Equipe de France masculine

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Tombés au combat

Corps: 
Un an après avoir perdu dès le match d’ouverture de l’EuroBasket, l’Equipe de France a connu le même sort à l’occasion de la Coupe du Monde. Mais si la rencontre de 2013 contre l’Allemagne avait suscité bien des inquiétudes, la prestation face à une équipe d’un tout autre standing, le Brésil, impose une toute autre lecture. "Mes sentiments sont mitigés", admettait ainsi Vincent Collet. "Je considère que tous les joueurs ont été dans l’esprit au niveau de l’investissement défensif. Mais c’est une équipe encore jeune et tout est important dans ce type de match : un ballon qui traîne, un ballon qu’on égare, peuvent faire la différence." Un ballon qui tourne autour du cercle également, comme celui sur le tir du poste de Thomas Heurtel qui aurait pu réduire l’écart à deux points à 50 secondes du buzzer. Dos au mur les Bleus ont alors joué la carte des fautes et sont finalement venus mourir à deux unités, un écart qui pourrait avoir son importance en cas d’égalité entre plusieurs équipes à l’heure des comptes.
 
Mais les calculs sont très éloignés des esprits du staff tricolore, qui voudra avant tout retenir quelques points positifs dans ce match. Le premier quart-temps aura par exemple été une belle illustration de l’efficacité à laquelle peuvent prétendre les Bleus lorsqu’ils font vivre la balle autour de leur plaque tournante, Boris Diaw. "La deuxième faute de Boris a d’ailleurs été un élément important du match", regrettait Vincent Collet. "Je ne pouvais pas faire autrement que de le protéger. Il m’a fallu le coacher alors que nous dominions. S’il avait plus joué nous aurions pu tirer un plus grand avantage de notre bon premier quart-temps." Le 18-11 des dix minutes initiales n’a pas duré et la France, plus statique, a été perturbée par l’agressivité défensive des Brésiliens. "Face à une équipe qui a des grands dessous, qui connaît ses rotations et qui est présente dans les aides, il faut les faire bouger beaucoup plus", pointait du doigt Boris Diaw. "Nous aurions pu pousser un peu plus le ballon mais cela part d’un rebond propre et ça n’a pas été le cas car ils mettent beaucoup de pression ce qui gêne les sorties", analysait Rudy Gobert, convaincant lors du premier acte.


 
Le pivot du Jazz, comme ses collègues du secteur intérieur, a en effet livré un combat courageux face à la triplette Varejao-Nene-Splitter. Au final ce trio NBA pointe à 19 points à 8/20 aux tirs même si à la longue, leur puissance s’est ressentie dans la conquête des rebonds offensifs. "Nous avons plutôt fait un bon boulot sur leurs grands puisque pas un ne met 10 points", estimait Gobert. "Mais dès que tu te relâches, tu es puni. Ils sont plus costauds et ils ont vite fait de te mettre un coup d’épaule pour te dégager." "J’avais espéré ne pas concéder plus d’une petite dizaine de rebonds offensifs. 16 c’est trop", remarquait de son côté Vincent Collet, frustré de constater que plusieurs stops défensifs accouchaient finalement de deuxièmes chances qui s’avèreront fatales. Des rebonds et la maîtrise du meneur du Barça Marcelinho Huertas, auteur de 11 points dans le dernier quart-temps.
 
Battus par un adversaire direct dans la course à la deuxième place de la poule derrière l’épouvantail espagnol, les Bleus doivent immédiatement se projeter sur leur rendez-vous avec la Serbie, très facile contre l’Egypte (85-64). "On n’a pas le temps de gamberger même si la défaite fait mal : on joue à 15h30", soulignait le sage Florent Pietrus tandis que Nicolas Batum souhaitait voir ses coéquipiers afficher un visage tout aussi combattif demain : "Ça n’affecte pas le moral mais ça énerve de perdre de deux points. Il faudra avoir la même envie et la même hargne demain tout en gommant quelques erreurs." Contre une équipe qui dominé la France l’an passé à l’Euro et il y a quelques jours en préparation, Vincent Collet attend de ses joueurs un niveau d’exigence encore plus élevé : "Nous avons été mauvais contre eux à Pau. Nous verrons si nous avons appris de cette leçon."
 
