert et pourquoi il était ce qu’il est."

Le principal intéressé a, de son côté, commenté avec son détachement habituel sa performance : "J’ai juste fait ce que je fais depuis le début de ma carrière. Le fait qu’on attaque le panier me permettait de me mettre en bonne position pour prendre les rebonds. Comme les grands allaient aider j’ai essayé de les punir. Cela est lié à notre manière de jouer. Quand on prend les bons tirs, même quand on rate, je suis là pour prendre des rebonds. Mais perdre les ballons nous enlève ces opportunités." Malgré son match XXL, Gobert estimait d’ailleurs qu’il avait laissé échapper quelques opportunités de faire gonfler ses chiffres offensifs. "Aussi bizarre que ça puisse paraître je ne suis pas content de mon match. J’aurais pu en mettre 30. J’ai laissé trop de lancers-francs et des choses que je dois finir. Si j’avais fini certaines actions je pense qu’on pouvait éviter les prolongations."

Décrit comme un diesel par son coéquipier Evan Fournier comme par son entraîneur Vincent Collet, Gobert, désormais en double-double sur le tournoi (14,0 pts, 10,3 rbds), continue de monter en puissance. Une nécessité pour les Bleus alors que se profile à l’horizon le double MVP NBA, Nikola Jokic.

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TEAM FRANCE BASKET - EUROBASKET 2022
Auteur: 
Julien Guérineau
Date d’écriture: 
Samedi, 10. Septembre 2022
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Chapeau: 
Auteur d’une performance historique au rebond, Rudy Gobert a porté l’Equipe de France vers le top 8.
crédit: 
FIBA
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Résumé Turquie-France : miraculés

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Ergin Ataman est connu pour ses sorties chocs face à la presse. Lorsque le double vainqueur de l’Euroleague a annoncé le forfait de son meneur star Shane Larkin, le staff technique tricolore n’a pu s’empêcher de penser à un coup de bluff. Mais l’Américain n’était pas présent à Berlin, pas plus que la communauté turque de la ville. Ceux qui s’attendait à un Istanbul sur Spree en ont été pour leur argent, les quelques grappes de supporters au croissant disséminées dans une Mercedes Benz-Arena aux travées clairsemées n’étant pas de nature à faire pencher la balance en faveur de leurs protégés.

Des Turcs qui sont totalement passés à côté de leur début de match. Sans la capacité de création de Larkin la Turquie vit et meurt par sa réussite de loin. Une adresse absente, tandis que l’Equipe de France faisait parler sa taille et sa puissance en servant le duo Yabusele-Gobert. Et dès la sortie du pivot des Wolves, Moustapha Fall reprenait ce travail de démolition. Tout l’inverse d’un adversaire qui artillait à tout va sans régler la mire (1/9 à trois-points au premier quart-temps). Une tendance amplifiée par la capacité d’intimidation des pivots français, qui même sans contrer repoussent leurs vis-à-vis loin de la raquette.

Rapidement en tête (18-8), les Bleus continuaient de dérouler un basket collectif et inspiré et pousseront leur avantage à +16 sur une superbe séquence initiée par un contre de Timothé Luwawu-Cabarrot et conclu sur un dunk de Vincent Poirier (31-15). Le point culminant de la domination française mais un écart qui allait ensuite se réduire dangereusement, à mesure que les Turcs retrouvaient des couleurs au tir et que les Bleus confirmaient que leur talon d’Achille se situe bien dans le contrôle du ballon. Leurs 11 balles perdues du premier acte offraient quelques munitions à Cedi Osman, tout heureux de retrouver son équipe à portée de fusil alors qu’elle semblait complètement à la dérive (40-35, 19’).

Les mêmes maux conduiront aux mêmes effets et un hallucinant 0-19 au cœur du troisième quart-temps ramenait cette fois complètement la Turquie à hauteur puis lui permettait de repasser en tête (49-57). L’Equipe de France n’a toujours pas trouvé de réponse à ses spectaculaires temps faibles et son désert offensif long de plus de sept minutes transformait une promenade de santé en chemin de croix. L’anonyme Bugrahan Tuncer, 1,3 point de moyenne en Euroleague au bout du banc de l’Anadolu et à peine 4 points par match à l’EuroBasket, se transformait soudainement en arme fatale, enfilant les tirs longue distance comme des perles.