Surtitre: 
Coupe du Monde FIBA 2014
Auteur: 
Julien Guérineau (à Grenade)
Date d’écriture: 
Samedi, 30. Août 2014
Vignette: 
Chapeau: 
Face à un candidat au podium l’Equipe de France a échoué d’un souffle lors du match d’ouverture de la Coupe du Monde (63-65). Après un superbe premier quart-temps la puissance du Brésil, au rebond offensif notamment, a fini par peser sur les débats.
crédit: 
Bellenger/IS/FFBB

"Sur le papier ils nous sont supérieurs"

Corps: 
Quelle est votre réaction au forfait de Ian Mahinmi ?
 
Ce n’est jamais une bonne nouvelle car même si le joueur qu’on rappelle a fait une partie de la préparation il va falloir qu’il se remette dans le bain. Kim est arrivé hier soir et n’a pas pu s’entraîner avec nous. Donc s’il sera dans les 12 on ne compte pas trop sur lui pour le premier match. Cela modifie quelque peu la hiérarchie d’équipe. Lors de ces derniers matches, nous avons observé, regardé, hésité entre Ian et Rudy Gobert pour débuter les matches. Cette blessure va responsabiliser un peu plus Joffrey Lauvergne et Rudy. Rudy est un jeune joueur qui manque cruellement d’expérience et qui a peu joué en NBA. Nous avons le souci de le rendre efficace, rentable. On pensait que ce serait sur des périodes plutôt courtes et par la force des choses nous allons devoir les allonger. Je veux avoir une pensée pour Ian Mahinmi qui est venu quand nous étions dans la difficulté. Il est arrivé hors de forme et a beaucoup travaillé pour retrouver son niveau. Ian était effondré d’avoir à prendre cette décision.
 
Son forfait sera-t-il particulièrement pénalisant contre le Brésil, très puissant dans le secteur intérieur ?
 
Lors du dernier match contre l’Australie Ian avait donné dix bonnes minutes où il avait apporté sa puissance, son volume physique et impacté Aaron Baynes. Aujourd’hui nous allons devoir répondre au défi imposé par les Brésiliens. Le jeu intérieur est leur point fort évident. La bataille du rebond sera capitale. Leur pilonnage intérieur est facteur de fautes et avoir un pivot en moins peut être problématique sur ce type de match.
 
Le tableau de cette Coupe du Monde semble déséquilibré…
 
Sur le papier notre groupe est fort et celui avec lequel nous allons croiser l’est également. Le huitième de finale sera donc compliqué. Ensuite, par rapport aux éventuels croisements en quarts de finale, si on considère que l’Espagne a toutes les chances de finir à la première place, il vaut mieux ne pas finir troisième de la poule. Mais notre calendrier ne nous permettra pas d’être dans la position des calculateurs. En ouvrant le tournoi contre le Brésil et la Serbie, nous n’avons qu’une chose à penser : les battre pour pouvoir choisir entre la première et la deuxième place. Mais je veux surtout penser à la qualification en huitièmes. Le passé a montré que l’Equipe de France n’avait pas beaucoup de marge face à des adversaires réputés plus faibles. On connaît peu l’Egypte et l’Iran. L’autre élément à prendre en compte c’est que la Serbie me semble forte. Elle nous a dominés en préparation. Si nous n’avions pas Boris Diaw, ils jouaient sans Nenad Krstic et Milos Teodosic. C’est un des outsiders du tournoi. Quant au Brésil il a l’avantage de venir avec ses meilleurs joueurs. Nous l’avons vu jouer plus que tous nos autres adversaires. Sur le papier ils nous sont légèrement supérieurs. Mais c’est un match d’ouverture et à nous d’en profiter pour créer une petite surprise.
Surtitre: 
Coupe du Monde FIBA 2014
Auteur: 
Julien Guérineau (à Grenade)
Date d’écriture: 
Samedi, 30. Août 2014
Vignette: 
Chapeau: 
L'Equipe de France débute sa Coupe du Monde ce soir à 18h00 face au Brésil (en direct sur Canal+ Sport). Une rencontre déjà décisive dans la perspective d'obtenir le meilleur classement possible avant les huitièmes de finale.
crédit: 
Bellenger/IS/FFBB

"En 2010 j’étais spectateur"

Corps: 
Quel sentiment prédomine à quelques heures du début de la Coupe du Monde ?
 
L’impatience. Cela fait longtemps que la préparation a débuté et maintenant on veut vraiment commencer. On veut connaître une montée d’adrénaline. On veut qu’il se passe quelque chose pour briser la routine. On a la chance de faire un métier où aucun match ne se ressemble, où il y a des nouveautés souvent et en Equipe de France, tout est très cadré, minuté. Les sportifs professionnels ne sont pas spécialement fans de ça… moi le premier. Tu n’es pas chez toi et donc il faut trouver des occupations ou être blindé au niveau séries et films sur ton ordinateur.
 
Et qu’avez-vous trouvé ?
 
Nous sommes allés acheter 5 Nintendo DS dans un magasin à côté. Tout le monde se met en ligne pour jouer. J’en profite aussi pour faire des choses que je fais moins d’habitude et beaucoup parler. On passe plus de temps à table à échanger sur des sujets souvent éloignés du basket. C’est très sympa surtout que ce sont des joueurs que tu verras très peu pendant la saison. Je prends ma dose. Ce matin par exemple j’ai passé du temps à discuter avec notre intendant, Théo Souman, que j’avais connu avec les 20 ans et moins en 2009 : de sa femme, de ses enfants, sa vie à Paris. Des choses simples.
 
Le vieux cliché du groupe qui vit bien est-il une réalité ?
 
Le plus important c’est d’avoir des résultats sur le terrain. C’est ce que les gens vont retenir. Tu peux avoir une équipe qui vit très bien, si elle se rate, on va entendre que les mecs n’ont pas mouillé le maillot. Mais bien s’entendre avec des coéquipiers que tu côtoies non stop, c’est important. En club, s’il y a un problème, tu vas à l’entraînement, tu fais ton travail et tu rentres chez toi. En Equipe de France ça serait compliqué s’il n’y avait pas cette entente.
 
Il y a 4 ans vous vous apprêtiez à débuter en sélection au Mondial 2010. A quel point les choses sont-elles différentes aujourd’hui ? 
 
J’avais trop pris comme une fin en soi d’être retenu pour le Mondial. Participer à la compétition c’était un truc incroyable. J’étais émerveillé par les salles, je regardais Navarro passer : wouahh ! Pas impressionné mais content d’y être. Je me faisais tout petit. Spectateur de la chose. Aujourd’hui je me sens investi d’une mission, même si je sais qu’elle ne sera pas forcément énorme. Donc je serai prêt pour amener ma pierre à l’édifice.
 
Surtitre: 
Coupe du Monde FIBA 2014
Auteur: 
Julien Guérineau (à Grenade)
Date d’écriture: 
Samedi, 30. Août 2014
Vignette: 
Chapeau: 
Quatre ans après son dernier passage chez les Bleus, Edwin Jackson retrouve l'équipe nationale, à nouveau dans le cadre de la Coupe du Monde. Mais cette fois, le meilleur marqueur de la Pro A veut changer son approche du tournoi.
crédit: 
Bereflex/FFBB

"Je n’ai pas de raison d’être content"

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L’ennui commence en général à se faire sentir à quelques heures d’une grande compétition. Qu’en est-il ?
 
On s’est tous acheté des DS pour jouer à Mario Kart en réseau. Mais je confirme, on se fait chier…
 
Pouvez-vous comparer l’excitation avant de débuter une Coupe du Monde à celle que vous ressentiez dans les compétition de jeunes ?
 
Dans les premières compétitions tu es comme un fou. Un gamin. Tu veux avoir ton maillot ! En A tu sais à quoi t’attendre et tu es là pour gagner.
 
Avez-vous beaucoup travaillé sur le Brésil depuis quelques jours ?
 