Au bord du gouffre les Bleus retrouvaient heureusement du rythme, du spacing et de la circulation de balle à l’approche du money-time. Luwawu-Cabarrot sonnait la révolte et en un éclair les Bleus recollaient au score. Les Turcs désormais en confiance poursuivaient malgré tout leur mortel bombardement. Sur une pénétration d'Evan Fournier à une minute du buzzer la France reprenait le contrôle (73-72) mais trois lancers-francs généreusement accordés à Furkan Korkmaz changeaient la donne. Après un temps-mort Fournier mettait un pied en touche, offrant aux troupes d'Ataman la possibilité de confirmer leur remontada sur la ligne des lancers-francs.

Une occasion qu'Osman laissait échapper et sur une claquette dunk de Rudy Gobert la France obtenait cinq minutes supplémentaires pour sauver sa tête. Un monumental Gobert poursuivait sur sa lancée, régnant dans les airs pour ouvrir la voie des quarts de finale à une Equipe de France sauvée des eaux.

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TEAM FRANCE BASKET - EUROBASKET 2022
Auteur: 
Julien Guérineau
Date d’écriture: 
Samedi, 10. Septembre 2022
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Les Bleus ont frôlé la catastrophe face à la Turquie l'emportant 87-86 en prolongation pour se qualifier pour les quarts de finale de l'EuroBasket.
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Bellenger/IS/FFBB
match_ID: 
713173
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All-Access : Cologne 2/2

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"Même quand on gagne ça ne suffit pas." Moustapha Fall avait parfaitement cerné la problématique pour l’Equipe de France. Son succès étriqué face à la Hongrie (78-74) n’avait convaincu personne. Les messages ont été passés dans les vestiaires de la Lanxess Arena et les Tricolores ont ensuite su rebondir contre la Bosnie, puis en livrant un duel épique au phénomène Luka Doncic et aux champions d’Europe slovènes. De quoi se tourner avec ambition vers le huitième de finale programmé face à la Turquie samedi. Avant ce rendez-vous décisif, installez-vous dans le sillage des Bleus, au plus près de leur quotidien à Cologne.

Découvrez le deuxième épisode à Cologne de la websérie All-Access : 

 

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TEAM FRANCE BASKET - EUROBASKET 2022
Auteur: 
Julien Guérineau
Date d’écriture: 
Vendredi, 9. Septembre 2022
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Découvrez de l’intérieur la deuxième partie de la phase de groupe des Bleus à l’EuroBasket avec la websérie All-Access.
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Preview Turquie-France : Objectif top 8

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Lors du dernier EuroBasket, la France et la Turquie avaient connu un sort similaire : une élimination dès les huitièmes de finale. Cinq ans plus tard, une des deux équipes rejoindra le top 8 à l’issue de leur face-à-face, programmé à midi à Berlin, à la Mercedes-Benz Arena.

Ergin Ataman avait placé son équipe parmi les favoris avant le coup d’envoi mais mercredi soir, après la défaite face à l’Espagne, son attention était plutôt portée sur le sort de son meneur star, l’Américain Shane Larkin. Le double vainqueur de l’Euroleague avec Anadolu Efes a bien pris l’avion depuis Tbilissi mais avec pour direction Istanbul et non Berlin. Un vol privé pour réaliser des examens complémentaires avec des médecins stambouliotes qui ont révélé la nécessité d’une opération pour résoudre des problèmes aux doigts. Une gêne qui expliquait sans doute un tournoi très loin de ses standards (9,2 pts à 33,3%).

Sans lui, la Turquie perd une pièce maîtresse, elle qui s’appuie largement sur quelques joueurs majeurs faute de rotations de qualité. Le trio NBA Cedi Osman-Furkan Korkmaz-Alperen Sengun pèse 45 points par match et Sengun a déjà enfilé, à 20 ans seulement, le costume de leader de l’équipe nationale. Un groupe qui sera sans doute soutenu par l’importante communauté turque d’Allemagne.

Les Bleus, eux, ont préparé la rencontre comme si la menace US demeurait présente. "Tant que je ne le vois pas sur le terrain…", a glissé Evan Fournier en conférence de presse. "On se méfie du sorcier turc", souriait de son côté Vincent Collet à propos d’un Ergin Ataman habitué des pirouettes devant la presse.