On a effectivement bien étudié leur jeu à la vidéo. On a commencé il y a deux jours et ça sera encore le cas aujourd’hui. Après on sait bien ce qu’ils vont faire : mettre la balle à l’intérieur sur Nene et Splitter et jouer le pick n’roll dans l’axe. On se concentre surtout sur nous. Des ajustements peuvent être faits mais ça ne bouleversera pas les grandes lignes de ton jeu.
 
Comment jugez-vous vos prestations lors de la préparation (5,9 pts à 40,0% en 13 minutes) ?
 
Des hauts et des bas… Le tournoi de Strasbourg ? Je ne sais pas trop quoi en penser mais je laisse tout ça derrière moi. J’apprends tous les jours dans un groupe nouveau avec un coach qui me demande des choses différentes et avec un statut que je n’avais jamais connu en Equipe de France.
 
Est-ce comparable avec le statut d’un rookie en NBA ?
 
Non… En club tu as le temps de travailler, de faire des erreurs. En équipe nationale tu n’a pas le temps. Quand je suis drafté en 20, les Nuggets savent que je ne vais pas leur apporter 20 points par match. Le GM va rechercher le juste milieu entre gagner et faire travailler le jeune. Ici on n’est pas là pour progresser mais pour gagner. C’est une Coupe du Monde. En NBA tu as 82 matches, pas de montées, pas de descentes. Il faut que je trouve comment aider l’Equipe de France. Ce n’est pas une question d’âge, c’est une question d’état d’esprit : rester positif et dans ce que veulent le coach et les leaders.
 
21 ans et déjà retenu pour une Coupe du Monde. Cela n’a pas l’air de vous émouvoir…
 
Je n’ai pas de raison d’être content… C’est bien de faire partie du groupe France mais si on finit 8e, je serais dégoûté. Par contre le jour où on aura une médaille je te dirais que je suis le plus heureux du Monde.
 
Surtitre: 
Coupe du Monde FIBA 2014
Auteur: 
Julien Guérineau (à Grenade)
Date d’écriture: 
Vendredi, 29. Août 2014
Vignette: 
Chapeau: 
A 21 ans, Evan Fournier est le benjamin de l’Equipe de France et dispute déjà une Coupe du Monde. Mais le joueur du Magic est ambitieux et ne veut pas se satisfaire de cette première réussite.
crédit: 
Bellenger/IS/FFBB

"Pas facile à avaler"

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Lésion du bourrelet glénoïdien de l’épaule gauche. Un faux mouvement a ravivé une pathologie ancienne pour Ian Mahinmi jeudi à l’entraînement et après un échange entre les staffs médicaux de l’Equipe de France et des Indiana Pacers, le forfait s’est imposé pour le pivot des Bleus. Des examens complémentaires permettront de déterminer la durée de l’indisponibilité, même si le médecin de l’Equipe de France, Serge Petuya, a évoqué une absence potentielle de 2 à 3 mois.
 
Dans quelles circonstances vous êtes-vous blessé ?
 
Je ne peux pas encore rentrer dans les détails mais j’ai une instabilité à l’épaule qui s’est refait sentir sur les deux dernières journées d’entraînement et plus particulièrement hier. Les examens n’ont pas été bons et nous avons décidé de stopper l’aventure. La blessure m’empêche de jouer. L’épaule se déboîte, se remboîte… Les risques sont donc élevés. Pour ma santé il est mieux de m’arrêter. Ensuite ma franchise était en droit de demander des examens encore plus poussés pour déterminer comment soigner et déterminer les délais de retour.
 
S’agit-il d’une blessure ancienne ?
 
Tout à fait. La blessure a été contractée avant les playoffs. Mais ça ne m’avait pas empêché de jouer. Je n’ai pas raté un entraînement ni un match.
 
Quelle a été votre réaction à l’annonce du sérieux de la blessure et donc de votre forfait ?
 