La ficelle paraît cependant un peu grosse et, surtout, ne change pas l’ambition des Bleus, désireux de conserver le niveau d’intensité affiché face à la Bosnie et la Slovénie. "Les enjeux sont désormais définitifs", a prévenu Vincent Collet, qui veut voir ses troupes "toujours aller plus loin au niveau de la justesse et la volonté de limiter les pertes de balles." Offensivement l’Equipe de France a franchi un cap face à Luka Doncic et espère pouvoir compter sur Guerschon Yabusele, encore ménagé à l’entraînement de vendredi, organisé loin de la salle de compétition, que les Tricolores ne découvriront que pour leur huitième de finale, programmé à midi.

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TEAM FRANCE BASKET - EUROBASKET 2022
Auteur: 
Julien Guérineau
Date d’écriture: 
Vendredi, 9. Septembre 2022
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L’Equipe de France débute les matchs à élimination directe samedi à 12h00 (en direct sur Canal + Sport 360). Un huitième de finale face à la Turquie.
crédit: 
Bellenger/IS/FFBB
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L'étoffe des héros

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Portés par des joueurs iconiques ayant évolué dans les plus grands clubs européens ou en NBA, ils sont les symboles de compétitions et de matchs de légende, d’exploits marquants et de grandes désillusions des Bleus. Mais, au-delà du cadre sportif, chaque maillot incarne et raconte une page de la grande histoire de ce sport ; il est le témoin d’une période et d’une culture particulières, d’une ambiance et d’une mode…

Grâce à de nombreuses archives inédites et un gros travail de recherche, cet ouvrage donne la parole aux témoins privilégiés du basket français qui, de Vincent Collet à Catherine Malfois, de Moustapha Sonko à Rudy Gobert, se livrent dans des interviews exclusives.

À la frontière entre le sport et la culture, L’Étoffe des héros est un livre absolument exceptionnel et unique en son genre qui vous invite dans un voyage de près de cent ans au coeur du basket tricolore.

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ÉQUIPES DE FRANCE
Date d’écriture: 
Jeudi, 8. Septembre 2022
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Plongez dans l’histoire de l’équipe de France de basket comme jamais auparavant avec le livre "L'étoffe des héros". 100 ans d'épopées de l'équipe de France de Basket à travers 30 maillots emblématiques.
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Résumé France-Slovénie : Battus par un génie

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Le choc du jour dans le groupe B a commencé par des communiqués annonçant le forfait d’un côté de Mike Tobey (cheville) et Guerschon Yabusele (cuisse). Deux absences capitales dans le jeu intérieur et qui laissait la Slovénie en manque de taille. Un déficit que n’avait guère le temps d’exploiter l’Equipe de France, privée de Rudy Gobert, sorti pour deux fautes au bout de trois minutes. Mais même sans son pivot, les Bleus livraient 5 minutes splendides avec un Evan Fournier inspiré (7 pts à 3/3) et une défense agressive emmenée par Terry Tarpey. L’Allemagne avait montré la voie quelques jours avant l’EuroBasket en punissant les Slovènes lors d’une rencontre de qualification pour la Coupe du Monde. Le modèle tout en intensité semblait parfaitement adapté pour stopper la machine de guerre offensive des champions d’Europe. 
 
La belle mécanique allait cependant rapidement se gripper. Malgré d’excellentes positions de tirs, les Tricolores vendangeaient à longue distance (2/10 au premier quart-temps) tandis que les Slovènes lâchaient les chevaux et que Luka Doncic prenait les choses en main. Dans la foulée de son chef d’œuvre de la veille au soir contre l’Allemagne (36 pts) la star des Mavericks se lançait dans une nouvelle masterclass. Celui qui dispute à Giannis Antetokounmpo et Nikola Jokic le titre de meilleur joueur du Monde a découpé la défense française avec une facilité d’autant plus écœurante que son tir extérieur, en panne depuis le début de l’EuroBasket, était cette fois au rendez-vous. Son shoot à trois-points sur un mauvais appui face à Rudy Gobert et au buzzer des 24 secondes renforçait un peu plus la sensation d’impuissance face à ce phénomène, auteur de 27 points, 4 rebonds et 4 passes décisives en première mi-temps, sans prendre une seconde de repos ! Il faudra un K.-O. involontairement infligé par Vincent Poirier sur un rebond offensif pour le forcer à sortir (40-44).
 
Le contraste était saisissant entre ce one-man show et le collectif français qui voyait huit joueurs différents alimenter la marque. L’opposition de style se poursuivait au retour des vestiaires entre un génie aussi talentueux qu’exaspérant et une Equipe de France patiente sur demi-terrain et capable de trouver en bout de chaîne un Rudy Gobert efficace. Le duel de poids lourds virait alors au sublime. Doncic finissait par ralentir la cadence mais était relayé par les frères Dragic. Vincent Collet trouvait lui, sur son banc, des options supplémentaires à l’image d’Elie Okobo, discret sur cette compétition mais inspiré mercredi et qui, sur un tir à trois-points, renvoyait les deux équipes dos à dos avant le début du dernier quart-temps (64-64).

La résistance tricolore commençait cependant par céder face au festival de Doncic qui s'approchait irrémédiablement des records de points sur un match de l'EuroBasket (46 pts, la deuxième marque de l'histoire). Il multipliait les exploits pour porter l'avance des siens à +10 à cinq minutes de la fin. Les Bleus, dans les cordes, ne renonçaient pas pour autant et s'appuyaient sur un monumental Rudy Gobert et un Thomas Heurtel tantôt distributeur tantôt passeur pour recoller. Sur un 2+1 d'Evan Fournier la France égalisait mais deux balles perdues et un tir précipité permettaient aux Slovènes d'avoir le dernier mot dans une dernière minute où les décisions arbitrales provoquaient la colère noire de Vincent Collet et de ses joueurs.

Troisième du groupe B la France affrontera la Turquie, samedi en huitièmes de finale.
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TEAM FRANCE BASKET - EUROBASKET 2022
Auteur: 
Julien Guérineau
Date d’écriture: 
Mercredi, 7. Septembre 2022
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Dans un duel longtemps indécis les Bleus ont fini par céder face à la Slovénie (82-88) et à l'exceptionnelle performance de Luka Doncic (47 points)
crédit: 
Bellenger/IS/FFBB
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700689
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Preview France-Slovénie : deuxième place en jeu

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Un an après la demi-finale légendaire des Jeux Olympiques de Tokyo, la France retrouve la Slovénie. Des champions d’Europe bien déterminés à réaliser le doublé après leur victoire en 2017. Ils demeurent les favoris, avec la Grèce et la Serbie, malgré leur faux-pas inattendu face à la Bosnie-Herzégovine dimanche soir. Logique pour un groupe quasiment inchangé depuis les JO et qui a vu sortir de sa retraite internationale Goran Dragic (MVP de l’EuroBasket 2017), hier star du pays, devenu lieutenant du phénomène Luka Doncic. Les Slovènes restent une effrayante machine offensive (94,0 points de moyenne) que personne n’est pleinement parvenu à freiner.

Les retrouvailles s’annoncent donc électriques. "Ils l’ont encore là", souriait Guerschon Yabusele en zone mixte en se tenant le cou à l’évocation du contre de Nicolas Batum sur Klemen Prepelic, qui avait offert une place en finale et une médaille à la France. "On s’attend à la guerre." Mercredi après-midi, à Cologne, les enjeux ne seront pas aussi grands mais détermineront cependant le tableau des deux équipes lors de la phase finale qui débute ce week-end. Une victoire assurerait à la Slovénie une première place synonyme de boulevard vers le dernier carré puisqu’elle les placerait à l’écart des Grecs et des Serbes.

L’Equipe de France, elle, ne peut raisonnablement viser que la deuxième place de la poule (il faudrait une défaite peu probable de l’Allemagne contre la Hongrie pour passer en tête). Les Bleus n’ont d’ailleurs pas voulu se lancer dans des calculs périlleux et ont dominé la Bosnie, bien que conscients que la quatrième place paraît paradoxalement plus intéressante qu’un autre classement. Evan Fournier a d’ailleurs balayé cette perspective tandis que Vincent Collet avait déclaré avant même la rencontre : "Il faut qu’on soit plus ambitieux que ça."