Cela m’a touché. Comme tout le monde le sait je suis revenu au sein de l’Equipe de France par la petite porte. Je voulais aider l’équipe suite aux blessures de certains et aux absences d’autres. Ce n’est pas facile à avaler le fait de ne pas jouer la Coupe du Monde à la veille du début de la compétition. Je n’ai pas passé une très bonne nuit mais ce sont des choses qui arrivent dans la vie d’un athlète de haut niveau.
 
Que retiendrez-vous de votre retour en Equipe de France ?
 
Que du positif. La sélection m’avait manqué. Ce passage m’a redonné l’envie de goûter à ce genre d’aventure dans l’avenir. Je commençais à me sentir mieux physiquement et forcément j’ai un sentiment d’inachevé.
Surtitre: 
Coupe du Monde FIBA 2014
Auteur: 
Julien Guérineau (à Grenade)
Date d’écriture: 
Vendredi, 29. Août 2014
Vignette: 
Chapeau: 
A la veille du début de la Coupe du Monde FIBA 2014, Ian Mahinmi, est revenu en conférence de presse sur la blessure qui va le priver de la compétition.
crédit: 
Bellenger/IS/FFBB

Mahinmi forfait, Tillie rappelé

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Victime d’un faux mouvement lors de l’entraînement de jeudi matin, Ian Mahinmi a ressenti une vive douleur à l’épaule gauche, l’empêchant de poursuivre la séance.

Le joueur a passé une IRM dans l’après-midi qui a révélé une lésion incompatible avec la poursuite d’une activité sportive.

Ian Mahinmi est donc forfait pour la Coupe du Monde 2014.

Le staff de l’Equipe de France a décidé de rappeler Kim Tillie qui a participé à 4 rencontres de préparation cet été. Il arrivera à Grenade vendredi dans l’après-midi.

Surtitre: 
Coupe du Monde FIBA 2014
Date d’écriture: 
Jeudi, 28. Août 2014
Vignette: 
Chapeau: 
Touché à l'épaule gauche, Ian Mahinmi (2,11 m, 27 ans) doit renoncer à la Coupe du Monde. Kim Tillie (2,11 m, 26 ans), actuellement en préparation avec son club de Vitoria, rejoindra l'Equipe de France ce vendredi, à la veille du début de la compétition.
crédit: 
Bellenger / is / FFBB

Les Bleus sont de retour

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De nombreux journalistes avaient fait le déplacement à Pavillon Gabriel à Paris pour accueillir les récents médaillés de bronze de la Coupe du Monde. Le président de la Fédération Française de BasketBall à profiter de cette conférence de presse pour revenir sur le bel été du basket tricolore conclu par cette médaille. Ensuite, tous les joueurs ont pu répondre aux questions des journalistes présents avant de se préter à une petite séance photos. Enfin, une dizaine de joueurs ont été sur les différents plateaux tv, et Rudy Gobert a même croisé Michel Drucker avec qui il a pu échanger au coeur du célèbre studio Gabriel.

 