Son groupe jouera donc la Slovénie sans autre objectif que de poursuivre sa progression et d’afficher plus de constance qu’il ne l’a fait jusqu’à présent. "Contre la Bosnie, défensivement, c’était dans la lignée de la Lituanie", positive leur entraîneur. "La tache ce sont les balles perdues. Si on en enlève 5-6 on devient une autre équipe. Et c’est une responsabilité individuelle. D’autant que la Slovénie est la meilleure équipe pour profiter des erreurs." Protéger la balle est une chose, ralentir Luka Doncic en est une autre. Le joueur des Mavericks est partout (21,5 pts, 7,8 rbds, 7,3 pds) et même s’il a copieusement arrosé de loin depuis le début de l’EuroBasket (6/30 à trois-points), il a marché sur l’Allemagne mardi soir (36 pts).

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TEAM FRANCE BASKET - EUROBASKET 2022
Auteur: 
Julien Guérineau
Date d’écriture: 
Mercredi, 7. Septembre 2022
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La deuxième place de la poule est en jeu pour l’Equipe de France qui retrouve une équipe qu’elle avait éliminée en demi-finale des Jeux (17h15 en direct sur Canal + Sport 360).
crédit: 
Bellenger/IS/FFBB
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Yabusele, doublement décisif

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Dire que Guerschon Yabusele est désormais une plaque tournante de l’Equipe de France est une évidence. Pour sa première compétition internationale, l’an passé aux Jeux Olympiques, l’intérieur du Real Madrid avait ramené une médaille d’argent de son périple japonais. Depuis Tokyo, son impact statistique a doublé et il dispute aujourd’hui le statut de meilleur marqueur du groupe France à Evan Fournier sur l’EuroBasket (14,8 pts à 55,8%), affichant une régularité bienvenue au sein d’une équipe qui, elle, traverse encore des temps faibles pénalisants. "Je n’arrive pas à l’expliquer", concède-t-il. "On en est conscient et on essaye de travailler sur ça, de contrôler nos pertes de balles qui les ont laissés revenir dans le match."

Une inconstance qui a forcé Vincent Collet à relancer Yabusele lorsque le bateau tanguait, lui qui avait joué un rôle capital dans le début de rencontre en défendant sur Jusuf Nurkic. Un changement défensif, "inspiration tardive" de son entraîneur : "Halilovic est un poste 4 qui ne tire pas. Donc j’en ai parlé à Rudy Gobert et Guerschon pour voir si ça ne leur posait pas de problèmes." La stratégie a porté ses fruits, le pivot des Blazers rendant une copie à 4/13 aux tirs, dont près de la moitié pris à trois-points. "Vincent comptait sur moi pour le déranger au post-up, au niveau de la force, pour passer devant, le gêner sur ses dribbles, les main-à-main. Tous ces petits détails qui font qu’il n’était pas trop à l’aise. Je pense que dans l’intensité, l’énergie, le combat, j’ai réussi à l’impacter."

Défensivement déterminant, Yabusele a également continué à peser de l’autre côté du terrain, alternant, comme depuis le début du tournoi, tirs de loin et paniers près du cercle. Un mélange de puissance et d’adresse qui en font, à 26 ans, l’un des meilleurs joueurs d’Euroleague et qui pourrait lui rouvrir les portes d’une NBA qu’il n’a que brièvement fréquentée (74 matches avec les Celtics entre 2017 et 2019). "Il a beaucoup progressé en termes de compréhension du jeu", remarque Thomas Heurtel. "On voit qu’il est plus calme, il fait de meilleurs choix en attaque et défensivement il peut défendre sur plusieurs postes." Pour Vincent Collet également, c’est bien la maturité qui permet aujourd’hui à Yabusele de donner sa pleine mesure : "Il a d’énormes qualités et c’est la connaissance, l’expérience qui vont lui permettre de les exploiter. Il peut tout faire offensivement et sa qualité de passe nous offre également beaucoup de solutions."