Surtitre: 
Coupe du Monde 2019
Auteur: 
Sylvain Bourdois Chupin
Date d’écriture: 
Lundi, 16. Septembre 2019
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Chapeau: 
Tout juste descendus de l'avion en début d'après-midi en provenance de Pékin, les joueurs de l'Equipe de France ont enchaîné avec un programme marathon : conférence de presse, séances photos, sollicitation médiatique et plateaux TV.
Social_posts: 
<blockquote class="twitter-tweet" data-lang="fr"><p lang="fr" dir="ltr">ÉVÈNEMENT RMC SPORT<br><br>Les Bleus, tout juste revenus de Chine avec une belle médaille de bronze, sont les invités exceptionnels de <a href="https://twitter.com/hashtag/Buzzer?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Buzzer</a>, ce lundi à 21h sur <a href="https://twitter.com/hashtag/RMCSport2?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#RMCSport2</a></p>&mdash; RMC Sport Basket (@RMCSportBasket) <a href="https://twitter.com/RMCSportBasket/status/1173354141244121088?ref_src=twsrc%5Etfw">15 septembre 2019</a></blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script> <blockquote class="twitter-tweet" data-lang="fr"><p lang="fr" dir="ltr">. <a href="https://twitter.com/Amath22Juice?ref_src=twsrc%5Etfw">@Amath22Juice</a> et <a href="https://twitter.com/NandoDeColo?ref_src=twsrc%5Etfw">@NandoDeColo</a> (<a href="https://twitter.com/FRABasketball?ref_src=twsrc%5Etfw">@FRABasketball</a> <a href="https://twitter.com/ffbasketball?ref_src=twsrc%5Etfw">@ffbasketball</a>) dans quelques instants sur <a href="https://twitter.com/infosportplus?ref_src=twsrc%5Etfw">@infosportplus</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/FIBAWC?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#FIBAWC</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/MerciLesBleus?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#MerciLesBleus</a> <a href="https://t.co/UnMUls7788">pic.twitter.com/UnMUls7788</a></p>&mdash; CANAL+ Basket (@CanalplusBasket) <a href="https://twitter.com/CanalplusBasket/status/1173624655862730753?ref_src=twsrc%5Etfw">16 septembre 2019</a></blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script> <blockquote class="twitter-tweet" data-lang="fr"><p lang="en" dir="ltr">The French Prince <a href="https://t.co/Kpi2iUTKFd">pic.twitter.com/Kpi2iUTKFd</a></p>&mdash; Team France Basket (@FRABasketball) <a href="https://twitter.com/FRABasketball/status/1173612908418408454?ref_src=twsrc%5Etfw">16 septembre 2019</a></blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script> <blockquote class="twitter-tweet" data-lang="fr"><p lang="fr" dir="ltr">Début de la Conférence de Presse avec la prise de parole du président de la FFBB Jean-Pierre Siutat <a href="https://t.co/q0YgW4DbKE">pic.twitter.com/q0YgW4DbKE</a></p>&mdash; Team France Basket (@FRABasketball) <a href="https://twitter.com/FRABasketball/status/1173602512886292480?ref_src=twsrc%5Etfw">16 septembre 2019</a></blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script> <blockquote class="twitter-tweet" data-lang="fr"><p lang="fr" dir="ltr">Tellement content d’être de retour a Paris</p>&mdash; Evan Fournier (@EvanFourmizz) <a href="https://twitter.com/EvanFourmizz/status/1173581766327709701?ref_src=twsrc%5Etfw">16 septembre 2019</a></blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script> <blockquote class="twitter-tweet" data-lang="fr"><p lang="fr" dir="ltr">Paris</p>&mdash; Frank Ntilikina (@FrankLikina) <a href="https://twitter.com/FrankLikina/status/1173596479132491776?ref_src=twsrc%5Etfw">16 septembre 2019</a></blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>

Le podium des promesses

Corps: 

L’Equipe de France a remporté dimanche à Pékin sa cinquième médaille internationale sur les neuf dernières années. Un résultat doublement satisfaisant. Il affirme la constance au plus haut niveau du basket français mais valide également la naissance d’un nouveau groupe. Un groupe qui a su rebondir après une déception XXL en demi-finale puis une première mi-temps cauchemardesque offensivement contre l'Australie. "Nous agresser c’est ce qu’ont fait les Australiens sauf que cette fois on a eu du répondant", a remarqué Evan Fournier pour qui le bronze ne suffit pas à effacer l’immense frustration d’une occasion perdue. "Nous avons un groupe extraordinaire. On mérite mieux que cette troisième place mais c’est toute la cruauté de ce sport… On aurait dû jouer dans quelques heures."

Ce goût amer, la France doit s’en servir pour continuer à grandir. Dès l’an prochain, à Tokyo. L’assurance de participer aux Jeux Olympiques sans avoir à en passer par un TQO est un luxe dont Vincent Collet connaît la valeur, lui qui avait vu son équipe s’épuiser à aller chercher un billet olympique à Manille, aux Philippines, avant de s’éteindre à Rio. "Ce qui s’est passé en demi-finale, on s’est fait la promesse que ça n’arrivera plus jamais", annonçait-il déjà en zone mixte en évoquant un potentiel quart de finale dans un an. Le sport de haut niveau nécessite de se projeter constamment vers demain. Ses leaders ne pensent qu’à ça et évoquent déjà avec gourmandise un nouveau podium. "Ils ont une ambition que je ne veux pas qualifier de démesurée", sourit leur coach.

Mais en attendant de partir à la conquête du pays du soleil levant, il convient de savourer la conclusion d’une Coupe du Monde folle où les favoris ont terminé loin des médailles. "Ce n’est pas la couleur que l’on voulait. Mais dans 10 ans il y aura quelque chose dans l’armoire à trophée et pas du vide", insistait Rudy Gobert tandis que Vincent Collet louait la capacité de réaction de ses troupes : "Quand on sait que les Serbes sont 5e, que les Américains sont 7e, on peut être contents. Vendredi, j’étais comme certains de mes joueurs… détruit. L’essence du sport c’est de savoir rebondir et de s’accrocher dans la difficulté."

Les Bleus l’ont fait tous ensemble dimanche. Vincent Poirier, très peu utilisé depuis deux matches, a effectué un passage déterminant (8 points, 7 rebonds). Nicolas Batum a sonné la révolte en milieu de troisième quart-temps. Andrew Albicy, présent depuis le début des fenêtres de qualification, a limité Patty Mills et sorti deux tirs à trois-points décisifs. Autant de pièces essentielles autour des leaders De Colo et Fournier (35 points). A Pékin les Bleus 2019 n'ont pas simplement conclu de la meilleure des manières une campagne. Ils ont commencé à écrire la première page de leur histoire.

Surtitre: 
Coupe du Monde 2019
Auteur: 
Par Julien Guérineau, à Pékin
Date d’écriture: 
Dimanche, 15. Septembre 2019
Vignette: 
Chapeau: 
Les Bleus sont définitivement sortis de l’ombre des glorieux anciens. Ils savourent le bronze mondial et pensent déjà aux succès de demain.
crédit: 
Bellenger / is / FFBB

Les Bleus en bronze

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Le match pour la troisième place est souvent une guerre psychologique. Le moins usé, le moins déçu, le plus concerné l’emporte. Apparue épuisée et abattue, l’Australie a, dès les premières minutes, démontré qu’elle était impatiente de mettre un terme à une triste série qui l’avait vu quitter plusieurs compétitions sur une quatrième place, les précédents olympiques de Séoul, Atlanta, Sydney et Rio restant un traumatisme pour le basket australien.

Joueurs et coaches avaient insisté sur la nécessité de placer la rencontre de dimanche sur un autre terrain que celui de la phase de poule, transformé en une orgie de points qui avait finalement été fatale aux Bleu. Ils l’ont fait mais ont trouvé sur leur passage un spécialiste du sale boulot et des coups de vice. Matthew Dellavedova est vite entré dans les têtes françaises, frustrant Evan Fournier, provoquant Rudy Gobert et s’effaçant de l’autre côté du terrain au profit de Patty Mills, pile électrique en mouvement perpétuel qui inscrivait 8 des 10 premiers points de son équipe pour mettre les Boomers sur de bons rails (4-10).

Vincent Collet concédait à la veille du match que son équipe n’était pas la plus difficile à scouter et partageait avec la presse son inquiétude de voir l’Australie s’adapter au festival de son duo d’arrières Fournier-De Colo, auteur de 57 points lundi dernier. L’annonce était prémonitoire, Baynes et Bogut plantant leur tente sous le cercle pour contester les pénétrations. Une nouvelle fois, Rudy Gobert ne servait que de courroie de transmission en tête de raquette et ne prenait son premier tir qu’à la dernière seconde de la première mi-temps. Avec un famélique 25% de réussite aux tirs, les Bleus rentraient la tête basse aux vestiaires. L’Australie avait tiré un feu d’artifice il y a six jours à Nankin, elle a sorti la boîte outils à Pékin.