A Cologne, "l’ours" noircit les feuilles de stats (5 rebonds, 2 passes, 2 interceptions, 1 contre face à la Bosnie) et goûte son nouveau statut sans tirer la couverture à lui : "Je ne me focalise pas sur les stats. Faire des stats quand tu perds ça ne sert à rien. Je suis plutôt focus sur les victoires. Mes coéquipiers arrivent à me trouver sur les actions où je suis le plus à l’aise." Avec trois victoires en poche, l’Equipe de France, également, se sent plus à l’aise avant d’affronter la Slovénie pour un remake de la demi-finale des derniers Jeux Olympiques.

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TEAM FRANCE BASKET - EUROBASKET 2022
Date d’écriture: 
Mardi, 6. Septembre 2022
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Incontournable avec le Real Madrid, Guerschon Yabusele l’est également devenu en Equipe de France, des deux côtés du terrain.
crédit: 
Bellenger/IS/FFBB
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Résumé Bosnie-France : sur courant alternatif

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Le totem des Bleus, Moustapha Fall, avait parfaitement résumé les attentes qui entourent l’équipe vice-championne olympique. Dans le groupe, comme à l’extérieur. "Même quand on gagne ça ne suffit pas. On veut voir plus loin." Joueurs, staffs comme supporters ne sauraient se contenter du contenu du match face à la Hongrie. Un autre visage était attendu contre la Bosnie.

Mais dans une ambiance paisible que sur les trois premières journées de compétition, l’équipe en forme du groupe B reprenait sur le même rythme qui lui permet de bousculer la hiérarchie attendue depuis le début de l’EuroBasket. Sa réussite (3/3 longue distance pour commencer) contrastait avec les difficultés d’Evan Fournier ou de Thomas Heurtel (0/6 pour la traction arrière au premier quart-temps). Mais l’adresse est une variable aléatoire et lorsque celle-ci a commencé à décliner (7-11), les Bleus ont pu recoller, notamment grâce à l’apport d’un banc qui avait montré quelques signes de faiblesses dimanche contre la Hongrie, lorsque Vincent Collet avait logiquement voulu ouvrir ses rotations. Moustapha Fall, Elie Okobo et Vincent Poirier se chargeaient efficacement de prendre le relais d’un Rudy Gobert omniprésent lors des premières minutes.

Le pivot des Wolves avait été déchargé de la responsabilité de défendre sur Jusuf Nurkic, Guerschon Yabusele, qui lui rend pourtant dix centimètres, lui opposant sa puissance au sol. La stratégie portait ses fruits même si les autres membres du quatuor magique bosnien (Roberson, Halilovic, Musa) continuaient l’alimenter la marque mais l’entreprise s’avérait de plus compliqué au fil des minutes. La variété des options et la profondeur de banc des Tricolores pesaient de plus en plus sur les débats. Neuf marqueurs différents, un scoring remarquablement réparti aboutissaient à un convaincant 18-5 en 7 minutes (44-34 à la pause).

Nurkic frustré et frappé de trois fautes, la Bosnie revenait sur le terrain avec son leader sur le banc. Yabusele et Gobert en profitaient pour s’imposer sous le cercle. L’écart montera à +12 mais l’incapacité des Bleus à convertir des shoots ouverts au-delà de la ligne des 6,75 m face à la zone et un festival de balles perdues gâchaient largement la belle impression laissée jusqu’alors. Une bouillie de basket sanctionnée d’un 0-13 en cinq minutes

Totalement relancés, les Bosniens pouvaient désormais croire en l’exploit, portés par un Nurkic déchaîné. Le duo Evan Fournier-Thomas Heurtel, tranchant, s'assurait cependant, sous les acclamations des supporters lituaniens soulagés, que la plaisanterie ne durerait pas plus longtemps. Le 27 août dernier, les Bleus avaient encaissé 96 points à Sarajevo. Mardi après-midi, à Cologne, ils sortaient les barbelés pour laisser le même adversaire bloqué à 68 unités. 

Surtitre: 
TEAM FRANCE BASKET - EUROBASKET 2022
Auteur: 
Julien Guérineau
Date d’écriture: 
Mardi, 6. Septembre 2022
Vignette: 
Chapeau: 
L’Equipe de France n’a pas complètement rassuré malgré sa victoire sur la Bosnie (81-68), affichant une nouvelle fois plusieurs visages au cours d’un même match. Autoritaire en fin de rencontre elle signe cependant un troisième succès consécutif.
crédit: 
Bellenger/IS/FFBB
match_ID: 
700677
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