15 minutes de repos qui ne changeait pas la donne. Mills bien contenu c’est Joe Ingles qui alimentait la marque, poussant l’avantage des siens jusqu’à 15 longueur (25-40). Un panier à trois-points de Fournier semblait alors débloquer la machine tricolore. Nicolas Batum se démultipliait des deux côtés du terrain pour lancer Poirier au dunk, contrer Baynes ou s’élever à 6,75 m. En sept minutes, l’Equipe de France signait un spectaculaire 25-6, renversant totalement la tendance.
La balle voyageait à nouveau, la course faisait son apparition et Nando De Colo prenait les affaires en main pour garantir un money-time étouffant. Les changements de leader se multipliaient dès lors, Andrew Albicy faisant office d’invité surprise dans l’attaque française. Ses trois tirs primés se révélaient décisifs dans les six dernières minutes. L'Australie au bout du rouleau n'avait plus l'énergie pour donner un ultime coup de rein.

Après 2014, l'Equipe de France retrouve un podium mondial. Une médaille et une qualification olympique qui lui ouvrent de douces perspectives.

Surtitre: 
Coupe du Monde 2019
Auteur: 
Par Julien Guérineau, à Pékin
Date d’écriture: 
Dimanche, 15. Septembre 2019
Vignette: 
Chapeau: 
Pour la deuxième Coupe du Monde consécutive, l’Equipe de France termine sur le podium après sa victoire 67-59 sur l’Australie pour le bronze.
crédit: 
Bellenger / is / FFBB
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L'art du rebond

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Deux déceptions différentes seront face à face dimanche à Pékin. La France n'a pas existé face à l'Argentine. L'Australie a eu le match en main contre l'Espagne, craquant en double prolongation, Patty Mills ayant même le lancer-franc de la victoire entre les mains.

Les deux équipes rêvaient d'or. L'une d'elle repartira de Pékin les mains vides. Les Australiens, qui n'ont jamais gagné la moindre médaille internationale, ont déjà connu pareille désillusion aux Jeux de Rio. Une conclusion identique serait un crève coeur pour une équipe qui est apparue marquée physiquement après 50 minutes d'un combat de tous les instants face aux Espagnols, à l'image de Matthew Dellavedova qui n'a pas terminé la rencontre, victime de crampes.

Les Bleus, de leur côté, ont tenté de panser leurs plaies, autant physiques que psychologiques. "C'était compliqué. La nuit a été courte. Des douleurs se révèlent quand l'adrénaline descend", a reconnu Evan Fournier. La victoire face aux Etats-Unis avait fait naître les espoirs les plus fous. Ne pas considérer la possibilité de conquérir une deuxième médaille mondiale consécutive comme une immense opportunité serait une erreur que le staff technique veut à tout prix éviter. "Il ne faut surtout pas laisser les jouers s'isoler", a insisté Vincent Collet. "Au contraire il faut libérer la parole. Connaître leur ressenti. Et savoir ce qu'on a envie de faire ensemble. On a parlé de pourquoi nous sommes venus ici et pourquoi il faut rebondir. Je pense que les joueurs en ont conscience."

Après sept semaines ensemble, les joueurs feront de ce dernier rendez-vous se dont ils auront envie. La tactique aura sa part, quelques jours seulement après un match de poule transformé en festival offensif (défaite 98-100), l'approche psychologique et l'intensité proposée feront sans doute la différence. Un genou qui grince, une cheville qui se bloque, un dos en compote, une fatigue générale, il faudra tout oublier pour une dernière danse. "Dans 15 ans on s'en foutra des points, des kilomètres. On se rappellera de la médaille", avance Rudy Gobert.

Le bronze donnerait une autre dimension à une campagne qui devait faire oublier le couac de l'Euro 2017. "La médaille validerait la naissance d'une équipe", estime Vincent Collet. "On a construit une nouvelle équipe qui a un avenir. C'est certain. Demain c'est le début des Jeux Olympiques pour moi."

 

Surtitre: 
Coupe du Monde 2019
Auteur: 
Par Julien Guérineau, à Pékin
Date d’écriture: 
Samedi, 14. Septembre 2019
Vignette: 
Chapeau: 
L'Equipe de France cherchera à évacuer sa frustration lors du match pour le bronze, dimanche à 10h (en direct sur Canal + Sport).

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